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SIÈGE ET NATURE DES MALADIES EN GÉNÉRAL

Tous les phénomènes qui se passent chez l'être vivant , ont pour cause prochaine , des instrumens matériels , sans lesquels on ne pourrait concevoir leur existence -, aucune fonction, depuis la production mécanique d'un mouvement , la formation du chyle jusqu'à la manifestation de la pensée , n'est soustraite à cette loi générale de la nature •, toutes consistent dans Faction plus ou moins appréciable d'un certain nombre de ces organes; la force qui les anime, est aussi impuissante , sans eux , que le calorique sans l'eau , dans une machine à vapeur. Les phénomènes vitaux sont si mystérieux dans leur formation, que le physiologiste doit se contenter de les observer et de chercher a leur assigner une condition inséparable de leur production, sans vouloir pénétrer des secrets qui nous seront probablement toujours inconnus. Que l'observation marche toujours en première ligne ; les hypothèses viendront assez k temps

INTRODUCTION. 4g

pour satisfaire une imagination plutôt avide de merveilleuXj qu'amie de ia vérité. Quant aux phénomènes auxquels on ne peut assigner un agentparticulier,îes observer,accuser la faiblesse de nos moyens, sans les supposer hors de la loi que nous venons d'établir ; tel doit être le rôle de l'observateur éclairé. Ce n'est que depuis qu'on a ainsi commencé à considérer le corps vivant , que la physiologie a fait d'imm.enses progrès. L'étude dtis phénomènes morbifiques , ou la pathologie , qui a pour but la connaissance des changemens qui surviennent dans l'exercice ordinaire des fonctions, n'est pas toujours a la hauteur des principes que nous venons d'émettre.

Puisqu'aucun phénomène ne peut être indépendant de l'organisation, tout changement dans la manifestation de ce phénomène , ou l'apparition de nouveaux , doit dépendre d'un changement dans l'organe qui leur donne naissance ;^ l'altération organique constitue essentiellement la maladie , la lésion de la fonction n'en étant que la suite, le symptôme; ainsi , dans la péripneumonie , la respiration n'est altérée , que parce que le poumon l'est luimême. Toutes les fois donc , qu'on observe des j variations , des désordres dans l'exercice des facultés de la vie , ou doit en rechercher la cause

5o INTRODUCTION.

immédiate dans les agens sans lesquels ces facultés ne peuvent exister ; dans le plus grand nombre des cas , on rencontrera des altérations de texture , qui expliqueront suffisamment ces variations , ces désordres : et quand nous n'en apercevrons pas , nous les admettrons par analogie, accusant alors l'imperfection de nos sens, le défaut de connaissances anatomiques, et nous rappelant , que les lésions les plus légères des organes très-importans , peuvent causer les plus grands troubles.

La connaissance exacte de l'intérieur de tous nos organes, dans l'état sain, n'est point encore assez avancée, pour que nous puissions toujours reconnaître les changemens qui s'opèrent en eux , dans les maladies ', quelquefois , d'ailleurs , l'altération de tissu est si peu de chose , que nous ne l'apercevons pas , ou que nous ne pouvons concevoir qu'elle soit la cause des phénomènes que nous avons observés : quelle lésion de la substance cérébrale , peuvent produire quelques gouttes de sang épanchées dans l'intérieur du crâne , d'où résultent cependant , des accidens qui mettent la vie en danger? Ici, la cause est matérielle , la compression dès fibres cérébrales est évidente , et cependant , l'inspection de l'organe ne nous offrira rien de distinct de l'état sain , rien qui puisse nous

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rendre raison des symptômes que nous aurons observés. Par ce seul exemple , on peut juger de la difficulté qu'on doit éprouver dans la recherche de la cause prochaine des maladies des organes , qui , comme le cerveau , sont trèscompliqués dans leur texture, et très-caches dans l'exercice de leur action.

Quand les pathologistes , n'ont pu apercevoir aucuns changemens de tissu dans un organe dont les fonctions sont altérées, ils ont supposé qu'il n'en existait pas , et ont regardé la maladie , comme affectant le principe 'vital ^ les propriétés vitales , ou même Vâme , ou ils en ont placé le siège dans les nerfs ; ils ont désigné ces maladies par les noms de lésioTis uitales , Lésions nerveuses. Nous avons déjà vu ce qu'on devait penser de ces dernières, voyons ce que pourraient être les premières.

Malgré toutes les théories qu'on a faites sur le principe a>ital , ne peut-on pas encore se demander ce'quec'est^ est-ce un être particulier, ou bien les effets (jue nous lui attribuons sontils inhérens à un arrangement particulier des molécules de nos organes ? si c'est un principe, connaît-on sa nature , plus que celle du principe de la chaleur ? N'est-ce pas seulement par les changemens qu'éprouvent les corps soumis à leur influence, que nous pouvons apprécier

l'existence de l'un et de l'autre? Connaîtrait-on la faculté que possède le calorique , de vaporiser certains corps , si tous lui résistaient comme le platine ? ce sera donc dans les organes que nous devrons reclierclier les altérations du principe vital, supposé qu'il en ait, puisqu'il ne manifeste son existence que par eux. Tout changement dans l'un, doit se communiquer aux autres , pour qu'il devienne sensible.

Ce que nous venons de dire du principe vital, nous pouvons l'appliquer en grande partie aux affections de rame j en effet, ce dernier principe, tel que l'admettent les métaphysiciens, étant immatériel , ne peut être altéré en aucune manière, et doit être intrinsèquement toujours le même dans toutes les circonstances de la vie. Mais tant que l'âme reste unie au corps/, elle ne. peut exercer ses facultés que conditionnellement et par l'intermédiaire d'organes soumis , comme tous les autres, aux lois qui régissent l'économie, susceptibles d'altérations qui les empêchent d'exercer convenablement les fonctions dont ils sont chargés : le principe est intact , sesagens seuls sont malades. Cest sous ce point de vue, qu'on doit envisager les maladies de l'âme, si l'on veut être d'accord avec la raison , sans se trouver en opposition avec les idées reçues, sur l'existence de cet être immatériel et immortel.

Sous le nom générique de propriétés futaies , on a compris la cause d'une multitude de phénomènes divers , très-différens les uns des autres , mais qui sont tous inséparables d'appareils organiques. On a appelé ainsi , ou de véritables fonctions, qui ne diffèrent en rien des autres , comme la contraction musculaire , la faculté de recevoir des impressions -, ou la propriété qu'ont tous nos organes d'apprécier les différens stimulus avec lesquels ils sont en rapport dans l'exercice de Itiur action , et de réagir sur eux ; double faculté , connue 60US le nom d'irritabilité , cette propriété est îa vie elle-même , résultat de l'animation de la matière, et ne peut être altérée sans un changement quelconque , primitif ou secondaire , dans le tissu de nos organes. Nous renvoyons d'ailleurs a ce que nous venons de dire sur le principe vital.

On doit 4onc poser en principe, que tous les phénomènes morhifiques ne peuvent exister sans une altération quelconque de Uorgane qui en est le siège , et que les lésions purement nji^ taies sont inadmissibles Çi^.

Ceci admis, voyons ce qu'on entend par

(i) Je reviendrai sur ce sujet, dans le chapitre consacré aux ouvertures cadavériques , en traitant des altéi-a* tions organiques , en générai.

nature d'une maladie, et comment on parvient à en fixer le siège.

On entend par nature d'une maladie , le mode d'altération de l'organe affecté , ou de ses fonctions f s'il ne présente aucun changement physique visible j ainsi , on dit que la pleurésie consiste dans une inflammation de la plèvre , et i'amaurosis, dans la perte de la sensibilité du nerf optique. Si l'anatomie parvient à nous dé- Toiler tous les mystères de l'organisation , si nos sens peuvent en saisir tous les détails , reconnaître toutes les différences qu'y apportent l'âge , le sexe , les tempéramens , les affections diverses, nous pourrons apprécier la nature positive de toutes les maladies ; en attendant , nous sommes obligés d'en désigner un certain nombre par le changement d'action des organes , sans cause physique apparente , cause dont la connaissance serait si essentielle pour établir des moyens rationnels de traitement.

Le siège d'une maladie , se détermine par l'observation: i.° des troubles et des phénomènes nouveaux qui se manifestent dans les fonctions de l'organe malade , ou dans les organes avec lesquels il a des rapports sympathiques ', 2.° des dérangemens physiques de volume , de forme , de situation et de texture , 4e la partie affectée.

Les altérations organiques sont les signes les plus certains des maladies-, mais souvent on ne peut les reconnaître qu'après la mort; elles servent alors a confirmer ou à infirmer le jugement qu'on a porté pendant la vie , et instruisent pour les cas qui se présenteront avec les mêmes apparences, pourvu toutefois qu'elles aient été constatées sur plusieurs sujets aifecté^des mêmes symptômes.

Cependant, on parvient aisément a fixer le siège de phénomènes morbifiques , si les fonctions déran£[ées ont des causes bien connues, auxquelles on puisse remonter -, ainsi , dans la paralysie musculaire, dans la goutte sereine , et nous pouvons le dire , dans la folie, le système nerveux étant le siège des facultés lésées, doit l'être aussi des désordres dont ces facultés sont atteintes.

Nous nous bornerons a l'exposition générale de ces principes, dont nous ferons, d'ailleurs, des applications particulières dans l'étude de la maladie qui fait l'objet spécial de ce travail ; cependant, auparavant d'aborder notre sujet, nous allons nous occuper d'établir, d'une manière générale, quelles règles on doit suivre pour distinguer, parmi les lésions de plusieurs appareils organiques, celles qui sont primitives , principales , de celles au contraire qui ne §ont

que la suite de celles-là, et que pour cela on nomme sympathiques. Ces considérations nous serviront d'autant plus , qu'il s'agit peut-être bien moins de déterminer quel est le caractère et le siège des symptômes essentiels de la folie , que de savoir si leur développement est primitif ou consécutif à l'altération d'autres organes , cause ou effets de ces mêmes altérations. C'est réellement là que gît toute la question -, c'est à la résoudre que doivent tendre tous nos eiforts : on doit entrevoir dès-a-présent conabien elle offre d'intérêt, de quelle importance est sa solution , pour l'établissement de moyens rationnels de traitement. En effet, détruisez la cause primitive , et presque toujours les pbénomènes sympathiques disparaîtront : suhlatâ causa , tollitur effcctus (Celse.) Commencer , au contraire, par attaquer ceux-ci, c'est vouloir, pour appaiser un vaste incendie , s'amuser d'abord à éteindre les parcelles de feu lancées au loin par le vent , au lieu de porter tous ses moyens au foyer lui-même.

Tous nos organes , quoique distincts les uns des autres, par leur texture et leur mode d'action , se ressemblent cependant par plusieurs des élémens qui entrent dans leur composition j tous sont formés de tissu lamineux , de vaisseaux sanguins et lymphatiques, et de nerfs 5,

le cerveau lui-même reçoit avec ses artères antérieures , des filets du tri-splanchnique. Cette trame vasculaire et nerveuse , établit une communication plus ou moins directe entre toutes les parties du corps , communication qui peut 'nous rendre i-aison de l'influence réciproque que nos organes ont les uns sur les autres , des sympathies de quelques-uns , du consensus général qui existe entr'eux , enfin , de l'espècie de solidarité établie entre toutes les fonctions. Il est d'observation , que deux fonctions un peu importantes, ne peuvent s*exercer en même temps , avec énergie j ainsi, pendant la digestion, la respiration est lente, les sens peu aptes a recevoir les impressions , les facultés intellectuelles peu actives, il y a tendance au repos et au sommeil : pendant une contention forte de l'esprit, les forces de la vie semblent se concentrer vers le cerveau, la respiration se rallentit, Tappétit est nul , la digestion se fait mal ou pas du tout. Il nous serait facile de multiplier ces exemples, si fréquens dans l'économie j riiomme malade va nous en fournir de frappans. Toute lésion subite , quelquefois même lente, d'un organe important, occasionne presque toujours des troubles dans l'action d'un certain nombre des autres organes, quelquefois dans tous : en sorte , qu'il y a fort peu de ma-»

ladies tout-a-fait bornées a leur siège essentiel. Ainsi , dès le début de presque toutes, et après les opérations chirurgicales, il survient: perte d'appétit, chaleur, accélération du pouls, fréquence de la respiration, etc. Dans beaucoup d'affections abdominales , il survient du délire , des convulsions , du coma j on a vu des vers intestinaux causer l'épilepsie , des convulsions , ramaurose, etc. Ces exemples, nous suffisent , pour démontrer qu'un organe malade , peut , par réaction , troubler l'action d'un autre organe. Il nous reste a établir quelques règles , pour, dans un grand nombre de phénomènes morbifiques de différentes natures , distinguer ceux qui sont primitifs , essentiels , d'avec ceux qui ne sont que secondaires ou sympathiques. 1 .° On examinera si l'un des organes affectés , lie l'est pas primitivement et d'une manière assez grave , pour donner lieu aux désordres qui se manifestent ailleurs , et si ceux-ci ne se présentent pas ordinairement dans les mêmes circonstances. Ainsi, dans une maladie qui semble géyiérale, on reconnaît une inflammation grave des intestins , de la plèvre ou du poumon , le malade se portait bien auparavant qu'elle ne survînt , point de doute que tous les troubles ne partent de ces points-là. Ce sont aussi , les cas les plus simples, et où il est difficile de se méprendre^

2.® On ne peut distinguer par l'observation seule des symptômes, quelle série de pHénomènes s'est manifestée la première , et a ensuite provoqué le développement des autres : on devra alors reclierclier si Tune des maladies , ne reconnaît pas pour cause , une influence étran^ gère qui la produit souvent, et si les symptômes qui se présentent ailleurs, ne l'accompagnent pas ordinairement. L'un des organes a été vivement affecté , les autres n'ont rien éprouvé de la part des agens extérieurs , tout porte a croire que le premier est l'auteur des maux des seconds ; nous faisons à dessein ces suppositions, parce que nous aurons souvent occasion d'en faire l'application a l'étude de la folie.

3." Il est des cas embarrassans, où l'observation despliénomènesmorbifiques,et la recherche des causes extérieures, ne sont presque d'aucune utilité pour parvenir a reconnaître l'organe primitivement affecté : c'est sur-tout alors,que la sagacité du médecin doit venir au secours de l'art. L'observateur éclairé , jugera du cas qui se présente , par d'autres semblables , où des circonstances , que nous venons d'indiquer , lui ont permis de porter un jugement certain. Si des observations antérieures démontrent, que l'un des organes actuellement affectés , l'est presque toujours primitivement, il est niiturel de supposer , et

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même d'admettre , en attendant des preuves du contraire , qu'il est encore cause des phénomènes sympathiques qui se passent ailleurs.

La considération de l'influence réciproque des organes actuellement malades, dans toutes les circonstances de la vie , sera souvent d'un grand secours, pour assurer le jugement ; s'il est prouvé, par exemple, que l'un d'eux exerce > en général» une grande influence sur les autres , et que ceux d ne réagissent que peu , ou même point sur lui, on sera porté a penser, à part les raisons qui pourraient prouver le contraire , que l'altération du premier, est la cause de la maladie des derniers. Il se manifeste des phénomènes morbifiques, d'un coté dans le cerveau, et de l'autre dans les poumons, le cœur, le foie ou le canal alimentaire ; aucune circonstance ne peut nous indiquer si l'affection du premier est primitive ou secondaire, cause ou effet de la maladie des derniers y nous ferons alors le raisonnement suivant :dans toutes les circonstances de la vie, le cerveau exerce un eiispire immense sur toute l'économie ; sor? action continue , est essentielle a l'exercice de toutes les fonctions j quelque légère que soit une lésion de cet organe , dès qu'elle est subiieelle produit des troubles presque généraux : on connaît les effets des aifections de l'âme ^

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mliérentes k la faculté de penser, a l'exercice de laquelle , comme nous Payons vu , le cerveau est indispensable , sur le reste de l'organir sation ; tandis que le plaisir et la joie modérée entretiennent la santé, les ckagrins , les accès décolère, la détériorent plus ou moins promptement j on a vu une émotion vive et subite de l'âme produire des palpitations, des défaillances , une ictère ou même la mort. Les poumons , au contraire , exercent si peu d'induence sur le cerveau, que leurs fonctions, saines ou altérées, ne modifient presque jamais son action -, tous les jours, on voit des malades atteints de plitliisie , ou de péripneumonies aiguës , mourir sans dérangemens dans les facultés intellectuelles. Le coeur, le foie sont a-peu-près dans le même cas que les poumons -, Itîs anévrysmes du premier, les kystes , engorgemens ou transformations graisseuses du second , terminent souvent la vie des individus, en laissant l'intelligence parfaite, jusqu'à la fin de Texistence. Quelle apparence y a-t-il , d'après ces considérations , que les poumons , le coeur ou le foie , puissent causer souvent des affections de l'encéphale ? et dans le cas d'altérations qui paraissent simultanées , quoique l'une d'elles soit primitive , n'est- il pas raisonnable de supposer que ce dernier orgai^e en e§t le siège?

Le canal alimentaire, paraît avoir des rapports plus intimes avec Tencéphale j ce qui peut tenir k la communication directe établie entre ces deux organes, au moyen des nerfs stomo-gastriques ', si les fonctions digestives peuvent être troublées facilement par l'influence cérébrale , nous avons déjà remarqué , que pendant leur exercice , la faculté pensante perdait beaucoup de son énergie j il est un grand, nombre d'hommes de lettres ou de cabinet , habituellement constipés , qui ne peuvent exercer leur esprit qu'après s'être débarrassé le reclum au moyen de lavemens j peu de maladies, causent aussi promptement du délire, que les inflammations de l'estomac et des intestins. L'observateur, privé de tout autre moyen que ces considérations , pour décider lequel de ces deux appareils organiques a été affecté le premier, quand ils paraissent l'avoir été en même temps , se renfermera dans le doute , attendra que des événemens ultérieurs viennent lui fournir des motifs de pencher plutôt d'un côté que de l'autre ; tels seraient, la disparition de la maladie de l'un , par la seule diminution de l'intensité des symptômes de l'autre 3 la gravité qu'acquerrait celle-ci , d'où naîtraient des |)hénomènes sympathiques dans d'autres séries d'organes , etc. C'est sur-tout dans ce^ cas

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embarrassans , heureusement assez rares, que la méthode expectante est indiquée j attendre et parer aux accidens du moment, telle doit être la conduite du médecin éclairé.

Je me borne à cette courte exposition d'idées générales , qui , loin de m'avoir guidé dans l'étude de la folie, m'ont au contraire été suggérées par cette étude même , et par l'observation d'un grand nombre de faits qui se trouveront épars dans les six difFérens chapitres de cet ouvrage (i).

(i) Qu'on remarque , d'ailleurs, que notre manière de voir ici , ne préjvige en rien la grande question des maladies regardées jusqu'à présent comme primitivement générales ; question du plus haut intérêt, et qu'il importe tant d'éclairer par des recherches suivies et étrangères à tout esprit de secte ou de parti , tout aussi dangereux en médecine qu'en politique. Nous n'avons entendu parler, que des altérations qui paraissent s'être développées en même temps dans plusieurs séries d'organes, mais dont l'une est réellement primitive, et cause des autres. J'aurai occasion , dans le chapitre consacré aux ouvertures de corps , d'exposer mon opinion sur ces affections qu'on appelle fièvres.

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