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GENRE LEHMANNIA (1).'
Ce genre, démembré des Nicolianes, ne comprend qu’une seule espèce du Pérou, le L. tomenlosa, caractérisée par son calice inégalement bi-quinquéüde et sa corolle à limbe découpé en 5 dents très-irrégulières.
GENRE PETUNIA (2).
Le genre Petornti a été créé par de Jussieu pour deux plantes de l’herbier de Commerson, recueillies à l’embouchure de la Plata (3). Il leur donna le nom de Pétunia pour rappeler leurs analogies avec le tabac appelé Pétun par les Brésiliens; mais il méconnut leurs véritables affinités et les rapprocha des Campanules et des Liserons dont elles ont en effet la corolle; mais par leurs caractères essentiels, elles ont une telle ressemblance avec les Nicotianes qu’on peut les en séparer. Les Pétunias, qui, aujourd’hui, se voient dans tous les jardins, sont des plantes herbacées de l’Amérique du Sud, à tige visqueuse, à feuilles alternes et entières, à fleurs solitaires et axillaires ; le calice est tubuleux à 10 nervures, divisé en 5 dents oblongues et spatulées; la corolle infundibuliforme se distingue de celle des Nicotianes par son limbe inégalement et à peine divisé; les étamines, au nombre de 5, alternent avec les pétales; elles sont inégales et incluses. L’ovaire est biloculaire, multiovulé, à style simple, surmonté par un stigmate capité obscurément bilobé. Le fruit est une
(1) Sprengel, Anleit. zur Kennln. d. Gew., 2* édil., 1817, p. *58.
(2) Do Jussieu, Annal, du Mus., t. XI, p. 218.
(3) Le P. Niclaginipora et le P. pnroiftora.
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capsule biloculaire contenant des graines nombreuses et petites, à embryon arqué dans Taxe de l’albumen.
GENRE NIEREMBERGIA (1).
Ce genre constitué par Ruiz et Pavon d’après une seule espèce, la repens du Chili, compte aujourd’hui environ 25 espèces de l’Amérique australe.Ce sont des plan tes herbacées ou sous-frutescentes à tige tombante ou rampante, à feuilles entières, solitaires ou géminées, à fleurs extra-axillaires ou oppositifoliés, solitaires, subsessiles; le calice, tubuleux ou campanulé, est persistant, 5-fide, à dents étroites et aiguës ; la corolle infundibuliforrae est remarquable par son tube trèsallongé dont le limbe très-ouvert est 5-lobé ; les étamines, au nombre de 5, insérées sur le tube de la corolle, de longueur inégale, sont conniventes autour du style, ou plus ou moins connées à la base ; les anthères s’ouvrent par une fente longitudinale ; l'ovaire est biloculaire, multiovulé, à stigmate réniforme ; le fruit est une capsule protégée par le calice persistant, elle s’ouvre par une déhiscence septicide bivalve et renferme plusieurs petites graines anguleuses.
Le Nierembeugia filicaulis (2), du Brésil, que l’on cultive au jardin botanique du Muséum, est une plante à feuilles alternes, petites, à inflorescences, plus souvent solitaires, oppositifoliées; le calice (fig. 14, o, b) est vert, à 5 divisions lancéolées et en préfloraison quinconciale ; la corolle présente 5 divisions alternes avec celles du calice , en préfloraison quinconciale; le tube est cylindrique, grêle et très-long, puis
(1) Ruiz el Pavon, Prodr. gcn., p, 23.
(2) Lindl., Bol. reg., t. 1649.
se dilate brusquement pour former la gorge de la corolle ; l’androcée se compose de 5 étamines inégales alternes avec les pétales, à filets courts, insérés sur la gorge de la corolle, appliqués les uns contre les autres et contre le style, portant des anthères bilociilaires eœtrorses, à déhiscence lon¬
gitudinale; l’ovaii’c est un peu allongé et présente 2 loges, l’une antérieure, l’autre postérieure; le style (c), très-long, se termine par 2 branches stigmatifères, perpendiculaires au style et formant un T appliqué sur la tête des anthères. Les ovules sont anataropes.
GENRE FABIANA (1).
Par son port, ce genre diffère beaucoup desSolanées ordinaires, il sc compose d’une dizaine d’espèces propres à l’Amé-
(1) Ruiz et Pavon, Prodr. gen., p. 23.
rique australe. Ce sont des plantes frutescentes, visqueuses ou résineuses, à feuilles éparses ou imbriquées; les fleurs, solitaires, terminales, présentent un calice tubuleux ou campanulé,'' plus ou moins pentagonal et 5-fide; la corolle, très-allongée, offre un limbe à „
peine divisée en 5 petits lobes; ^ ^
les étamines, au nombre de 5, sont inégales. Autour de( l’ovaire est un gros dise rouge; l’ovaire est disp comme celui des Solarium; la capsule, enfermée dans le calice, s’ouvre en déhiscence septicide.
Le Fabiana imbricata (1) croît au Chili dans les endroits \ pierreux et sablonneux, c’est j une plante frutescente, ressemblant par son port à certaines bruyères (fig. 15, 6); la tige, dressée, est très-rameuse, v à feuilles très-petites, ovales, ^ sessiles, épaisses et charnues, imbriquées et squamiformes ;
les fleurs (a, c), portées à l’extrémité de rameaux solitaires, se composent d’un calice très-petit, à préfloraison quinconciale et à 5 divisions rappelant la forme des feuilles. La corolle est blanche, infundibuliforme : le tube se rétrécit au
(1) Ruiz et Pavon, Fl.porav., t. Il, p. 12, pl. 122, fig. 6.
niveau de la gorge; le limbe est petit, révolulé, à 5 divisions, en préfloraison valvaire, mais les bords de chaque pétale sont enroulés en dedans. Les étamines, au nombre de 5, alternent avec les divisions du verticille précédent, elles s’insèrent vers le milieu du tube; les filets sont filiformes, inégaux, généralement on trouve 3 petites étamines et 2 grandes ; les anthères, jietites, globuleuses, introrses, s’ouvrent par des fentes longitudinales ; l'ovaire, globuleux, un peu allongé, biloculaire, est entouré à sa base par un gros disque rouge et glanduleux [d) formant deux masses qui s’élèvent de chaque côté de l’ovaire, et alternent avec les feuilles carpellaires. Le style est filiforme, s’élève jusqu’au niveau des anthères et se termine par un renflement verdâtre, bilobé, couvert de papilles stigmaliques.
Les ovules, insérés sur un gros placenta axile, sont nombreux et anatropes.