‹ De la fausse ankylose du genouChapitre 20 sur 29 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

l’ii colonel cspa{Tnol, don Carlos de Leon, était atteint d’une fausse ankylosé an{julaire du {jenou {rauclie à angle droit, développée à la suite d’un coup de l'eu. La balle avait séjourné plus de six mois dans le {jenou ; elle était sortie eulin entraînée par la suppuration, et la plaie s’était bientôt cicatrisée ; mais le membre avait gardé la position vicieuse dans laquelle on l’avait forcément tenu pendant tout ce temps. Se voyant obligé de marcher avec deux béquilles et de quitter le service militaire, le colonel s’informa de tous cotés pour savoir s’il pouvait espérer de guérir de son infirmité. Les chirurgiens consultés lui dirent tous qu’il fallait se résignera son sort, que son genou était ankylosé, et f|ue par consé(|uent il n’y avait rien à faire. M'"' la marquise de la Rocca, tante du ctdonel, lui conseilla cependant d’aller à Paris et de s’adresser à mon père, qui, dit-elle, lui redresserait sûrement la jambe, comme il avait redressé les pieds de son cousin, le fils du général Diégo Léon. Don Carlos suivit ce conseil; mais mou père, après un examen minutieux, n’osa pas lui promettre ([u’il le guérirait, ne pouvant alors déterminer aucun mouvement dans le genou ni dans la rotule. Il lui proposa d’essayer pendant uti mois l’extension lente et jjrogressive , afin devoir s’il y avait encore de la mobilité dans l’articulation. Le colonel y consentit, à son grand avantage; car, trois mois plus tard, il sortait de la maison la jambe aux trois quarts étendue, et pouvant marcher sans béquilles ni canne, se trouvant très-beu-

reux de son nouvel élat. Avec un mois ou deux de plus il eut été complètement guéri; mais la maladie de sa femme le rap-' pela trop tôt ; cependant il a pu reprendre du service, et, depuis plus de dix ans, il commande les carabiniers de Cuba , cbaque fois qu’il vient eu Europe, il vient voir mon père.

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