‹ De la DystocieChapitre 12 sur 26 · DURE A · texte numérisé non relu

DURE A

part des observations aucun détail à leur propos : aussi ne peut-on pas affirmer qu'elles ont été nor- . males, bien qu’il puisse en être ainsi quand le kyste

est vivant : mais lorsqu'il est suppuré comme dans les - observations de Pinard et Coudert, il parait difficile qu'il n'existe pas d'infection. En général if semble toutefois qu'en raison des interventions obstétricales parfois longues et difficiles que l'on est obligé de tenter, les chances d'infections soient beaucoup plus grandes que dans les cas normaux.

Le pronostic doit donc être réservé; mais à côté de ces faits connus, 1} en est d’autres où le kyste n'apporte à l'accouchement qu’un obstacle issignifiant consistant en une longueur exagérée du travail ; nous trouvons le fait relaté dans plusieurs de nos observations. Il est probable que le kyste n'a pas encore atteint à ce moment un volume suffisant pour opposer au passage de l'enfant un obstacle insurmontable. Ces cas bénins seraient donc de nature à donner une idée générale du pronostic beaucoup plus favorable. Nous pensons en outre qu'une intervention bien comprise accompagnée d’une antiseptie rigoureuse doive abaisser considérablement la léthalité et atténuer la gravité de cette cause de dystocie.

Les kystes hydatiques n'apportent pas d’obstacle à l’évolution du fœtus qui arrive presque toujours jusqu'à terme : malgré la déviation fréquente de l'utérus, la présentation du sommet est la plus fréquente, mais l'engagement de la tête fœtale ne peut pas avoir lieu.

Pendant le travail, ils agissent sur lui comme les

Par

autres causes de dystocie. Outre les dangers produits par la lenteur du travail et la possibilité d’une rupture utérine, le fœtus court encore les risques des opérations qui sont pratiquées et qui peuvent être intempestives. D’après les résultats fournis par les observations, nous avons trouvé sur 21 cas l'enfant vivant 14 fois et mort 7 fois, ce qui nous a donné une proportion de mortalité de 33 0/0. Le pronostic est donc sérieux si l'on ne s’en rapporte qu'aux cas connus, mais comme nous le disions tout à l'heure, il faut faire des réserves puisque dans certains cas la tumeur n'est même pas soupconnée et ne porte alors aucun préjudice au fœtus.

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