‹ De la fièvre dite bilieuse inflammatoire à la GuyaneChapitre 5 sur 57 · INTRODUCTION. X · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. X

des vomissements noirs. C'était un vrai cas de fièvre jaune.

Il est, en effet, difficile dans l'état actuel de la science de dire qu'on est en présence d'un cas de fièvre jaune, car ce sont les symptômes ultimes qui en général permettent d'établir sûrement le diagnostic. Aussi pour tous les cas qui guérissent ou qui ne présentent pas une marche régulière, on emploie différentes dénominations qui rappellent tel ou tel symptôme, mais qui font oublier la nature de la maladie.

C'est donc cette maladie qui se présente avec des allures particulières et qui peut aboutir à la fièvre jaune que je vais essayer d'étudier dans ses formes, dans ses causes et dans ses rapports avec d'autres maladies plus ou moins graves.

Ce n'est point une entité morbide nouvelle, c'est au contraire un groupe spécial auquel peuvent se rattacher bien des entités qu'on avait cru différentes.

M. le médecin en chef Bérenger Féraud a eu le mérite de jeter le premier la lumière sur ce groupe de maladies et de montrer d'une manière très claire ses relations de parenté avec la fièvre jaune. Le but que je poursuis est le même. Heureux, si je puis être utile à ceux qui tous les jours vont disputer leur vie et celle de leurs semblables à ces climats d'Amérique, en leur démontrant qu'il faut combattre soigneusement ces maladies premières, bénignes en général, pour éviter les terribles conséquences du typhus amaril.

Avant d'entrer en matière, qu'il me soit permis de donner un mot de remercîment à mes bons camarades, les docteurs Bourat, Hache, Lalande, Flagel et Nodier qui ont servi en même temps que moi au Maroni et dont le concours m'a toujours été précieux.

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