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CARACTÈRES DES KYSTES

. Les kystes hydatiques sont en général arrondis, sans - bosselures ni inégalités. Ils ont l'aspect de masses légèrement transparentes et blanches qui au premier abord paraissent être des anses intestinales distendues, [ls constituent une tumeur irrégulière et mamelonnée quand ils sont multiples.

Leur surface est lisse, blanche nacrée et présente par places des brides fibreuses qui les unissent d’une façon étroite aux organes pelviens, au péritoine pariétal, à l'intestin.

Leur consistance est dure et élastique à la fois; elle rappelle beaucoup celle des tumeurs fibreuses de l'utérus.

D’après un tableau dressé par Blanchard sur la fréquence des kystes hydatiques dans les différents organes, les kystes pelviens viennent au dixième rang. Les kystes du bassin sont donc très rares. On les rencontre d'ailleurs beaucoup moins souvent que les autres tumeurs pelviennes. Ils peuvent être uniques, mais sont le plus souvent multiples et coïncident avec des kystes situés en d’autres points de l'organisme.

Le tissu cellulaire sous-péritonéal est le siège de

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prédilection des hydatides du petit bassin. On les y rencontre par ordre de fréquence : en arrière de l'utérus (très souvent), dans la cloison recto-vaginale, dans le cul-de-sac de Douglas, en avant de l'utérus au dessus de l’orifice interne, on les trouve enfin en avant etsur les côtés de l'utérus, en arrière du rectum.

Parfois très petits, du volume d'un abricot ou d’une noix, ils ne causent aucune gêne et passent inaperçus, mais ils peuvent occuper une grande partie de l'excavation pelvienne au point de faire saillie dans le grand” bassin ; ils rendent alors impossible l'introduction de plus de deux doigts dans le vagin et l'accession du co] de l'utérus. Ils ne sont pas toujours limités au bassin et remontent parfois dans la cavité abdominale ; tel le cas de Sadler qui reconnut à l’autopsie une tumeur qui occupait la région du foie et de là s'étendait derrière l'utérus jusque dans l'excavation pelvienne, On peut encore les trouver sur la paroi elle-même comme dans le cas de Pintos Pasella où les kystes occupaient les os du bassin. Les parois de l'excavation offraient l'aspect d'un sac présentant des fragments osseux et des cavités communiquant les unes avec les autres. Enfin Pauls, Doléris, Porak en ont observé dans la paroi vaginale, en arrière et en haut près du cul-de-sac postérieur.

Le siège des kystes hydatiques qui se trouvent le plus souventen arrière a doncune certaine importance pour le diagnostic, mais les exceptions enlèvent à la détermination de la situation de ces kystes une grande partie de son importance.

La localisation précise des kystes est très difficile à

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faire. Ceux-ci ont contracté avec les différents organes du petit bassin des connexions tellement étroites qu'il est souvent fort malaisé de leur assigner tel ou tel point . de départ. Freund est d'avis que tous ces kystes sont d'abord sous séreux et qu'ils ne sont jamais développés à l'intérieur même d'un organe de la cavité. Il a-raison dans la grande majorité des cas ; et souvent des kystes classés comme ayant débuté dans un viscère

sont après examen approfondi reconnus d'origine péritonéale et extra viscérale. Mais un certain nombre de faits très ‘précis nous montrent qu’il n'en est pas toujours ainsi, Esquirol à l'autopsie d'une aliénée qui s'était suicidée découvre en même temps que deux kystes hydatiques du foie un kyste de même nature dans l'ovaire gauche.

Doléris a publié une observation où le kyste était développé dans les deux trompes utérines qui malgré leur énorme volume ne s'étaient rompues nulle part et formaient l'enveloppe extérieure du kyste. Mais ces cas sont très rares et 1l faut reconnaitre que le plus souvent le tissu cellulaire sous-péritonéal est le siège de prédilection des kystes hydatiques du bassin.

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