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l'année
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Les pénitenciers de Saint-Jean, Saint-Louis et les Hattes n'étant considérés que comme annexes de Saint-Laurent sont compris dans l'effectif du pénitencier.
A Sparhouine, sur 208 hommes envoyés en octobre et novembre 1865, le 15 février 1867, il ne restait plus que 33 hommes valides, 28 étaient morts, 45 étaient à l'hôpital, 40 étaient évadés et 31 restaient à l'infirmerie, 16 aux travaux légers et 14 exempts de service, plus un libéré.
Ce chantier donne une idée exacte de ce que deviennent les Européens nouvellement débarqués et jetés au milieu des grands bois de la Guyane avec le peu de ressources hygiéniques qui s'y trouvent.
L'influence amarile me semble reprendre pendant cette année une prédominance assez marquée, car si les médecins qui exerçaient à la Guyane, à cette époque, avaient l'esprit tendu surtout vers le paludisme, il n'en est pas moins vrai que l'on voit dans ses allures les symptômes spéciaux de la fièvre dite rouge, etc., les manifestations de ce que l'on a appelé depuis la fièvre bilieuse inflammatoire.
Cayenne. - 4" trimestre. — 2 décès de rémittente bilieuse.
2e trimestre. - 1 0 cas de ûèvres pernicieuses bilieuses se sont présentés dans le courant du trimeslre ; ils ont tous été suivis de guérison.
3» trimeslre. — Vers la fin du trimestre, on a remarqué une aggravation dans les maladies marquée par ^prédominance de l'état bilieux.
Ce sont surtout les immigrants apportés par le navire anglais Copenhague qui tous ont été portés à l'hôpital dans un état désespéré.
Iles-du-Salut. — 4er trimestre. — Plusieurs cas de scorbut.
2e trimestre. — Il y a eu 5 cas de fièvres pernicieuses tous éclos aux
es dans le courant de juin et frappant des transportés déjà anciens dans le pénitencier.
Des cas de scorbut, au nombre de 20, peu graves du reste.
Enfin, une sorte d'épidémie particulière aux membres de l'état-major venus récemment de France, que l'on appelle fièvre rouge, fièvre d'acclimatement. Elle n'a offert aucune gravité.
Rien de semblable n'a été constaté parmi les sous-officiers ou les transportés récemment débarqués aux Iles.
Les vents du Sud en passant sur Kourou, ont soufflé quelques jours; à la même époque, il y a un surcroît de fièvres. C'est du reste un fait d'observation aux lies que l'influence des vents de terre sur le développement de la fièvre intermittente.
3e trimestre. — Un soldat est mort de fièvre pernicieuse typhoïde.
Maroni. — I" trimestre. — L'état sanitaire de Saint-Laurent n'est point aussi satisfaisant qu'aurait pu le faire supposer la saison qui nous occupe.
Depuis quelques mois seulement, le nombre, des fièvres va toujours en augmentant, sans que les conditions dans lesquelles se trouvent les habitants aient notablement changé.
2° trimestre. — Il y a eu à Saint-Laurent 10 décès dans le personnel libre.
3° trimestre. — On vit apparaître vers la fin de septembre quelques fièvres bilieuses à forme ictérique.
4e trimestre. — Le cachet bilieux s'est montré très-fréquemment dans les cas de fièvres et cédaient facilement aux évacuants répétés.
La dysentérie fut plus fréquente que dë coutume, la fièvre typhoïde, apportée par le transport l'Amazone, dura pendant assez longtemps, mais la fièvre bilieuse inflammatoire ne paraît pas avoir régné d'une manière soit intense soit fréquente.
Cayenne. - 1er trimestre. - L'état sanitaire de ce trimestre est loin d'avoir été satisfaisant, surtout si l'on >onge que nous venons de traverser la saison la plus favorable pour l'Européen.
Les fièvres typhoïdes ont surtout frappé les jeunes militaires arrivés de France le 8 janvier par le transfert l'Amazone, et continuent encore à
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rogner parmi eux, quoique dans la colonie depuis plus de trois mois. Quelques transportés en ont été atteints et 2 sont morts.
Il y a eu 41 malades pour grippe. Les embarras gastriques ont été fréquents.
2e trimestre. — L'état sanitaire a été plus satisfaisant. 3« trimestre. — La fièvre rémittente bilieuse a été fréquente puisque H cas ont été observés.
La grippe s'est développée chez les Européens.
4e trimestre. — La dysentérie a paru beaucoup plus fréquente. — Elle a surtout frappé sur les soldats d'Infanterie de marine arrivés au mois d'août par la Cérès et non encore acclimatés.
Iles-du-Salut. — 3° trimestre. — Plusieurs cas de fièvres bilieuses ont été observés et un, entre autres, qui a offert dans ses symptômes quelques caractères différentiels. C'est chez le nommé Pol, 2e régiment, 1re compagnie, Européen. Chez cet homme, on a plutôt constaté le type intermittent qu'une véritable rémittence.
Des accès irréguliers, dont quelques-uns très-graves, ont entrecoupé la marche de la maladie. Ces accès se sont cependant reproduits, mais plus bénins dans la convalescence. Il y a eu des épistaxis très-rebelles, un purpura généralisé, pendant lequel le malade a été dans un état désespéré; vers la fin, un ictère intense et des vomissements bilieux ont apparu. Toutefois, ces symptômes ont cessé peu à peu, sous l'influence de l'administration du calomcl et du sel quinique; le patient est resté infiltré et anémié pendant quelque temps. Tout s'est enfin dissipé heureusement, et •cet homme est sorti enfin de l'hôpital parfaitement guéri.
Deux cas d'entérite cholériforme, avec algidité, affaiblissement du pouls, yeux excavés, nez effilé, crampes, déjections bilieuses, infectes et môme riziformes, ont aussi été observés. Les deux malades sont morts. L'affection a été* entrecoupée d'accès de fièvre assez marqués contre lesquels la quinine a échoué. Pendant plus de vingt jours, qu'a duré l'un deux, on a pu constater 4 à 5 alternatives de mieux ou de pire, qui, à chaque instant, mettaient le pronostic en suspens.
L'autopsie n'a rien révélé du côté de la rate; seuls, les intestins ont présenté tous les désordres d'une entérite intense; les plaques de Peyer étaient enflammées mais non ulcérées et le calibre de l'intestin était généralement rétréci.
4e trimestre. — On a observé un certain nombre de flux muqueux sanguinolents chez les jeunes soldats nouvellement arrivés.
L affection scorbutique a fourni un assez grand nombre de malades. Elle est caractérisée par des taches ecchymotiques aux jambes et des ulcérations fongueuses aux gencives. Quelquefois elle se borne à une éruption de pentes taches de purpura semblables à des piqûres de puces.
Maroni. — 4" trimestre. — A Saint-Laurent, 4 décès par ictère grave. 3" trimestre. — Plusieurs cas de rémittentes bilieuses.
Pendant que les petites Antilles étaient sous le coup d'une épidémie de fièvre jaune, commencée depuis la lin de 1868, la Guyane, elle, ne présentait pas l'influence amarile d'une manière bien sévère. En effet, quoiqu'on puisse rattacher à la fièvre bilieuse inflammatoire, dont nous nous occupons, bien des cas rapportés par les médecins de l'époque, au paludisme, nous voyons la fièvre jaune, apportée de la Martinique par les sœurs de charité, se montrer avec ses caractères ordinaires et rester confinée au lazaret, où on avait eu le soin d'interner les provenances suspectes.
Cayenne. — 1er trimestre. — L'épidémie de dysentérie qui s'était déclarée le trimestre précédent, a continué à sévir jusqu'au commencement de mars sur les militaires arrivés en août et a fini par s'éteindre.
2e trimestre. — La fièvre rémittente bilieuse a présenté quelques cas. Cette affection prise à temps cède généralement aux moyens employés pour la combattre, surtout lorsque le malade n'est pas trop affaibli et anémié, ce qui est toujours une complication fâcheuse. Les évacuants par tous les bouts, puis la quinine et les toniques, quand la fièvre est tombée, tel est le traitement qui a toujours réussi.
11 y a eu 4 cas de fièvre jaune importé de la Martinique.
Voici à ce sujet le rapport de M. Kérhuel.
Par le packet du 29 mai, trois sœurs hospitalières de Saint-Paul de Chartres sont arrivées de France, pour les besoins du service. En passant à la Martinique, ces trois sœurs sont descendues à terre pour aller jusqu'à l'hôpital de Fort-de-France voir deux autres de leurs compagnes qui étaient venues avec elles de France. Après être restées quelques heures au couvent, elles sont rentrées à bord du packet intermédiaire pour rallier Cayenne, leur lieu de destination. C'était le 22 mai au soir. Deux jours après leur départ de la Martinique, l'une d'elles se plaignit au médecin du bord de céphalalgie intense, de fièvre, de courbature, de maux de reins. Celui-ci pensant que celle malade avait pu attraper un léger coup de soleil, en descendant à terre, mais ne songeant nul.ement à la fièvre jaune, la traita en conséquence et lui fit appliquer quelques sangsues aux tempes el aux apophyses mastoïJes. Au moment où le packet mouillait sur rade, cette sœur arrivée à la période de calme se trouvait assez bien, au point que le médecin
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du bord déclarait à la commission de santé envoyée pour assaisonner, n'avoir pas de malades, sauf une sœur qui avait été traitée pendant la traversée pour une légère iusolalion. Soumis àune quarantaine d'observations de quinze jours, comme venant d'un pays infecté, les passagers furent débarqués au lazaret de Larivol, lazaret installé sur l'une des deux pointes qui forment l'entrée de la rivière de Cayenne. A peine à terre, la sœur qui avait été atteinte d'insolation, fait appeler le médecin de l'établissement qui couslate aussitôt cliez elle une hémorrbagie assez abondante par les piqûres de sangsues qui durait depuis vingt-quatre heures et qu'elle ne pouvait arrêter, nielle, ni ses deux compagnes; un peu de fièvre, beaucoup d'anxiété épigastrique, langue saburrale, grand état de faiblesse, teinte ictérique des conjonctives et de la peau, constipation. Informé immédiatement du fait, je pris les moyens nécessaires pour éviter la propagation du mal. A cet effet, on expédia sur-le-champ, au lazaret, une des sœurs de l'hôpital, ayant seize ans de colonie et ayant passé en 1855 et 1856 par les épreuves de la fièvre jaune, avec tous les moyens nécessaires pour traiter convenablement la malade et l'isoler complètement de ses deux autres compagnes susceptibles comme elle d'attraper la maladie. Grâce aux bons soins qu'elle a reçus promplement et surtoi.t aux précautions prises, celte sœur est entrée en convalescence, le neuvième jour de son affection, quoique l'hémorrhagie par les piqûres desangsucs se fût encore renouvelée la veille. La convalescence a marché sans entraves et l'on a pu quelques jours après donner la libre pratique aux passagers. Tout s'est borné là, et depuis lors, aucun cas de fièvre jauue ne s'est révélé, malgré l'importation manifeste de cette maladie, à Cayenne, par cette jeune sœur venant aux colonies pour la première fois, ainsi que ses compagaes.
Pendant qu'un pareil fait se produisait au lazaret de Larivot, je recevais en même temps du médecin major du pénitencier de l'Ilet-la-Mère, la lettre suivante, en date du 6 juin 1879 :
« Le 4 de ce mois, le résident volontaire, nommé Frilley, canlinier à l'Ilet-la-Mère» a succombé à une attaque de fièvre jaune.
« Bien que cette affection se soit montrée chez lui sousla forme la plus grave, tout me porte à croire cepeiuhnt que ce cas est de nature sporadique. Malgré cela, j'avais fait isoler le malade dans un cabinet à part, appartenant à l'hôpital et j'avais pris toutes les précautions convenables pour éviter la propagation de cette maladie dans le cas où elle aurait revêtu un caractère contagieux.
« Frilley était appelé comme canlinier à recevoir des marchandises provenant de la Martinique (morue, bacaliau), mais il résulte de l'examen des factures qu'il n'avait pas reçu de marchandises depuis le 2o mars et de d'"s les caisses qui les avaient contenues avaient été brûlées depuis longtemps. »
Ainsi donc, presque en même temps, et à six lieues de distance, voilà 2 cas de fièvre jaune bien constatés qui apparaissent à la Guyane, l'un importé de la Martinique, traité dès le début à bord du packet français, puis au lazaret de Larivot, et se terminant par la guérison, et l'autre développé spontanément à rilel-la-Mère sur un résident acclimaté et amenant la mort en quarante-huit heures.
Depuis six semaines que ces deux cas ont eu lieu, aucun cas ne s'est présenté et cependant pour beaucoup de médecins la fièvre jaune est une maladie éminemment contagieuse.
Si nous faisons abstraction du cas de l'Uet-la-Mère, qui cependant peut être regardé comme foudroyant, par cela même extrêmement grave puisque le malade a succombé en deux jours, pour ne considérer que celui importé, on peut se demander où a été contractée la maladie. Est-ce en traversant la ville de Fort-de-France en plein midi? Ou bien au couvent où elle a séjourné trois heures?
Pour qui connaît celui-ci, il est plus que probable que c'est là qu'elle a pris le germe de son mal; il n'y avait cependant aucune sœur malade en ce moment et d'après ce qu'elle m'a avoué elle-même, il paraîtrait que le mot de fièvre jaune n'aurait pas même été prononcé devant elle, qu'elle en ignorait l'existence à Fort-de-France et que ce n'est que lorsqu'on l'a séparée de ses deux compagnes, qu'elle a appris la nature de sa maladie. En effet, qui connaît les lieux, sait que le couvent des sœurs hospitalières de celte ville attenant au pavillon des officiers malades est situé entre le corps principal de l'hôpital et le cimetière de la ville et a derrière lui une montagne assez élevée qui arrête l'air; il est donc placé dans des conditions anti-hygiéniques, ne recevant pas la brise des alizés qui sont les vents régnants et ne recevant que celui qui passe par-dessus l'hôpital ou le cimetière; les vents de la partie de l'Ouest ne soufflent jamais dans la baie de Fort-de-France. A celte date, du 22 mai, jour de la visite de la sœur au couvent, M. Kérangal, médecin en chef à la Martinique, écrivait: « Nous sommes toujours au milieu de la fièvre jaune qui se présente avec une grande gravité. » Ainsi donc l'incubation n'a été que de quarante-huit heures et tout le temps qu'elle a été le plus gravement malade à bord du packet la Guyane, elle a été constamment soignée parles deux autres compagnes qui se trouvaient absolument dans les mêmes conditions qu'elle, qui ne l'ont pas quittée d'un instant, qui lui ont constamment donné des soins et qui couchaient dans la môme chambre qu'elle. Le prêtre qui était passager avec elle, la visitait plusieurs fois par jour, la consolait, l'encourageait et séjournait chaque fois dans l'appartement qu'elle occupait; il se trouvait dans les mêmes conditions que les trois sœurs, était jeune et venait aussi aux colonies pour la première fois, et cependant aucune de ces personnes continuellement en contact avec la malade n'a contracté la fièvre
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jaune. Celle-ci ne s'est; pas davantage développée à bord du packet, ni parmi les autres passagers. »
On observe dans le même temps deux cas de choléra spontané, presque coup sur coup, l'un le 20, l'autre le 23. Le premier sur le capitaine du navire de commerce Y Assomption, arrivé depuis deux jours seulement de Marseille, et le deuxième sur le boulanger de l'aviso à vapeur le Narval. Tous les deux provenaient de la rade et avaient été pris de diarrhée et de vomissements occasionnés par un écart de régime qui n'a pas été soigné sur-le-champ. Portés à l'hôpital dans un état désespéré, ils ont, l'un et l'autre, succombé.
3° trimestre. — 11 y a eu 7 ou 8 cas de rémittente bilieuse, 2 cas de fièvre typhoïde ayant revêtu la forme muqueuse ont été observés sur deux jeunes militaires, arrivés de France par la Cérés. Ils ont guéri.
4e trimestre. — Il y a eu 2 cas de fièvre typhoïde développés chez des jeunes soldats nouvellement arrivés, l'un a eu la forme muqueuse et l'autre adynamique.
L'embarras gastrique a été fréquent, fièvre, céphalalgie plus [ou moins intense, perte d'appétit, amertume de la bouche, enduit jaunâtre de la langue, nausées, quelquefois sensibilité à l'épigastre.
Iles-du-Salut. — i0r trimestre. — Extrait du rapport de M. Kerhuel :
A l'hôpital du personnel libre, c'est la fièvre intermittente qui à régné. On ne saurait rendre compte de la pathogénie de cette affection dans les circonstances où se trouvent placés les soldats de la garnison qui ont été atteints en très-grand nombre. Chose assez singulière, ce sont les hommes de la caserne du plateau de l'Est qui ont été seuls frappés, tandis que ceux du plateau de l'Ouest ont été épargnés. Aucun d'eux n'avait encore subi cependant, depuis leur arrivée à la Guyane, l'influence paludéenne. Chez 4 de ces militaires, l'embarras gastrique et les accès intermittents du début ont dégénéré en un état muqueux avec fièvre continue ou rémittente. Chez trois, la maladie a été assez sérieuse pour faire craindre pour la Yie. La convalescence a été franche chez un seul et chez les deux autres elle a été entravée par des rechutes, de la fièvre et de la diarrhée.
A l'hôpital de la transportation, la mortalité a été assez considérable dans le mois de janvier, surtout chez les gens à affections viscérales chroniques : anémie, diarrhée et dysentérie. 11 est permis de croire que la môme influence qui déterminait l'apparition des accès de fièvre, hâtait la fin des malheureux dont le sang appauvri et privé de globules ne pouvait fournir les éléments de la combustion déterminée par un accès de fièvre.
11 y a eu dans la dernière quinzaine de mars, une affection épidémique simulant le choléra.
D'abord isolés, ces cas augmentent bientôt et atteignent? par jour. Les uns, et c'est le plus grand nombre, ont été peu graves. Les malades ont pu réagir au bout de 24 heures au moins; 4 d'entre eux sont restés dans le même état pendant 3, 4 et même b jours ; chez l'un d'eux surtout, les symptômes ont persisté longtemps et avec gravité; voix éteinte, yeux excavés, nez effilé, cyanose, vomissements opiniâtres cl diarrhée séreuse, amaigrissement considérable; la réaction s'est enfin opérée, mais les vomissements elles selles sont devenus de nature bilieuse. Cet homme est le seul qui ait présenté l'éruption générale de Texauthème lenticulaire particulier au choléra. Chez un autre malade, la réaction s'est opérée avec persistance de sueurs très-copieuses sous forme de suctte miliaire.
3e trimestre. — La diarrhée a pris quelquefois de la gravité, puisque 5 décès lui sont dus. Dès le début, la maladie épuisait rapidement les sujets, l'appétit était nul; la fice se décharnait, l'accablement était considérable, le nombre des selles allait en augmentant et le patient mourait en moins de 8 jours. La nature des selles était séreuse, quelquefois sanguinolente. Dans deux cas, l'autopsie a révélé les ulcères gangreneux de la vraie dysenlérie.
4° trimestre. — Sur 7 cas de fièvre typhoïde, 3 se sont présentés chez les femmes transportées nouvellement arrivées de France et qui ont séjourné près d'un mois aux Iles-du-Salut, dans un local très-mal disposé et ont fourni un décès. Les deux autres ont guéri et, chez l'une d'elles, la convalescence a été entravée par l'apparition de deux parolidites qui ont abeédé.
On signale 2 cas d'insolation avec accidents cérébraux fort sérieux.
Maroni. — 1er trimestre. — Vers le commencement du mois de mars, est apparue une petite épidémie simulant assez bien un choléra léger. La rapidité d'invasion et la vivacité des symptômes en ont été les caractères principaux. Plusieurs cas se sont présentés presque coup sur coup, mais
aucun n'a été mortel.
Du 2 mars au 25, 42 cas se sont présentés. Le premier homme alteini était un malade des salles en traitement pour une pustule maligne en voie avancée de guérison.
Début. Brusque, sans cause connue, point de diarrhée prémonitoire, généralement invasion dans la nuit. Coliques violentes, épigastralgie avec rétraction abdominale et crampes vives dans les mollets, les cuisses elles bras, déjections abondantes et coup sur coup; selles liquides, rougeâtres, comme la lavure de chair, sans odeur, spumeuses.
Fréquentes au début, les selles se suppriment au bout de quelques heures et- en même temps vomissements bilieux peu abondants, appa-
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raissant à intervalles éloignés et persistant un peu plus lard que les selles.
État. Les malades qui ne venaient réclamer les soins qu'après ces premiers symptômes se présentaient alors à l'hôpital dans l'état suivant: cyanose générale bien visible, quoique d'intensité moyenne, refroidissement général. Celui-ci sans être exagéré est cependant perceptible, même sous la langue, yeux enfoncés, voix éteinte, nez effilé, pouls misérable, toutefois encore assez sensible, soif vive, suppression urinaire presque complète. La peau garde quelque temps le pli qu'on lui imprime; sueurs modérées, mais non glaciales, ni poisseuses.
Terminaison. Dès le deuxième jour, quelquefois le troisième, les symptômes se sont amendés, la réaction s'est établie graduellement et sans phénomènes lyphiques. Chez un malade, la réaction a été très-prononcée, avec symptômes congeslifs, fièvre, délire et otalgie violente. Un seul a offert une complication de fièvre intermittente.
Le calomel et l'opium à petites doses ont bien réussi ; aucun malade n'a succombé.
2e trimestre. — 4 décès de rémittente bilieuse. 3e trimestre. — 3 décès de rémittente bilieuse. 4a trimestre. — 1 décès de rémittente bilieuse.