TOME II. i/l
tuelles de Tlndoustan , et c invasion des Marates , ou d Thamas-Kouli-kan (0. Si , ai àforced^hommes^decoml quièrent dans ce pays une doute alors c[u'ils ne soume plus grande partie de TAsie rentrera dans la classe des c< cette différence encore que tâlit plutôt méprisée 9 quV et qu'on habitera un pays al de productions. Dans tout < doive alarmer la France o les Holland;iis pourraient-ils brage , nufis ils possèdent de:
et des forteresses en état de apparence que les Anglais , i aillent épuiser leurs forces a
En traitant de la situation politique des royaumes de France et d'Angleterre, nous croyons avoir examiné les véritables sources de la guerre; car l'Allemagne ne peut pas la faire long-temps sans les subsides de ces deux puissances. Si nous voulions cependant poi'ter un jugement particulier sur cette partie de l'Europe , nous dirions que les troupes autrichiennes et prussiennes font trop bien l'exercice pour que la guerre soit prête à recommencer entre elles. Deux maladroits, le fleuret à la main, se portent des bottes au hasard : deux maîtres les remplacent; ils se mesurent des yeux, se tâtent, se menacent, font de fréquens appels , et sont long-temps avanf de se compromettre.
vrai que c'en est assez pour conquérir Tlnde; mais, s'ils perdaient seulement trois ou quatre mille hommes dans une guerre contre les Hollandais, ils s'exposeraient à voir re-^ prendre le Bengale et tout ce qu'ils possèdent sur ces côtes.
présente de quelques états.
Puisque les réflexionc les chapitres précédens sumer que les guerres longues et moins dispenc miner si , par hasard , nou cher un repos que nous m sèment, et si nous n'avons sagers contre de longues devenus tranquilles , mai^ pai*ent, dont nous nous ap nous pas à un effort con de paix à la guerre même vasions ni les conquêtes ; fondée que sur de nombre menses armées, garans tr tandis que nous nous chari nous portons encore tout
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plutôt entre le contribuable et Texacteur. De nouvelles armées ont été levées pour être toujours en activité, et ne prendre jamais de quartier d'hiver; et tandis que nos bataillons, après avoir rempli les taches modiques de leurs exercices , se reposent dans le sein des cités, où souvent même ils aident le commerce et secourent l'industrie, les brigades des fermiers tiennent toujours la campagne ; elles occupent des postes, établissent des patrouilles , envoient des détachemens. Ce n'est pas tout : le défaut de concours entre Tes nations et les souverains a fait de la levée des subsides, tantôt un affreux brigandage, tantôt un vil escamotage. Cette imposition a été choisie de préférence, parce qu'elle présentait moins d'obstacles , moins de difficultés; des moyens également ruineux et extravagans ont été mis successivement en usage. Les emplois les plus utiles ont été changés en offices onéreux , et les emplois les plus vils en charges honorables. On croyait voir renaître, entre les ministres et les citoyens, ces anciennes lois de Sparte, qui toléraient le vol, pourvu qu'il fût fait avec adresse. Le peuple, sans force, sans défense , était accablé sous le poids de l'imposition , tandis que des exemptions , vendues aux riches , redoublaient encore son fardeau. Alors l'oppression était devenue un système; car, plus l'imposition était ruineuse , mieux on vendait le moyen de s'en affranchir.... Hâtons-nous de tirer le rideau sur ce fiineste tableau, dont nous n'aurions pas offert ici
que la peinture que nous porte guère qu'au royau quelque considérables que gleterre et de la Hollande facilement. En Hollande, publips sont levés sur les ception en est simple et fn du commerce et Taffluenci nuent le fardeau. En An{ immenses et multipliés; m ter à trois principaux : la douanes et l'excise. Or, la toujours assise sur un ancie avantage d'être constante acquis, par le laps du temp lion; car les fonds ^ant possesseurs, l'inégalité dan pensée dans les ventes et ainsi ^ae tout oada
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grossière, et nous passerons encore une centaine d'années à mesurer des héritages, et à peser des gerbes , avant de nous délivrer de nos taxes arbitraires. Les droits d'entrée sont considérables en Angleterre , mais ils sont tous rejetés sur la frontière extrême; et soit que vous ayez acquitté les droits à Portsmouth ou à Edimbourg, vous pouvez , après cela , traverser toute la Grande-Bretagne , sans avoir aucune signature à faire ou à demander. J'avoue que l'excise qui exige des visites chez les particuliers et une espèce d'inquisition domestique, s'est toujours présentée à moi sous l'aspect le plus odieux; mais je conviens en même temps que je n'ai vu nulle part l'effet répondre à mes conjectures. Elle est établie en Flandre , en Hollande et en Angleterre , et elle n'y cause ni plaintes, , ni murmures, ni procès'; c'est peut-être que cet impôt ne se paye qu'une fois et sur de grandes quantités; tandis que nos droits d'aides sont multipliés , embarrassés , fatigans et importuns. Les Anglais payent une taxe sur les fenêtres; et je sais combien une loi , qui fait payer l'air et la lumière même , peut fournir à l'éloquence , si elle veut servir le mécontentement; mais, après tout, cette imposition est égale et uniforme. Un exacteur ne peut, par avarice ou par animosité , vous supposer des fenêti'es; et puis ces impositions ont été consenties et approuvées par le peuple. En un mot , je ne craindrai
' L* Artois y qui jouit de la plus belle administration qu'il y ait en France, a une excise, et ne s'en plaint j)as.
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formes hideuses dont il est r
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de tout l'odieux de la perc<
Pour connaître parfaiten
ce royaume, U faudrait sép
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server ici qu'il y a plusieurs
qui ont échappé à ces malht
ont été assez heureuses po
des états ; et parmi les antres sage administration soutien!
les vices de la législation; i est repoussé par la précauti.
dans; où des cadastres partie mens exacts servent de rem^
glemens abusifs , modifie les lois trop difficiles à abolir, et soulage ainsi le malade qu'il ne peut guérir \ On ose même assurer qu'une certaine aisance j une sorte de prospérité se laisse apercevoir dans le royaume ; mais elle n'a pas encore gagné son niveau; elle n'est pas parvenue aux classes les plus utiles , au petit peuple , au cultivateur. Tout n'est donc pas si mal qu'on le croit d'abord; mais tout est loin , beaucoup trop loin , d'être bien ; et soit que le poids augmente ou diminue , il restera toujours que les Français sont de tous les peuples celui qui souffre le plus des impositions. Ce qu'il s'agit d'examiner , c'est par quels avantages ces inconvéniens sont compensés. Je n'en citerai que deux, mais qui sont bien intéressans; les voici en deux mots : moins de guerres (*) , et moins de despotisme.
Moins de guerres : parce que si l'ambition de la noblesse, celle de quelques ministres, de quelques cour-
* M. de Trudaine a été le premier qui ait affranchi le commerce. Avant lui , c'était un galérien attaché à son banc; maintenant c'en est un qui a la liberté d*aller et de venir , mais qui porte encore au pied un anneau , dont sa démarche est gênée, et qui marque son esclavage. M. de Trudaine, en mourant , n'a pas laissé la liberté sans défenseur : ce qu'il a pensé, son fils l'a osé. Le commerce doit à celui-ci sa liberté la plus chère , celle de l'exportation des grains. C'est un titre acquis à la contradiction du siècle présent, et à la reconnaissance des siècles à venir.
{b) Nous en avons eu trois injustes et malheureuses en peu de temps.
a certains corps , haDiies s sistance et les moyens de tous ces obstacles sont auta autant de barrières qui ai d'une nation plus entrepre Moins de despotisme :
pays du inonde les besoins cepteurs des rois. Les mo reconnaissent à la fin que le maîtres des individus, est i ils ne peuvent aimer l'usag intérêts personnels des min dis-je, que cette autorité, liers, ne peut rien contre h prisonner un homme qui a 1 mais on ne met à la Bast raines (<"}, ni les états d'ur priétaires qui se disent dan!
D'ailleurs, il arrive souvei
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qui veillent toujours, tiennent registre des plus légères démarches qu'on fait pour les gagner , et bientôt une suite de complaisances se trouve avoir fondé des droits : car, comme nous l'avons dit plus haut, que sont les lois des hommes , sinon l'exemple et l'habitude? (d)
Qu'on n'aille pas donner un mauvais sens à ces réflexions. Eh ! qui pourrait en faire l'application au moment présent? Nous n'ignorons pas, sans doute, que c'est un privilège précieux du gouvernement monarchique d'inspirer quelquefois la sécurité la plus p.irfaite dont les nations puissent jouir : je veux dire celle qui n'est pas fondée sur des choses abstraites et inanimées, toujours faibles , toujours impuissantes contre les passions des hommes ; mais sur le caractère, sur les vertus du souverain. Heureux les peuples lorsque ce souverain, déjà parvenu à «l'âge oîi l'homme se montre tout entier, est encore assez jeune pour leur promettre une longue prospérité ! C'est alors que l'attachement aux lois et au gouvernement est d'autant plus solidement établi , que le sentiment en est la source, et qu'il mêle à chaque satisfaction et la reconnaissance qui en redouble le prix, et l'espérance qui embellit l'avenir des charmes du présent. Telles sont les réflexions d'un Français; mais un philosophe écrit pour tous les temps , pour tous les pays. Le même royaume qui pleure un Henri iv, déteste la mémoire d'un Louis xi. L'esprit
(d) Tout a changé.
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sociétés tendent tous à un est-elle lente ou rapide, dii gressive ou rétrograde ? Ce valent bien , à mon avis , les i et sur la musique. Et dussen prits s*eri offenser, j'oserai quelque attention à celui qu n'écrit pas dans le genre i nesque.
Le bonheur des peuples e qu'on ne saurait trop Tassure sur les vertus des hommes , r intérêts (*). H faudrait des v( pour que des souverains qui venus considérables, et mê cherchassent pas à étendre le mination. S'il est quelquefoii gueil et sans ambition , c'est
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toutes les nations à la fois. Or, si la guerre n'était. pas devenue si difficile et si dispendieuse, il sulFirait de deux ou trois princes nmbitietix pour troubler toute l'Europe. La fl.itterie a trop loué les souverains; la malignité les a trop condamnés. Qui d'entre nous sait ce qu'il aurait fait en plusieurs occasions, s'il avait pu tout ce qu'il aurait voulu (/)? Avons-nous toujours agi avec la même maturité? Avons-nous toujours aimé nos semblables? Avonsnous toujours combattu nos passions? Le meilleur des rois a-t-il toujours été le même dans tous les instans de sa vie? Titus a été sans reproche; mais il n'a régné que deux ans. Les princes, comme les autres hommes, sont soumis aux lois de la nature. Plus présomptueux , plus ardens dans leur jeunesse, plus ambitieux, plus opiniâtres dans leur maturité, plus timides, plus jaloux dans leur vieillesse, ils soni les arbitres des hommes et les esclaves de la nature et du temps. Gardons-nous donc de souhaiter pour nos supérieurs, pour nos rois, pour nous-mêmes, que le mal soit jamais facile à faire.
C'en est assez sur ces vérités, qu'il suffit de montrer aux bons esprits , et qu'il est dangereux de développer aux âmes basses et corrompues. Tout ce que nous avons voulu prouver, c'est que plusieurs inconvéniens attachés à l'état actuel des choses se trouvent compensés par des avantages indirects, qiti échappent à la plupart des déclamateurs ; parqe
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« militaire , assez commerç mais qu'il est difficile de dél être, en raison de sa situa ïnent , de son caractère.
InfiUs operis summd, quia i
Les temps anciens abond
nôtre abonde en réformateu
beaucoup à créer et peu d'ex
abandonnés à des spéculatio
autres, livrés à l'impression
pour guide qu'une expérien
trop isolée. Il est temps d'édi
plus vastes et plus solides. L
ouvert , nous avons essayé d
calme de la philosophie et de
nant que nous sommes pai-veni
et qu'il ne nous reste plus de
innombrables feuillp« ^^