‹ De la fausse ankylose du genouChapitre 7 sur 29 · ANATOMIE DES FORMES · texte numérisé non relu

ANATOMIE DES FORMES

Le genou offre un volume relativement plus considérable dans l’enfance, et, si on le compare suivant les sexes, on voit que la saillie interne est plus considérable chez la femme que chez l’Iiomme. Comme, d’un autre côté, le genou est convexe en dedans, concave en dehors, on voit qu’il y a tendance aux deux genoux à se rapprocher. L’exagération de cette tendance nous donne une difformité à laquelle on a imposé le nom de genoux en dedans, affection que î’on rencontre surtout chez la femme.

La forme du genou varie suivant qu’il est considéré dans la position étendue ou dans la position fléchie. Dans la position étendue, il est irrégulièrement prismatique et triangulaire; son sommet mousse correspond à la rotule, sa base à l’espace poplité. Audessus et au-dessous de la saillie triangulaire offerte par la rotule, on trouve des dépressions qui ne sont bien apparentes que lorsque le muscle triceps est dans un état de relâchement complet. Chez les individus doués d’embonpoint, à la place fie deux fossettes sous-rotullennes, qui se rencontrent de chaque côté du tendon rotulien, on trouve deux saillies remplies d’une graisse molle qui peut, en certains cas, en imposer au chirurgien et faire croire à de la fluctuation.

Du côté externe, dans l’extension, l’on voit, se dirijjeant de haut en bas et d’arrière en avant, une corde qui est une dépendance du fascia lata. Kn avant de cette corde, on trouve la saillie du condyle externe du tibia, et, entre les deux, celle de la tête du péroné.

Au côté interne, on trouve une autre corde formée par les tendons réunis de la patte d’oie, en avant de laquelle est le condyle interne du fémur.

En arrière, nous l’avons dit, se trouve la région poplitée.

Dans la position llécliie, l’aspect du genou change considérablement, la rotule, soulevée par les condyles fémoraux, devient très-saillante jusqu’au moment où la flexion se trouve exagérée. Alors, en effet, la rotule, s’enfonçant dans la gorgedes condyles fémoraux, se déprime et laisse libre la trochlée articulaire que l’on reconnaît sans peine à travers la peau. La partie proéminaute du genou est formée par les condyles fémoraux « que l’on a comparés, dit M. Pétrequin, «aux extrémités digitales des métacarpiens dans la «flexion exagérée des doigts (page C75 , loc. cil.) »

Dans la flexion, le creux poplité se prononce davantage, il devient de plus en plus profond et accentué, limité en dedans et en dehors par deux cordes tendues qui sont formées par les ligaments latéraux doublés et renforcés j)ar les tendons des muscles correspondants*

CIIAPITKE V

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