Ils demanderaient à communier souvent, et ils
triompheraient tous par la vertu de ce sacrement. J'ai connu plusieurs de ces pauvres malades que le travail forcé du jour n'avait pu dompter, que la prière même n'avait pu guérir, j'en ai vu, que l'on avait essayé de réduire par la pénitence et par des jeûnes effrayants (on est bien obligé quelquefois d'enchaîner des fous furieux; de les priver de nourriture et de sommeil), et ils avaient résisté à tout. En vain des médecins habiles et pleins de tendresse, je veux dire des prêtres, leurs confesseurs, les voyaient, chaque jour et leur prodiguaient mille soins... ils étaient toujours aussi faibles, aussi malheureux, toujours aussi insensés. Leur folie était jugée incurable, quand on leur a dit de communier, de communier tous les jours, et Dieu a béni celte inspiration, béni ce remède et leur obéissance; ils ont été guéris... C'était fini, à jamais fini, je l'espère, car il y a des années qu'ils persévèrent dans la plus parfaite sagesse et la plus saine raison de la foi victorieuse. Le pain des forts leur a donné le courage de la lutte et la gloire du triomphe. Le vin qui fait germer les vierges les a transformés; et depuis, ce sont des anges sur la terre, des anges dans la chair, Angeli enim sunt, anfjeli in carne.
0 belle vertu de pureté, ô gloire incomparable de la virginité, qui pourra dire tes charmes et ton bonheur ! Ceux qui sont purs sont les vrais sages de la terre ; ce sont les seulsamis du Roi des cieux. — Les aines pures suivront partout l'Agneau dans la patrie; les vierges
sages porteront une auréole de lumière, un diadème de gloire, el seules elles chanteront un cantique éternel, un cantique toujours nouveau. — Yirgines enitn suntl — Angeli in carne l