‹ De La Dysphagie Dans Les Épanchements PleurétiquesChapitre 5 sur 13 · NS · texte numérisé non relu

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cœur. Ces accidents, déjà très marqués dans l'observation II, où la déglutition est simplement douloureuse, atteignent leur maximum dans les observations I et IT, où la dysphagie est complète et l’épanchement considérable.

Quand la dysphagie est complète, les aliments solides ou liquides, arrêtés dans leur progression, refluent vers la bouche : il y a régurgitation (obs. I). Dans aucun cas, on ne signale l’hydrophobie; nous n’aurons donc pas à étudier ce dernier symptôme indiqué par Bourceret dans la dysphagie produite par la péricardite.

Quant au siège de l’obstacle, on ne peut accorder grande confiance aux sensations perçues par les malades. Ne voit-on pas en effet des sujets atteints de rétrécissement oesophagien rapporter au pharynx la sensation d’un obstacle qui siège en réalité à la partie inférieure de l’œsophage, voire même au niveau de l’estomac ? Et ceci s'explique, soit par la production d’un spasme passager au point indiqué, soit, dans d’autres cas, par une illusion analogue à celle des malades qui rapportent à l'extrémité du gland des sensations qui ont pour siège réel la portion prostatique du canal de l’urèthre, ou même le col vésical. Quoi qu’il en soit, le point indiqué dans l’observation I est la fourchette sternale ; dans l'observation II, le trajet oesophagien tout entier est douloureux.

Marche

Un point bien plus intéressant à étudier, c’est la marche de la dysphagie. Tout d’abord, elle ne débute pas en même temps

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