VAL
La malade sort de l'hôpital le 31 août. L'utérus est petit, en anteflexion etincliné à droite, Sur la paroi postérieure du vagin se trouve un orifice circulaire à bords indurés permettant l’intro- - duction de l'index. Pas de suppuration par cette fistule. Entre la partie postérieure du col et l'orifice du kyste existe une bride verticale et dure qui semble être le reliquat de la première observation.
L'abdomen est légèrement douloureux au palper dans la région de la fosse iliaque gauche. À ce niveau on ala sensation nette de quelque chose d'épais, de parcheminé qui est vraisemblablement la partie antérieure et supérieure de la paroi du kyste accolée à la face postérieure et au bord gauche de Putérus.
OBSERVATION II (Frantas de Prague. Annales de gynécologie 1900).
Femme F...,a eu sept accouchements, tous très graves et de longue durée.”
L'obstacle consistait en une tumeur qui subit un accroissement notable à la suite d’une fausse couche de trois mois.
Cette augmentation détermine la femme à se faire opérer en mai 1890 par M. Pawlik, qui trouve un kyste hydatique suppuré du ligament large, composé de deux poches avec adhérences étendues à l’épiploon, au mésentère, à la vessie et aux anses intestinales; marsupialisation, tamponnement de la poche à la gaze iodoformée; drainage complémentaire de la poche par le vagin. On ne peut enlever les petites tumeurs qui siègent
EDS
dans le cul-de-sac latéral gauche, lopération durant depuis deux heures et ne pouvant être plus prolongée. Cicatrisation complète des plaies abdominale et vaginale. Après guérison, on sent dans le cul-de-sac de Douglas une série de petites tumeurs du volume d’un pois ou d’une noisette.
De nouveau enceinte, elle entre à la maternité de Prague le 10 juillet 1892.
A l'examen pratiqué à son entrée, à 7 heures du matin, on trouve le ventre développé comme à terme, l’utérus un peu incliné à gauche. Sommet en O I DT, mobile au dessus du détroit supérieur. Battements fœtaux réguliers. Col effacé, orifice dilaté de trois travers de doigts ; le long du détroit supérieur, des deux côtés du promontoire, mais surtout à gauche on sent une série de tumeurs sphériques, élastiques, assez dures, immobiles, du volume d’une grande noisette ou d’une noix qui obstruent le détroit supérieur.
Le soir à 8 heures, température 3902, pouls 124. Liquide amniotique a une mauvaise odeur et une couleur vert jaunâtre. Orifice dilaté de quatre travers de doigt. Tête encore au dessus du détroit supérieur. On n’entend plus les battements fœtaux. L'enfant étant mort, on ne songe pas à la ponction des petits kystes pour faciliter son expulsion. 4
À 10 heures, l'orifice est suffisamment dilaté, on fait la cranioclastie. Extraction de la tête, des épaules et du tronc extrèmement difficile. Foœtus, placenta et membranes sont d’une couleur brun-verdâtre et d'une odeur fétide, Injection de plusieurs litres de solution de lysol 1 p. 100, tampon de gaze
iodoformée dans le segment inférieur de l'utérus. Pas de
métrorrhagie.
Suites de couches normales excepté une unique élévation de
température (387) le troisième jour. La femme quitte la mater-
nité le treizième jour après l’accouchement parfaitement rétablie.
OBSERVATION III (Pinard. Annales de gynécologie, 1888).
Femme X..., blanchisseuse, âgée de 21 ans, en travail depuis deux jours, est amenée à,la Maternité le 21 mars, à 11 heures du soir. Six semaines après l'apparition des dernières règles, elle s'aperçut de la présence d’une tumeur ayant le volume d'un œuf de poule dans l’hypochondre droit. Elle éprouva quelques jours après des troubles de la miction, rétention et dysurie. Sur les conseils d’un médecin, elle prit une purge parce qu’elle était en même temps constipée.’ Cet état dura quelques jours, puis la tumeur disparut. Elle reprit ses occupations et n éprouva plus rien d’anormal jusqu’au 10 mars. A ce moment, elle perdit de l’eau et pendant 7 à 8 jours fut obligée de garnir son littellement écoulement était abondant. Elle fut prise de douleurs le 20 mars et fut examinée par une sagefemme et un médecin qui reconnurent tous deux l'existence d’une tumeur dans l’excavation, A son arrivée à la Maternité, les contractions étaient très fréquentes et un liquide incolore assez abondant s’écoulait du vagin.
L'examen pratiqué le lendemain par M. Pinard, révélait au palper un sommet en O I GT, occupant en partie la fosse iliaque gauche, en partiè l’aire du détroit supérieur, paraissant
repoussé d’arrière en avant. Le toucher révélait une tumeur
NAT hrser
s'étendant depuis le plancher pelvien jusques et au dessus du détroit supérieur. Cette tumeur immobile, partout 'régulière, donnait au doigt la sensation de rénitence; on ne percevait pas la fluctuation. Sa consistance paraissait augmenter au moment de la contraction; en outre, on constatait l'écoulement par la vulve d’un liquide épais, verdâtre et déjà fétide :
l'enfant commençait à expulser son méconium ; l'intervention était donc urgente. La ponction pratiquée aussitôt donna issue à un liquide clair légèrement visqueux qui, examiné de suite, contenait des crochets d’échinocoques. Il s’écoula un litre et demi de liquide ; au fur et à mesure que la tumeur s’affaissait, la tête s'engageait en O I G A et l’accouchement
se terminait spontanément une demi-heure après la ponc- :
tion. L'enfant était vivant bien constitué, du poids de 2 k. 800.
La délivrance fut normale. Mais la femme qui avait, lors de l'opération, une température de 360$ était malheureusement infectée et mourut le 4° jour APTE son accouchement des suites de son infection.
À l’autopsie, on trouva que le kyste ponctionné était contenu dans l'épaisseur du ligament large: de plus, l'abdomen était envahi par uné grappe de neuf kystes qui semblaient naître de la face inférieure du foie. ;