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tions favorables à Ja pullulation du ténia d'une part, des hydatides de l'autre, se trouvent réaliséés.'
En France, en Egypte, aux États-Unis, dans les Indes, on les observe assez rarement, plus fréquemment en Angleterre et en Amérique.
Is se développent plus souvent chez la femme que chez l'homme (120 femmes pour 56 hommes, statistique de Finçen). La vie sédentaire, le rôle intérieur de la femme qui ja mettent plus en rapport avec les animaux domestiques rendent compte de ces différences.
PATHOGENIE
Freund et Brose après lui ont recherché comment les hydatides pouvaient arriver Jusqu'au bassin. Lorsque la coque qui renferme l'embryon est dissoute dans l'estomac, le petit animal mis en liberté sort de l'intestin par voie sanguine ou lymphatique, se rend dans le cœur droit par la veine cave, passe dans la circulation pulmonaire, arrive enfin au cœur gauche d'où il est lancé dans la circulation générale. Aussitôt quil a ainsi gagné le tissu cellulaire sous-péritonéal du petit bassin, il augmente de volume et se creuse d'une cavité centrale qui s'agrandit au fur et à mesure qu'il grossit lui-mème ; il prend alors le nom d'hydatide et se développe lentement. Il est le siègc d’une production intense de jeunes individus représentés par une tête suivie du cou. L'hydatide complètement formée représente une sorte de sphère creuse dont la paroi est constituée par une couche cuticulaire périphérique formée d'un plus où moins grand nombre de lamelles superposées développées aux dépens de la couche interne appelée membrane germinale. À la surface
na
de cette dernière apparaissentles vésicules proligéres qui touten grandissant rapidement se creusent d’une cavité à l’intérieur de laquelle se montrent bientôt de nombreuses têtes de ténias. Bientôt elles se pincent à leur baseet finissent par n'être plus rattachées à la membrane germinale que par une sorte de pédicule. L'hydatide peut encore se multiplier par un autre procédé : dans l'épaisseur de la membrane élastique qui forme la partie périphérique de l'hydatide apparaissent des vésicules filles qui on: tous les caractères de l’hydatide mère : cuticule à l'extérieur, membrane germinale à l'intérieur, celle-ci bourgeonnant des larves ; au cours de leur développement elles rompent la membrane au sein de laquelle elles se sont formées et tombent à l'intérieur de l'hydatide qu'elles peuvent finir par remplir (vésicules endogénes) ou bien elles rompent vers l’extérieur la cuticule de l'hydatide mère et sont chassées au dehors. Quand elles ne renferment pas de têtes de ténias, elles demeurent stériles et prennent le nom d’acéphalocystes. Ainsi constituée, l'hydatide remplie d'un liquide clair comme de l'eau de roche s'entoure d'une membrane conjonctive fibroïde appelée membrane adventice; le kyste hydatique est alors complétement formé.
À côté de cette théorie soutenue par M. Potherat dans sa thèse de 1889 qui explique par le transport par voie sanguine la présence de l'hydatide dans le bassin se trouve la doctrine de l’auto-infection consacrée par Volkmann au VI* Congrès de Chirurgiens allemands. D’après cette théorie, exposée pour la première fois par
Hunter en 1793 dans les transactions de la Société pour l’avancement de la Médecine et de Ja Chirurgie, le développement des kystes hydatiques du bassin se ferait par grefte de vésicules filles issues d’un kyste de même nature situé dans un organe de Ja cavité abdo-
minale, le plus souvent le foie. Nous savons déjà que
les ‘vésicules exogènes peuvent naturellement être chassées au dehors ; la rupture ou l'ouvesture du kyste faciliteraient la sortie des vésicules endogènes. Cette
seconde théorie qui est niée par différents auteurs, en particulier par M. Potherat a soulevé récemment à la:
Société de Chirurgie, une discussion dont nous avons cru bon de rapporter les principææx passages.
Au cours de la discussion sur le traitement des kystes hydatiques du foie, M. Peyrot apportait une double observation dans laquelle la malade opérée
d'un kyste hydatique du foie rompu dans l'abdomen
avait été, quatre ans plus tard, opérée par lui de kystes
multiples du grand épiploon et du bassin. Ils'agissait ! donc d’un fait d'invasion du péritoiné abdominal par
les hydatides à la suite de la rupture d’un premier
kyste. Dans le liquide répandu se trouvaient quelques Scolex qui s'étaient ensuite fixés dans les points dé-
clives de l'abdomen: extrémité de l'épiploon, petit bassin 1à où la pesanteur les avait entrainés.
Mais, d’après M. Potherat, un kyste hydatique ne :
pouvait, ni par son liquide, ni par ses vésicules filles reproduire un kyste hydatique, celui-ci étant un stade intermédiaire dans l’évolution du ténia échinocoque.
Aussi, lorsque chez le même individu on rencontrait