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LO T. serotinum fleurit beaucoup plus tard que les autres espèces. Il en est de môme du T. Verdon dont les feuilles sont pétiolées, de môme que celles du T. Lingua.
Ces différentes variétés ne sont pas toujours bien nettement caractérisées, elles se fondent parfois les unes dans les autres, et tous les jours on en obtient dé nouvelles.
Le Nicotiana rustica (1), Nicotiane rustique, également originaire d’Amérique, est connu vulgairement sous le nom de tabac femelle. Aujourd’hui il est répandu dans presque tous les pays du monde, on le cultive dans le midi de la Franco et on le rencontre sauvage aux environs de Paris. C’est une plante herbacée, ressemblant en plus petit au Tabac, également velue et glutineuse. Les feuilles sont petiolées, épaisses, ovales, obtuses, presques charnues, d’un vert clair et couvertes d’un duvet fin. Les fleurs sont petites et disposées en grappes terminales réunies en panicules; le calice est court, renflé à 5 divisions obtuses; la corolle, vert jaunâtre, tubuleuse et trappue, dépasse à peine le calice ; elle est divisée en 5 lobes arrondis et peu dictincts. La capsule est arrondie. Cette plante, comme son nom l’indique, résiste facilement aux variations climatériques ; on France, elle se ressème seule et se développe bien dans une terre légère.
Le Nicctiana paniculata (*2) croît dans l’Amérique méridionale. C’est une plante herbacée, annuelle, couverte d’un fin duvet gluant; à feuilles pétiolées, cordiformes entières. Les fleurs, disposées en panicule terminale, sont d’une couleur verdâtre; la corolle est hypocratériforme, à tube en
(1) Linné, Spec,, p. 268.
(2) Linné, ibid., p. 259.
massue, glabre, beaucoup plus longue que le calice.; le limbe est découpé en 5 lobes petits et aigus.
Le Nicotiana glauca (1) vit sauvage aux environs de Buénos-Ayres. On le cultive en France comme plante d’ornement, il se développe avec une grande rapidité et forme un arbrisseau a.ssez élevé. Les feuilles sont entières ou légèrernents sinueuses, cordiformes et portées sur de longs pétioles. Les fleurs, réunies en panicule terminale, présentent un calice à 5 angles peu prononcés et à 5 dents aiguës, inégales; une corolle verdâtre à tube long, légèrement renflé à la gorge, resserré à l’orifice, à limbe très-petit.
Le Nicotiana süaveolens (2) vient de la Nouvelle-Hollande; il a été introduit en Europe, où on le cultive dans les jardins à cause de l’odeur suave que répandent ses fleurs, cette odeur rappelle celle du jasmin. C’est une plante herbacée, annuelle, qui dépasse rarement 50 à 60 centimètres; les feuilles sont ovales^ oblongues, ondulées sur leurs bords, légèrement velues, décurrentes sur leur pétiole ; les supérieures sont amplexicaules; les fleurs ont une corolle d’un blanc pur à tube long et grêle, à lobes légèrement inégaux et obtus. La floraison a lieu vers la fin de l’été et continue pendant l’automne.
Le Nicotiana quadrivalvis (3) semble rattacher les Nicotianes aux Datura; en effet, le fruit, au lieu de ne présenter que 2 loges, en offre /i, et s’ouvre en â valves.
(1) Grah., Bot. mag,, p. 2837.
(2) Lehm., Nie., p. 43.
(3) Pursli, Fl. Am. sept., l. I, p. 141.— Wiers a proposé pour celte espèce et pour le N. mnUivalvis la formation d’iin genre particulier, sous le nom de Po(!/(lic(is(Miersdans Jardine etSelby, Ann.ofnal. hist., 2®scr., t, IV, p.Sfil).