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(4) Die Kinderkrankheïiten systematisch dargestellt von Johann Vendt.
| 7 re outre, on trouve partout des traces de destruction des solides, et dé décomposition des liquides. »
: En terminant cette citation , nous pouvons faire une remarque que nous aurons souvent occasion de répéter ailleurs, c’est que les travaux de l'école allemande brillent plus par le luxe de leur science thérapeutique que par l'exactitude de leurs descriptions anatomo-pathologiques. Toutefois, l'exposé des symptômes de la maladie décrite par Vendt est assez détaillé pour que nous ne puissions méconnaitre ceux de l'affection typhoïde, et, parmi les altérations anatomiques si incomplétement décrites, la lésion des ganglions mésentériques est assez clairement indiquée pour ne nous pas laisser le plus léger doute à cet égard. Ce travail de Vendt sur la fièvre mésaraïque a été reproduit plus tard textuellement dans les collections de Riecke et de Mezler.
Billard, dans son Traité des maladies des enfants nouveau - nés (1828 ), prétendit que l’inflammation de l’appareil folliculaire de l’intestin ne donnait lieu aux symptômes de la fièvre putride maligne que chez les enfants déjà un peu avancés en âge, tandis que chez les plus jeunes elle se montrait avec les caractères propres à l’entérite simple. I cite à l'appui de son opinion deux observations, l’une d’une fille de vingt-quatre jours, dont la maladie dura près d’un mois; l’autre d’un enfant de treize mois, qui mourut au bout d'une vingtaine de jours environ.
Le traité de Henke, dont la dernière édition a été publiée en 1837, contient une description succincte des phlegmasies abdominales chez les enfants. C'est à peine si l’on peut trouver dans la maladie décrite sous le nom d'inflammation de la membrane muqueuse intestinale quelques-uns des symptômes de la fièvre typhoïde; du reste, l’absence de tous détails anatomiques nous laisse dans l'incertitude sur la nature de la maladie dont l’auteur a voulu parler.
MM Evanson et Maunsell (1) ont décrit la fièvre typhoïde en deux
(4) Practical treatise on the management and diseases of children, 1836.
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endroits de leur ouvrage, sous les noms d'iéitis et de fièvre rémittente. Pour eux, l’iléitis comprend toutes les inflammations simples ou spécifiques de l'intestin ; ils reconnaissent, toutefois, qu'une des variétés les plus importantes est celle décrite sous le nom d’entérite folliculeuse ; ils ajoutent que cette forme est fréquente chez les enfants. Cette assertion n'est, du reste, appuyée d'aucune preuve : d'après eux, l’ulcération est une suite nécessaire de l’inflammation folliculeuse; elle peut même se terminer par une perforation des parois intestinales, etc. etc. La description des symptômes est plus détaillée que celle d’Abercombie, maiselle s’en rapproche en ce sens que les auteurs n’établissent de distinction dans les symptômes que d'après la gravité de la maladie, et non d’après sa spécificité. Le diagnostic différentiel est traité avec assez de soin, et c’est avec raison que MM. Evanson et Maunsell insistent sur les accidents du côté du système nerveux, qui souvent, disent-ils, ont été regardés, par des observateurs inexpérimentés, comme l'indice d’une affection cérébrale, tandis que, au contraire, ils sont purement sympathiques de l’inflammation de l'intestin. Quant à la description de la fièvre rémittente, elle se rapproche beaucoup de celle de Vendt: «En classant la fièvre rémittente des enfants parmi les affections des voies digestives, disent les auteurs, nous faisons déjà connaître notre opinion sur son origine et sa nature; car, quelles que soient les variétés que présente cette maladie, nous sommes convaincus qu'elle est purement consécutive aux lésions des organes digestifs, etc.
Nous nous abstiendrons d'exposer d’une manière détaillée les caractères qui constituent la fièvre rémittente de MM. Evanson et Maunsel!, pour éviter d’inutiles répétitions.
Le traité le plus récent publié en Allemagne sur les maladies des enfants, celui de Meissner (1), qui a paru à Leipzig en 1838, contient
(1) Die Kinderkrankheiten nach den neuesten Ansichten und Erfahrungen, ete. , vou Friedrich-Ludwie Meisner.
une description de la fièvre typhoïde des enfants beaucoup plus complète que toutes celles que nous avons citées jusqu'ici; mais nous craignons que son auteur n'ait conclu de ce qui existe chez l’adulte à ce
qui doit exister chez l'enfant. Sa description de la maladie, les auto-
rités qu'il cite, nous le font présumer, et la manière dont il a traité
d’autres points de la pathologie infantile (la péricardite, en particulier)
ne fait que nous confirmer dans notre opinion.
Quoi qu'il en soit, nous allons citer les propres paroles du médecin de Leipzig. « L'inflammation folliculeuse des intestins est une inflammation locale qui atteint spécialement les plaques de Peyer et les folli: cules isolés, et consécutivement les ganglions mésentériques. Cette affection est le plus ordinairement précédée de prodromes qui con: sistent dans du malaise, de l’anorexie, du dégoût, une certaine inquiétude ; puis surviennent de la fièvre, une soif vive, des douleurs de tête et de la diarrhée. Pendant toute la maladie, la faiblesse est grande, Je visage est altéré, les pommettes sont colorées, les réponses difficiles ; on dirait que les malades sont obligés de rassembler toutes leurs forces pour comprendre la question la plus insignifiante, Les organes des sens sont obtus; il y a des étourdissements et des douleurs de tête chez les plus âgés. À mesure que la maladie suit son cours, les yeux s’enfoncent dans les orbites, le nez s'effile, les narines et les lèvres deviennent noires et sèches; la peau a une chaleur aride; le pouls est le plus souvent petit, rétréci; la langue est sèche, rouge aux bords et à la pointe, quelquefois aussi humide et sale, couverte d'un enduit blane on casécux; l’haleine est fétide ; l'urine, rare, plus ou moins foncée, dépose abondamment; la région du cœcum et du colon ascendant est douloureuse. À ces symptômes se joignent bientôt de la diarrhée, du météorisme et du gargouillement. Les carac- ‘tères anatomiques de la maladie consistent dans le gonflement et l’ulcération des glandes de Peyer, la rougeur, l’hypertrophie et le ramollissement des ganglions mésentériques. »
On sera peut-être étonné que nous n’ayons guère fait mention jusqu'ici que des travaux des auteurs anglais ou allemands ; mais les
ouvrages que nous avons cités, quelque incomplets qu'ils soient, sont les seuls dans lesquels on puisse trouver une description de la fièvre typhoïde des enfants. Comme nous le disions en commençant, les auteurs français n’ont étudié que la fièvre typhoïde de l'adulte, et c'est à peine si cette maladie a trouvé place dans les traités rares et incomplets publiés dans ces dernières années, en France, sur les maladies des enfants. Pouvons-nous, en effet, donner le nom de description à ce que dit Eusèbe de Salles du typhus ou fièvre maligne des enfants ? « Les symptômes qui annoncent cette maladie à son début, dit le traducteur d'Underwood, sont plus souvent de la fatigue et de l’abattement qu'un véritable frisson. Très-souvent il y a des anxiétés précordiales, auxquelles succèdent de la chaleur, des douleurs de tête, avec une soif très-forte et de l’insomnie. Le second jour, il y a une rémission très-manifeste, d’abord bien régulière, et qui, sans l'être autant dans la suite, reparait à certains jours pendant toute la durée de la maladie : celle-ci se prolonge jusqu'à la troisième ou quatrième semaine; après ce temps, le petit malade entre d'ordinaire en convalescence, si on l’a bien soigné.» On conçoit que, dans un ouvrage publié en 1823, avant les beaux travaux de M. Louis sur la fièvre typhoide, on ait pu glisser aussi légèrement sur une maladie qui n’avait pas encore attiré l'attention des observateurs. Mais un reproche plus grave ne doit-il pas être adressé à M. Berton, qui, en 1837, réunit dans un même tableau toutes les phlewmasies intestinales, entreméle toutes les espèces aiguës on chroniques, graves ou légères, simples ou spécifiques, de Façon qu'il est impossible d'extraire d’une deseription aussi confuse les traits saillants qui caractérisent l’inflammation folliculeuse des intestins grèles ?
Si les traités généraux et les monographies spéciales restent presque muets sur la dothinentérie des enfants, on peut, jusqu’à un certain point, retrouver dans les journaux de médecine les membres épars de cette maladie. Dès l’année 1833, un assez grand nombre d’observations sur Ja fièvre typhoide des enfants ont été insérées dans la Gazetle médicale et la Lancette française. Ces faits sont, en général,
détaillés, recueillis avec soin, et suivis de réflexions intéressantes : nous n'oublierons pas de les citer toutes les fois qu'ils présenteront quelque chose de remarquable.