CHAPITRE X
RHIZOCARPEES.
Les phénomènes tle la reproduction sexuelle chez les Rhizocarpées se rapprochent assez de ceux que nous avons décrits chez les Lycopodiacées, au moins en ce cpii concerne le développement, pour que nous ne croyions pas devoir nous y arrêter longuement.
Dans les Pilnlaria, qui ont été le plus étudiés, et sur la propagation desquels M. Naegeli, en 18^7, a publié un article assez étendu , les organes mâles et femelles se développent dans une même capsule, et depuis longtemps B. de Jussieu (1739) avait indiqué ces parties qu'il regardait comme des anthères et des pistils. Dans les plus petits de ces organes, microspores, se forment des anthérozoïdes résultant de cellules mères produites elles-mêmes par la division quaternée de cellules préexistantes. Dans les organes femelles, où le développement est identiquement le même, une seule de ces dernières cellules se dévelo[)pe et donne par division quatre corps, ïnncrospores; chacun d'eux, comme l'a montré M. Hofmeistcr, est susceptible par la germination de donner des archégones que les anthérozoïdes
viennent féconder. La déhiscence de la microspore qni représente l'anthéridie paraîtrait s'opérer par la production d'une espèce de boyau formé par la membrane interne, ce qui rappelle la déhiscence des grains de pollen des Phanérogames. Cependant jamais ce boyau ne paraît, d'après M. Naegeli, pénétrer directement dans l'archégone où l'anthérozoïde se rend au moyen de cils vibratiles.
Les corps reproducteurs des A^olla ont aussi été observés par M. Mettenius (1847), mais ces études demanderaient à être reprises; la description des différentes parties de ce que l'auteur appelle ovule indiquerait une complication beaucoup plus grande que celle qu'on observe dans les genres voisins.