SES TYÏÜB ET BES FORMES RI EA FIEVRE
La fièvre, avons-nous dit, est constituée par une série de symptômes qui ne peuvent laisser de doute sur son existence; mais, comme cela résulte de beaucoup des considérations qui précèdent, ces symptômes varient dans la forme de leur production d’un grand nombre de manières. Tantôt les accidents caractéristiques se prolongent d’une manière continue, comme cela se présente dans les inflammations par exemple; tantôt ils se divisent en accès qui reparaissent à des intervalles plus
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ou moins éloignés. La régularité, la fréquence de ces retours, constituent ce qu’on appelle le type de la fièvre. Nous ne voulons pas ici faire une description circonstanciée de ces types; nous ne traitons pas des fièvres en général, mais des phénomènes fébriles seulement; nous ne pouvons pas cependant passer sous silence quelque chose d’aussi important que ces singuliers phénomènes.
On le comprend, d’ailleurs, il ne s’agit pas ici d’une description inutile : la connaissance seule du type de la fièvre peut souvent permettre le diagnostic et diriger sûrement la thérapeutique.
Les types principaux de la fièvre sont le type intermittent, dont les retours plus ou moins fréquents constituent les types quotidien, double quotidien, tierce, quarte, etc. Les accès intermittents dont l’intervalle n’est pas complètement apyrétique forment la lièvre rémittente. Dans le type continu, il n’y a plus d’accès marqués et , à l’exception d’exacerbations plus ou moins régulières, le mouvement fébrile conserve toujours la même intensité.
La fièvre affecte deux formes principales : elle se montre sous la forme aiguë et sous la forme chronique. La vivacité plus ou moins grande des phénomènes fébriles, le temps plus ou moins long qu’ils mettent à traverser leurs phases, les classent dans l’une ou dans l’autre de
ces deux divisions. La distinction entre la lièvre
unie
el la lièvre chronique n’est toutefois une distinction très nette que pour les fièvres dont le type est plus ou moins franchement continu. Elle cesse de l’être pour les fièvres dont les accès sont séparés par une apyrexie bien dessinée. Où placer, en effet, la fièvre intermittente, maladie bien évidemment aiguë par ses symptômes, chronique par sa durée? Nous ne tiendrons pas compte de cette anomalie et nous accepterons la division de la fièvre en fièvre aiguë et fièvre chronique,, en comprenant sous ce dernier nom la fièvre hectique, celle qui accompagne les maladies chroniques, les suppurations prolongées, les tubercules, les productions cancéreuses. Plus ou moins franchement continue, elle se manifeste par des troubles peu graves en apparence, une chaleur modérée, un peu d’accélération du pouls, du malaise, suivis d’une sueur souvent disproportionnée avec les autres accidents. Elle marche ainsi lentement jusqu’aux derniers jours de l’existence, où elle prend quelquefois une vivacité plus grande, en même temps que de plus vives souffrances signalent, du côté des lésions qui la causent , des troubles plus graves et bientôt mortels.
On a reconnu encore d’autres formes de la fièvre, et ces formes , admises surtout pour celle qui marche avec des symptômes aigus, en sont pour ainsi dire des subdivisions.
Elles résultent de la direction que prennent les symptômes. Quelques-unes peuvent encore être admises à
notre époque. La fièvre éphémère, la fièvre inflammatoire, sont des modifications réelles de la fièvre. La première peut être encore considérée comme le type du mouvement fébrile existant sans lésions connues; la seconde, qu’on nous passe ce mot, est l’expression d’une diathèse rapportée maintenant à une altération des liquides du corps , qui peut également exister seule ou s’accompagner d’une lésion phlegmasique localisée. Mais nous sommes plus embarrassé pour les formes adynamique et ataxique, par exemple; pour nous, considérées au point de vue du mouvement fébrile, elles ne sont autre chose qu’une réunion de symptômes spéciaux caractéristiques, chez les individus fébricitants, de certaines modifications de l'état des forces, et non pas des formes de la fièvre. Nous les signalons pour mémoire en leur appliquant ces paroles de Georget : « Cette dénommait tion, de même que toutes celles qui, au lieu d’empor- » ter avec soi l’idée du siège et de la nature, delà cause » organique des maladies, n’expriment que quelques » symptômes, signes extérieurs, effets, quelques circon- » stances qui ne sont nullement caractéristiques, est » vague, ne présente à l’esprit rien qui appartienne en v propre à l’objet qu’elle désigne. »