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voit suffisamment par la courte description qui précède que le charbon symptomatique ou bactérien n’a rien de commun avec le charbon bactéridien. Le virus de ce dernier agit toujours de la même façon et ne devient son propre vaccin qu’à la suite de l’atténuation. L’autre, au contraire,e est mortel ou vaccinal, selon la porte par laquelle il entre dans l’organisme. ,
M. Plasse a signalé en 1881 une affection qu’il nomme charbon cryptogamique et qui proviendrait de moisissure du fourrage. Il est probable que M. Plasse a eu affaire au sang de rate.
Précédemment déjà, M. Toussaint signalait en 1878, dans la maladie de la vache, un microbe aérobie différant de la bactéridie et se développant beaucoup plus vite qu’elle (1).
Ces deux dernières maladies ne présentent que fort peu d'intérêt, vu leur rareté et le manque d’observations ou d’expériences permettant de définir leur nature. Jusqu'ici on ne connait donc que deux espèces de maladies charbonneuses : le charbon bactérien où symptomatique et le charbon bactéridien, encore appelé sang de rate, fièvre charbonneuse.
(1) Sur une maladie à forme charbonneuse causée par un nouveau vibrion aérobie. Rec. de méd. vétérin., 1878.