‹ De la facilité d'opérer sous anesthésie générale par rachicocaïnisation lombo-sacrée les sujets très épuisés ou cachectiquesChapitre 19 sur 42 · OBSERVATION IX · texte numérisé non relu

OBSERVATION IX

(M. Le Filliâtre, Journal de Médecine de Paris du 4 janvier 1913.)

M. B. F.., âgé de cinquante-quatre ans, envoyé par le D' Dufour, vient à la maison de santé en janvier 1907; son père est mort de cancer de l'estomac, à soixante-sept ans, sa mère de fièvre thyphoïde,à cinquante-quatre ans et son frère de cancer du larynx, à cinquante cinq ans. Un fils bien portant. Ila contracté pendant son service militaire en Afrique les fièvres paludéennes, et de trentre-cinq à quarante-cinq ans, il a présenté des symptômes d'angine de poitrine d'ori-

gine tabagique.

Depuis deux mois, il s’est aperçu que les aliments solides

passaient difficilement et depuis six semaines il ne vivait que de purées très liquides. Au moment de notre examen, il avait maigri considérablement, et se tenait péniblement sur ses jambes. Après examen radioscopique, on constate nettement que le lait bismuthé ne passe pas dans l'estomacet s’ac-

cumule dans une dilatation de !'œsophage situé au-dessus du

rétrécissement cancéreux.

Le 30 janvier 1907, après évacuation de 1$ centimètres cubes de liquide et injection de 2 centimètres cubes de solution de cocaïne, je pratique une gastrostomie. L’anesthésie a été parfaite et le silence abdominal complet pendant l'intervention; les suites opératoires ont été excellentes etle malade quitte la maison de santé au quatorzième jour. Depuis nous

n'avons aucune nouvelle de ce malade.

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