U M1I.NE EDWARDS
GENRE WITHERINGIA (1).
Le genre TVüheringia fut établi par l’Héritier pour une seule espèce, le fV. Solanacea de l’Amérique méridionale.
Quelques années après, Dunal (2) adopta cotte division et y fil rentrer le Solarium crassî'/b/iu»i do Lamarck, que dans un travail plus récent, il a replacé au milieu des Solanées proprement dites (3).
Les espèces qui, aujourd’hui, composent le genre Wilheringia sont herbacées ou frutescentes, à feuilles alternes ou géminées, pétiolées, simples, sinueuses et poilues. Les fleurs se composent d’uri calice à 4 ou 5 dents, d’une corolle campanuléc à limbe très-ouvert divisé on 4 ou 5 lobes, beaucoup plus longue que le calice et fermée à la gorge par un opercule très-court et villeux. De petits appendices arrondis sont attachés de chaque côté à la base des filets. A l’intérieur, existent des nectaires remplis de matière sucrée, limités en haut par ropcrculc de la corolle, en bas par les appendices des filets. Les étamines, au nombre de 4 ou 5, sont exsertes. IjCS anthères, conniventes, s’ouvrent par des fentes longitudinales ; l’ovaire est biloculaire à ovules nombreux et anatropes, surmonté d’un style filiforme à peine aussi long que les étamines.
Ce genre, très-rapproché des Lycopersicum, ne s’en distingue que par la forme de la corolle et l’existence des
(1) L’Héritier, Serlum anglicum, t. I, p. 3, Le nom de Wiiheringia a été donné en mémoire de W. Wilhering, botaniste anglais qui vivait vers la fin du xviii' siècle,
(2) Dunal, ]Jisl. des Solarium, 1813, p. 107.
(3) Dunal. — De Candolle, Prodromus, t. XIII, p. 77,
nectaires; la déhiscence des anthères l’éloigne des Solanum.
Les espèces de JVüheringia sont peu nombreuses, on en compte environ sept, toutes originaires des parties chaudes de l’Amérique'du Sud.
GENRE ÿASSOVU (1).
Le genre liassovia présente le môme mode de déhiscence des anthères et la même forme de fruit que les Lycopersicum et les Wüheringia, il s’en distingue par l’absence des nectaires, par le calice qui ne s’accroît pas après l’anthèse, et par ses étamines adnées à, la gorge de la corolle. Les espèces qui le composent, au nombre d’une quinzaine, croissent presque toutes au Brésil.