CHAPITRE VIII
Dt riidiicncc àei Romaiiu xir le bonheur des autres peuples ■klaltrre, et de l'élit du tnoode lors de la subversion de la
ripoljUqite.
A mesure que nous avançons dans nos observations sur l'hisloire du genre- liumain, nous nous sentons de plus en plus pénétrés d'élonnement; non <jat nous admirions , comme tant d'autres, la suc{ sion des événemens et la variété des scènes qui occupé la surface de notre glube , mais plutôt pa ijuen travaillant à cet ouvrajr , il nous a été ir siblede sacrifiera l'étude des laits, les sublimes tnnplations de Tantique nature, sans être surpr même humiliés de la difierenre qui règi ITiisloire du monde et celle des humains. D' nous voyons les eaux disposer la teiic q •levons cultiver; soit que leur letUe reirai lesdifférens Hts dont elle est composée it cours plus rapide dessine le.s vallon: li •^gnes. Des peuplades nombreuses dV at ''ques semblent ne s'être pressées lei e: '"très, n'avoir vécu et péri par muncc. , t les matériaux qui servent es; tandis que des feux d( ES de la terre , vont porter ^^ rochers les métaux nécessaires
duisent au milieu des t ses digues et forme Yi que d'autres inondât^ deux parties et lui arrat très marins trouvent l tagnes. L'énormité des restres prouve rancienr.
une lente dégradation da même temps la végétatio ' recevoir de l'homme une Tels sont les magnifiqu l'histoire du monde. Que des humains? Des faits très recens. Trente siècl maine de l'histoire : un ] trois ou quatre peuples fs sont, pour ainsi dire, L du monde politique. Pa courte généalogie, et coi intéresse le sort des homi
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tendu prouver un savant et ingénieux auteur (&) , ou que ce gouvernement , patriarchal dans son origine , soit plus naturel aux peuples indigènes ; c'est ce que nous ne prétendons pas examiner ; mais ce qui paraît très certain, c'est que le pouvoir d'un seul a existé en Asie de temps immémorial; au lieu que les premiers exemples d'un gouvernement républicain se trouvent parmi les colonies nouvellement fondées. Nous voyons donc d'abord les grandes monarchies figurer sur la scène du monde, qui était réduite pour lors à l'Asie et à l'Égyte («). Plusieurs colonies s'établissent ensuite dans l'Asie-Mineure et dans la Grèce ; et ces colonies en ayant envoyé d'autres à leur tour , le gouvernement républicain , plus convenable à des gens qui sont tous égaux , se propage aisément dans ces nouveaux établissemcns. Il y porte la prospérité qu'il a coutume de conduire sur ses pas. Bientôt cette moderne partie du genre humain, différente par ses mœurs et par ses principes, se trouve aux prises avec l'ancienne, et ne ^rde pas à en triompher. Mais un jeune ambitieux, ^éjà corrompu par sa fortune, préfère les mœurs ^^s vaincus à celles des vainqueurs. Ne pouvant * élever au rang des dieux, il ravale ses sujets au- ^^ssous de la condition humaine , et dégrade ainsi ^^s exploits, en faisant voir qu'il n'a voulu corn- ^^ttre que les despotes, et non le despotisme. L'hu-
«jaudespoti, «e i Asie sur /»»
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lieu de Innheur. Dans cette position les republiques trcHivaient dans leur liberté des dédommagemens pour leurs perpétuelles dissensions, et les sujets du ^aniroi se consolaient de l'esclavage par l'habitude d'Eue longue tranquillité. Alexandre, en dix ans de temps, changea le sort de tous ces peuples. Il mounil dans les bras de la victoire ; mais à peine eut^il les jeux fermés , que ses généraux se firent entre «M les guerres les plus sanglantes. Les Macédoniens , n'ayant plus rien à détruire, s'entre - déchirèrent mutuellement , semblables à ces rats , fléaux di nord, qui, couvrant des contrées entières, clie^ minent toujours en ravageant la terre, jusqu'à a que, ne trouvant plus de subsistance, ils sVnti dïvorent les uns les autres. L'univers fui veng mais il paya cher cette vengeance. Tout fut boni versé sur la surface du globe; les répuLliqi gardèrent plus qu'une vaine app^ircnce de li •jui leur laissa les vices de leur gouvernemoii leuren conserver les avant^iges: l'inquiétude la place de la force, les factions se mui èi devinrent irréconciliables. Mais ce n'él di sut le choix des tyrans qu'elles dispul l. donne ra-t-on la prélérence des Si'icucii d gifles, ou des rois di' Macédoine ? A qu cf i couronnes, et quelles statu ? Tel est le sujet de toutes les i
^e d'ériger des statues par flaitc '^ nsuite pour leur en substituer d
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''cspote voisin soit ,
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^un autre côté, si «" peuple de vivre so
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provinces tic l'empire ottoman , telles que la itie, la Transylvanie, la Bosnie, etc. jouissent encore d'une sorte de liberté.
Qu'on se figure donc le sort de ces vastes contrées de l'Asie lorsqu'elles se virent la proie du premier soldat parvenu qui voulut les envahir. Je ne parle pu seulement des Ptolémée, desCassandro, des Anlipne, des Eumènc , qui brillaient encore de l'éclat filll avaient eniprimté d'Alexandre ; mais de tous cet petits usurpateurs qui leur ont succédé, des roij de Bitliynie, de Pergame, de Cappadoce, PoDt, etc. etc. Quel autre motif que la crainte pi Tait attacher les peuples à de pareils gouvernemei Hquel autre motif que l'avarice pouvait attach prince à la nation?
Ce fîit dans de pareilles circonstances que Ri souveraine en Italie et victorieuse en Afriqu itt regards ambitieux sur le reste du luondi Uc que le sang de deux millions d'hommes '
' J'»i pris la peine de faire le relevù du nombre tue les hîitori«ns nous (lisent avoir p<^ri d le< Niabati livrés par les Romains depuis V e
'ondiiion de Rome jusqn'en l'anm-e 577 st IMTgnte -quatre ans. J'en ai trouvé gSr),! R
une grande partie des combali que les hî en
ponte sans spécifier quelle aëté la perle 1 * WMe qu'on peu! ajouter à ce nombre 1 *««, ce qui faii o peu près j, 400,0011 I 'joum plusieurs (lotlci submergées , et "^tdie ou de misérct vont auieï plui
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dit : W
a Sans doute, pi tt que Romulus font a que après l'expuls a cêtres vous eurent <K homme divin vous > « en assuraient à jams « auraient été remplii a plus heureux des nu « sang n'avez-vous pas ce inestimable ? combic (( battu pour le défend a vous ne pourriez le « qu^en en privant vos i a dépravation de l'esp
d'hommes que la guerre a qui n'excède guère celui de qui naissent , et qui n'est Age d'homme, il est à remi
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a tout la barbarie de vos voisins , que long-temps « il vous a fallu être oppresseurs , pour éviter d'être «opprimés. Je dis long -temps y parce qu'il est un ff terme où les états, forts par eux-mêmes , n'ont plus «besoin de s'agrandir, et c'est alors que l'esprit de t conquête n'est plus qu'un abus de l'esprit de conc servation. Ainsi ces liqueurs spiritueuses qui sont
< destinées à ranimer nos forces abattues , lors-
< qu elles sont prises avec excès nous donnent de^ a besoins illusoires , et nous conduisent à l'anéantis «sèment, en paraissant toujours augmenter n<
« vigueur. Prenez garde , citoyens , que vous ne se » arrivés à ce terme de puissance qu'il est sou^ «dangereux et toujours injuste de passer. L « vous obéit, l'Afrique est humiliée , l'Asie vou « pecte. Mais l'Italie est dépeuplée , mais l'Ai « est livrée à la barbarie, mais l'Asie gémit « clavage. Fertilisez donc l'Italie , policez « affiranchissez l'Asie : voilà votre devoir , « pouvez douter; mais je dis plus : voilà « térêt , et je vais vous' le prouver.
« Je ne vois que deux objets qui isi « faire désirer des conquêtes : ou vc fo * assui*er un repos durable , et voi 5 'plus avoir que des sujets au lieu nr irez d'être riches, et p ^lez dépouiller les autres durable que vous désirez , de la seule politique ce qi
<c euK-memes , vos pr a république? Comm tt pline. dans vos trouj ce règle une armée ac « le devoir un consu a ordres ? Mais vous ci a craignez Philippe ? V (c sur-le-champ des am a en bride ? Rendez à k a rétablissez le gouvern a l'Asie-Mineure : Philif a doine , et Antiochus i a de l'Asie. C'est du sei (c nerez le monde, et, sa (c vous gagnerez des bat a n'aura pas abreuvé la « Supposons mainter (K penser, que ce peupl a de son austérité , den a ses longs travaux. Voi a frugalité et votrp '^'^^
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< seront donc les seuls heureux , les seuls opulens. « Est-ce tout le peuple romain ? Mais si chaque ci- « toyen devient riche , qui est-ce qui s'enrôlera dans c les légions? qui portera des fardeaux, qui soutience dra la longueur des marches, et les fatigues des « campemens ? Je prévois vos desseins : vous paye- « rez , vous soudoierez des étrangers pour faire la « guerre à votre place , et vous serez riches tandis € que d'autres seront forts ? et. vous serez libres a quand d'autres seront armés ? Croyez - moi , Ro- « mains , si vous vous lassez de votre antique simff plicité , si vous voulez surtout posséder les beauxa arts, digne occupation d'un peuple heureux et s puissant, ne faites pas venir des statues, mais des c statuaires; n'enlevez point des tableaux, mais in- « struisez des peintres. Ce n'est pas de ce qu'on a « pris, c'est de ce qu'on a fait qu'il est doux de jouir : « je vous en avertis. Le pain qui proviendi-a des a grains que vous aurez semés aura plus de saveur « que celui qu'on fait avec le blé d'Egypte , et le « marbre qu'on aura travaillé sous vos yeux vous sera « mille fois plus précieux que les chefs-d'œuvre de a Phidias. Soyez donc cultivateurs , industrieux et a politiques , mais justes surtout ; car l'ordre de Tuni" a vers a voulu que le bonheur d'un petit nombre ne « pût rester long-temps en opposition avec le bonheur « de tous. »
J'ignore si im pareil discours a jamais été tenu dans le sénat; mais les vérités qu'il renferme sont