‹ De la douleur ... Précédé: Des temps presentsChapitre 8 sur 48 · XL V · texte numérisé non relu

XL V

choc le plateau qui la porte. Si l’Océan reprenait un tiers du territoire de la France, le tiers de sa population qui le couvrait, trouverait-il sa subsistance dans la pénurie des autres ?

Tel est l’évènement que le luxe a fait éclater chez nous.

Que le 18® siècle vienne maintenant au secours de la population qu’il a porté sur le gouffre !

Quand une nation s’appauvrit, regardez aux mœurs...

Si je disais tout d’abord que lê capital est tombé en France en proportion de la foi, on ne le voudrait par croire. Il faudra cependant le croire quand on voudra sortir de là. Tel vous saviez l’élat de l’ordre moral depuis un siècle, tel vous avez l’état de l’ordre économique à cette heure. Autant il vous reste de religion, autant il vous reste de pain !

Le paupérisme était dans les âmes ; il n’a fait que passer dans les choses. Vous avez cru qu’on pouvait attaquer la vie morale sans que la mort approchât ; ici vous arrêtezvous ?

Le christianisme n’a élevé le capital moderne qu’en inspirant la modération dans les jouissances. Vous rentrez dans les mœurs antiques, la population rentrera dans scs chiffres d’alors. . .

L’absence de toute sainteté a créé la cu|)idité chez les grands et la dépravation dans le peuple; le besoin de capital a créé son amplification par le crédit, le commerce et l’agiotage; et tous trois ont créé, au sein des peuples modernes, une misère comme jamais l’aiiliquité n’en a connue.

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