‹ De la fcondation dans les cryptogamesChapitre 5 sur 19 · GI · texte numérisé non relu

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cluctciirs, tandis que M. Berkeley eu décrit cinq. Quels sont de tous ces organes ceux qu'on peut regarder comme pouvant être ra|)|)ortés à la génération sexuelle? Cette question, dans l'état actuel de la science, est complètement insoluble. On peut dire que les appareils à spores endothèques, lorsqu'ils existent, sont de tous les organes ceux qui rappellent le plus les organes femelles, mais ce n'est qu'une simple analogie. Quant aux organes mâles , ils paraissent complètement inconnus. M. Thuret, dans ses recherches sur les anthéridies (18.51), dit avoir examiné avec M. Léveillé sur le mycélium des Erysiplie « de petites vésicules pédiccllées, aux- « quelles le rôle d'organe fécondant semble assez bien «convenir, » mais cette idée ne paraît pas depuis cette époque avoir été reprise par personne. Dans les champignons Oasidiosporés , on trouve entre les organes qui leur ont valu cette dénomination des cellules fort développées et très-différentes par leur forme de celles qui les avoisinent; on a également voulu y voir des organes mâles ^Corda) ; ce sont les cysiides; mais on doit les regarder comme des cellules végétatives hypertrophiées et n'ayant aucun rapport direct avec la génération : c'est l'opinion que semble admettre M. Léveillé et que partage M. de Seynes.

Avant de terminer, indiquons un fait avancé par M. A. de Bary, relatif à la germination des spores de quchjues Champignons (r?/.v/n/;w.<? cnndidus , C. cuOicus, Pcronospora dcvaslairix), lcs<piels ne

doniicraiciit pas directement naissance aux filaments du mycélium, mais se segmenteraient en fournissant de véritables zoospores à cils vibratiles et comparables à ceux des Algues, lesquels zoospores reproduiraient le végétal primitif. Or M. Tulasne, dans des espèces voisines, ayant décrit la germination directe des spores, on serait tenté de se demander s'il y a là quelque différence tenant à ce que de ces corps reproducteurs les uns dérivent du végétal par bourgeonnement, tandis que les autres seraient le résultat du concours des sexes. Ce ne sont là que de simples hypothèses basées sur l'analogie que présentent ces phénomènes avec ceux qu'on remarque chez certaines Algues, et en particulier sur le Saprolcgnia ferax , qui d'ailleurs présente tant de points de ressemblance avec les véritables champignons.

Toutes ces questions ne pourront sans doute s'élucider que quand, par l'étude des germinations, comme celles tentées par M. de Seynes, on sera arrivé à connaître d'une manière certaine le développement de ces végétaux : ce que nous allons voir dans les familles suivantes nous montrera assez quelle peut être l'importance de cette méthode.

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