‹ De la droite manière de vivreChapitre 16 sur 48 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

L est donc utile, sur toutes choses, dans I la vie, de perfectionner, autant que nous le pouvons, l’entendement ou la raison, et c’est en cela seul que consiste la souveraine félicité de l’homme ou sa béatitude; car la béatitude ce n’est rien autre autre chose que la quiétude même de l’âme, laquelle naît de la connaissance intuitive de Dieu.

Or, perfectionner l’entendement, ce n’est rien autre chose, .-non plus, que comprendre Dieu, les attributs de Dieu et

1. C’est-a-dire la Nature entière, son ordre fixe et immuable, ses règles constantes et nécessaires, ses lois universelles et éternelles, et toutes les manifestations indéfinies de son infinie puissance ; Astres, Étres, Animaux, Plantes, etc., etc.

« Plus nous comprenons les choses particulières, et plus nous comprenons Dieu. »

et (SriNza, Éthique, part. V, prop. XXIV.)

les actions qui s’ensuivent de la nécessité de sa nature.

C'est pourquoi la fin dernière de l’homme qui est conduit par la raison, c'est-à-dire le souverain désir par lequel il s'étudie à modérer tous les autres, c’est celui qui le porte à se concevoir lui-même d'une manière adéquate, ainsi que toutes les choses qui peuvent tomber sous son intelligence".

1. Rien n'est donc interdit, de par les lois de Dieu ou de la Nature, aux investigations curieuses de la raison humaine. Il n'y a donc point de mystere prétendu sacré que l'intelligence de l'homme n'ait le droit de sonder; point de miracle prétendu divin que son entendement n'ait le devoir d'eclaircir; mais toutes choses, quelles qu’elles soient, tant sacrées que profanes, tombent dans le domaine de son observation; et, nous 1 répétons, c'est, à la fois, et son droit et son devoir. de s'en rendre compte par tous les moyens à sa disposition, et de tixer à leur égard, autant qu'il lui est possible, tous ses doutes et toutes ses incertitudes,

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