n est cit^ Varron. Sa dé
théologie, a 37.
Veixrius-Paterc
sions remarquai
XÉHOPHOK. Opinion de l'auteur XRRxis. Son ïnvz sur cet historien, 53. ses malheureux
ZosiME suppose que Constantin eut des motifs secrets pour détruire le paganisme. Doutes sur sa sincérité ,293. N*est pas exempt de Tesprit de parti.
309, 3 10. Apo histoire, 3 10.
Théodose, Ufid des moines, 3i
FTir UB LA TABLB DBS JlfATIÀRES DU PREMIER
PUBLIQUE. CH. VIL i6i
ralités, certaines marques par lesquelles le sort des peuples se manifeste d'une façon abstraite. De même que le cri est le signe de la douleur , de même les plaintes, les débats , les querelles, sont la preuve d'un mécontentement, d'un malaise général dans une nation : et sans parler des guerres civiles , des famines , des contagions , etc. la férocité n'est -elle pas un symptôme qui décèle toujours une souffrance habituelle? Rien n'empêche donc que nous ne jugions les anciens comme nous nous jugeons les uns les autres, et que nous n'appliquions à ces grands objets les principes les plus connus de la morale et de la politique. Mais parmi tant de révolutions , tant de changemens arrivés dans le gouvernement des Romains, comment porter sur eux un jugement éclairé, si nous ne divisons pas leur histoire en plusieurs époques ?
Depuis la fondation de Rome jusqu'à l'expulsion des rois , il s'est écoulé à peu près deux cent quai^nteans; de l'expulsjon des rois jusqu'à l'entière conquête de l'Italie, le même espace de temps; de lîi première guerre Punique jusqu'à la ruine de Garage, environ cent vingt-neuf ans , et de cet événement à la subversion de la république , cinquante 0^ soixante ans au plus. Ces quatre époques peuvent ï^ous servir comme de quatre points de vue différens ^us lesquels nous envisagerons le peuple romain. Tout ce que nous demandons, c'est que le lecteur ^ouve bon que nous ne les appelions pas les quatre
TOMir r. Il
i&a DE LA FÉLICITÉ
âges de la république. Il nous dispensera sans doute d'en distinguer l'enfance , l'adolescence , la virilité et la vieillesse. Tout ce fatras de plate rhétorique et de mauvaise politique ne serait bon tout au plus qu'à nous montrer l'abus qu'on fait des mots, et l'influence que le langage peut avoir sur les opinions. En effet, après que les hommes ont eu la faiblesse d'accorder de l'estime à ces jeux frivoles d'un esprit plus subtil que pénétrant, ils se sont accoutumés peu à peu à leur attacher quelque sens ; et ils n'ont plus considéré les républiques, les gouvei*nemens même , que comme des êtres physiques dont il fallait examiner les maladies, les habitudes , le régime, etc. C'est que rien ne coûte plus à l'esprit que l'abstraction, c'est que cette abstraction a besoin eHe-méme de s'étayer des choses sensibles : de là vient que le raisonnement est toujours prêt à dériver vers le style figuré , style vicieux et incoiTect , dont l'allégorie est le dernier abus. Aussi voyons-nous que plus un peuple est brut et ignorant, plus son langage abonde «n métaphores et en comparaisons («). Ce sont autant de tours d'adresse de l'esprit pour éluder l'exacte définition qui est souvent un effort au-dessus de ses forces. S'agit - il de développer les principes d'une république, on la compare à un être vivant; veut-on définir ce que c'est qu'un homme juste, on le compare à une république : ainsi nous tournons sans cesse dans un cercle vicieux , où cha-
(a) Un peu galimatias.
PUBLIQUE. CH. VII. i63
que chose est semblable à une autre , et où nulle chose n'est définie. *
Mais ce n'est pas assez de condamner et d'éviter ces abus introduits avant nous; peut-être avons-nous besoin de nous ouvrir des routes nouvelles; et puisqu'il nous faut chercher quelques moyens pour connaître lesprit des différentes constitutions politiques, nous ne ferîpns peut-être pas mal d'examiner si, au lieu de donner toute son attention à des lois, à des institutions qui sont souvent l'effet du hasard , il ne vaudrait pas mieux s'occuper particulièrement des
' Platon ne parait avoir eu d'antre objet en écrivant son iiTre de la République, que d'enseigner en quoi consiste la justice. II compare l'homme à une république où la raison nt le mosarque , et où les passions forment le bas peuple. C'est à cette idée subtile que nous devons tous ces rêves ùigénieux que quelques auteurs modernes ressuscitent encore de temps en temps , à la honte de la philosophie. Au ïeslc, Platon n'était pas toujours si allégorique, et il n'a pu dédaigné quelquefois de descendre aux définitions ntctes. Diogène-Laérce rapporte qu'il faisait consister la Wté du gouvernement en trois choses : i^. En ce que les lois fussent bonnes. 2°. £n ce que le peuple fut soumis. ^^ En ce que les coutumes et les maximes pussent suppléer ^u défaut des lois. Il voulait pareillement que , pour con- ^tre les vices du gouvernement , on examinât trois choses *n particulier : i**. Si les lois ne sont utiles ni aux régnicoles, ïïi aux étrangers, a**. Si on les transgresse impunément. *"' S'il n'y a point de lois , et si la tyrannie règne seule ^^ns l'état. Ceci est bien moins spirituel , et s'entend aussi i>€aucoup mieux.