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C. — Colorations vernales

(planche iv).

1. Quercus robur. — Les jeunes feuilles sont rougeâtres : leurs cellules épidermiques renferment un liquide rougeâtre ou violacé; dans les feuilles adultes et offrant la coloration verte, on constate au contraire que les utricules des deux épidermes sont absolument vides.

2. Bosa centifolia. — Les feuilles vernales sont, non plus rougeâtres, mais simplement rosées; un liquide coloré se trouve dans les cellules des deux épidermes, on peut toutefois remarquer que les cellules de l’épiderme supérieur sont plus colorées que celles de l’épiderme inférieur.

3. Punica Granatum. — On constate, à simple vue, que les premières feuilles offrent un contour rosé dû à une matière colorante contenue dans l’épiderme supérieur. Dans les vieilles feuilles, uniformément vertes, l’épiderme est vide. — La coloration rose est d’ailleurs localisée vers la pointe de la feuille.

4. Cratægus Oxyacantha. — Les jeunes pousses sont rougeâtres et l’on observe que la matière colorante se trouve dans les deux épider-

mes; cependant, en certains points, l’épiderme inférieur ne renferme pas de matière rose dans l’intérieur de ses utricules.

5. Mahonia aquifolium. — Les jeunes feuilles sont rouges et présentent un liquide coloré dans les cellules des deux épidermes et particulièrement de l’épiderme supérieur; dans les feuilles plus âgées et verdâtres, les cellules des deux épidermes sont vides.

D. — Colorations automnales.

(planche iv).

En automne, les feuilles prennent diverses colorations jaunes, brunes ou rouges, fort remarquables par la localisation spéciale des principes colorants auxquels les feuilles doivent ce nouvel aspect.

• A. Feuilles automnales jaunâtres.

1. Tropœolum majus. — Lorsqu’on examine la Coupe d’uue feuille verte de cette plante, on constate que les utricules du parenchyme renferment des grains de chlorophylle en très-grand nombre; dans la feuille automnale, au contraire, on trouve dans ces mêmes cellules des grains jaunâtres et moins abondants que les grains verdâtres dont ils ont pris la place, mais en quantité moindre.

2. Cerasus Laurocerasus. — La feuille automnale est jaunâtre et l’anatomie montre également que cette teinte est due à la présence, dans les cellules du parenchyme, de grains jaunes représentant les granules chlorophylliens mais en quantité moindre.

3. Pyrus communie. — La feuille jaunâtre du Poirier montre aussi, dans les cellules de son parenchyme, des grains assez gros, d’un jaune pâle.

û. Fuchsia coccinea. — Dans la feuille verte, les cellules du mésophylle renferment de nombreux grains de chlorophylle et parfois aussi des cristaux en aiguille. Dans les feuilles automnales on trouve au contraire, dans ces utricules, de gros granules jaunâtres et dont le nombre est moindre que celui des grains verts observés dans le premier état de la feuille.

B. Feuilles automnales brunes.

1. Vinca minor. — D’abord jaunâtres, à l’automne, les feuilles de la Pervenche prennent bientôt une coloration brunâtre dont la cause est d’ailleurs la même, car c’est dans les cellules du parenchyme qu’on trouve les grains brunâtres qui la déterminent.

2. Æsculus Hippocastanum. — La teinte brunâtre est due ici aussi à la présence de grains brunâtres dans les cellules du parenchyme.

3. Quercus sessiliflora. — La teinte brune ou feuille morte a envahi les cellules à chlorophylle comme ci-dessus; les tissus eux-mêmes sont teinlés de brun.

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