CHAPITRE
De la douleur au poiul de vue de rinlini.
L’homme est une production de l’être en dehors de l’infini .
Pourquoi sortir de l’infini, comment rentrer dans l’infini? c’est là toute la question de l’homme.
Il faut sortir de l’infini pour pr e n d re u ne pe r s o n n a 1 i té ; il f à u t
rentrer dans Tinfini pour prendre une place éternelle dans la félicité.
Car le bonlienr est la finalité de l’être.
x^Iais il faut rentrer dans rinfini sans s’y confondre, et il faut en avoir la nature pour en posséder le bonheur.
L’amour étant la félicité de l’infini , l’homme ne pourra partici- |)er à la félicité qu'en participant de l’amour. Puis , il faudra que F homme, cjui d’abord n’était pas, se constitue une personne pour contenir cette félicité.
ÏAi formation ontologique de l’homme demande donc premièrement la personnalité, pour qu’il soit lui-même; secondement l’aîiiour, pour qu’il ait la félicité.
DANS LE TEMPS
Afin de fonder ces deux éléments, l’essence humaine est, dés son origine, divisée en deux sexes ; l’un avec la force, pour le travail de la personnalité ; l’autre avec . l’amour, pour l’oeuvre du cœur.
Et l’homme est envoyé sur la terre. Lorscju’il aura développé en son être ce double principe d’une vie éternelle, il pourra rentrer dans l’infini sans s’y confondre.
De là, toute la destination de l’homme au sein de la création est de créer sa personnalité et de former son cœur; la première par la
f ) E I. A DOUE E U R
lutte, qui est dans le Travail; le second par ramour, qui est dans la Famille.
C’est pourquoi deux choses capitales remplissent son existence sur la terre : le travail et la famille. Travailler et aimer, on n’accomplit pas d’autres fonctions icibas. L’homme sort de chez lui pour lutter, et il rentre de la lutte pour aimer.
11 lutte, pour constituer son moi et établir sa personne en face de l’infini; il aime, pour mettre sa vie dans l’amour et ouvrir son cœur à la félicité. Douleur et amour, l’iiomme ne connaît que deux soupirs!
De là les guerres, et l’universelie misère sur ses chemins :
DANS LE TEMPS
tout ce qui peut multiplier l’effort! De là la Société, et les affections disposées le long de la vie :
tout ce qui peut assurer ramour!
Son corps lui-même ne verse sur ses traces que des larmes ou des sueurs.
Et deux lois portent le monde.
Cette liberté, tant demandée sur la terre, n’est que pour favoriser la première; et cette antique justice, plus douce encore, n’est que pour préparer la seconde.
Liberté et charité forment les deux parts de l’homme ; elles accompliront les temps.
Or, voyez que dans le fond deux joies ne sortent plus de l’âme , parce qu’elle se fait vivante sur deux points : la joie qui tient à la
personnalité et la joie qui tient au eœur, Famour-propre et l’amour.
La création ainsi posée, celui qui, appartenant à d’autres cieux, viendrait pour la première fois sur la terre, n’y verrait effectivement rpie deux faits universels se lier a l’existence de Fhomme, la famille et le travail ; deux choses remplir toute sa vie, la peine et les affections.
Aux yeux de l’observateur, ces deux uniques conditions de la vie humaine dans le temps donneront toujours l’induction du but de cette vie au-delà du temps.
DANS LE TEMPS
Dès lors, tout ce qui pourra favoriser en râme la force de la personnalité ou augmenter la vie de l’amour, la conduira directement à ses destinées absolues. Mais un fait qui en même temps favoriserait la personnalité et l’amour, serait le fait inséparable de la condition humaine, le grand auxiliaire de la création.
Or, à côté de la famille et du travail, j’ai vu le fait mystérieux de la Douleur.
ti-' y ’
ÎIto’u tij' aj) 9^x?i./î‘
‘ib ai'/ fil lalnèingofi oo alnfiniios jfcjnfatoa'iib fi'tttjbnoo fi! /HJomfi'l
m( «ieM ^esiiloadfi gaàniJ«ab aaa fi -îiJri io'ffd.gqiftai arnèni na iup Jifil .iiiufn.fi'J., i^g5.a}iiGnjioê,Mq fil.^. îifi i
jjj <j1.) , . aWinfiq-^ ni,? Sfii : .• b* fiaa^
,. '■..rroiJüaia tii ab^avùjiji.x
èJ
^iib à
^^7ÀÛ
> . - , ^ .IHfilifOil .liî
veiîX t'/.: rél^^''V*ï*e<Vr^ «^^3 vieux lKiîÇp:^t^ <vOi>^iUlOUî> .buH4aîîe‘^‘â5tn:i ir ti?tnps (lounei oaf .
du J)ut dî"