‹ De la fièvre typhoïde chez les enfantsChapitre 23 sur 26 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

Il nous est presque impossible d'établir notre pronostic d’une manière générale, d’après nos soixante-une observations. En effet, pour que les conclusions que nous pourrions tirer de la mortalité que nous avons observée dans ces soixante-un cas füt exacte, il faudrait que nous eussions, pendant un temps donné , recueilli toutes les observations des malades atteints de fièvre typhoïde admis à l'hôpital des Enfants. C'est ce que nous n'avons pas pu faire. Et même, en supposant cette condition remplie, le résultat de nos calculs ne serait pas probablement l'expression de la vérité. Pour établir un pronostie solide sur la fièvre typhoide , il faudrait l'avoir observée dans toutes les saisons pendant dix ans, et encore nous doutons que, même avec deséléments statistiques aussi considérables , on püt arriver à des conséquences rigoureuses. Aucune maladie , plus que la dothinentérie , n'est trompeuse dans sa terminaison. Que de fois on a cru perdus sans ressources des malades qui, peu de jours plus tard, entraient en convalescence ; tandis que d’autres, au contraire, dont l'affection paraissait légère, n’ont pas tardé à succomber ! Autant que nous le pourrons, nous nous appuierons sur des chiffres, dans la discussion où nous allons nous engager; mais souvent nous ne pourrons établir que de simples présomptions, qui auront besoin de recherches ultérieures pour passer au rang de vérités démontrées.

Nous avons dit tout à l'heure que nous ne pouvions pas estimer la mortalité dans la fièvre typhoide par celle des seize enfants dont nous avons eu l’occasion de pratiquer l’autopsie. En effet, parmi ces seize malades , l’un, sorti guéri de l'hôpital, y rentra atteint d’une pneumonie à laquelle il succomba. Un autre, également guéri, mourut d’une variole intercurrente. Enfin un troisième, en pleine convalescence, fut victime d’une double pneumonie. Cela réduirait donc la mortalité à treize

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