CONCLUSIONS
En jetant un coup d'œil rétrospectif sur l'ensemble de ce travail, nous devons nous demander si la dénomination de fièvre bilieuse inflammatoire que nous avons adoptée est bien justifiée. D'abord nous devons faire remarquer que nous avons accepté cette dénomination, parce qu'elle existe déjà et que nous n'avons pas le droit de créer un mot nouveau ; du reste, elle répond à une expression employée depuis longtemps par le vulgaire. On trouvera sans doute qu'elle est vague et sans aucune signification, mais c'est la raison qui la fera accepter, car en médecine les mots qui ne signifient rien sont les meilleurs, en attendant que la cause soit la base de la nosologie.
Toutefois il est nécessaire de ne pas laisser de confusion dans l'esprit du lecteur et il est important de dire ce qu'il faut penser, dans l'état actuel, de cette dénomination.
Elle a l'avantage de ne préjuger ni la forme ni la nature de la maladie. Sans doute, la dénomination de fièvre bilieuse est bien discutable et peut induire en erreur, car nous avons fait remarquer avec soin que la bile ne se trouvait nulle part et que c'était dans la grande majorité des cas une fièvre pseudo-bilieuse. Cette expression ne correspond uniquement qu'à cet état jaunâtre des tissus que nous avons tout spécialement étudié et qui est dû principalement aux matières colorantes du sang incomplètement transformées. Nous pouvons dire, en effet, avec