AIRES
lats vésaniques simples, elle provoque aussi des accidents cérébraux et médullaires offrant tous les caractères de la paralysie générale, M. Rey en a observé un cas au Brésil chez une lemme qui avait contracté des accès pernicieux dans la région des Amazones, el qui quelques mois après, fut prise de troubles intellectuels et de troubles de la motilité et de la parole ; la médicalion quinique à haute dose et l'hydrothérapie amenerent assez rapidement la disparition de {ous ces désordres.
Nous donnons une seconde observation, communiquée par M. Rey, ayant offert tous les symptômes de la paralysie générale : le sujet a succombé après avoir présenté toutes les phases de cetie maladie.
Berthier dit qu'en consultant les registres de l'asile d’Auxerre, il y a découvert la mention d’un cas de paralysie générale consécutive à des fièvres périodiques, et dont l’autopsie ne révélait en aucune façon les lésions matérielles propres à ce genre d'affections.
Bard (de Beaune), a publié une observation de paralysie générale consécutive à une fièvre double tierce et quinze Jours après la fin des accès fébriles, les forces du malade diminuèrent, il survint de la parésie des membres mférieurs, puis des membres supérieurs, de l'hésitation et de la lenteur de la parole, du bégayement, de la demi-démence et de la stupeur. Le malade finit par guérir.
Lemoine rapporte un cas de paralysie générale, et affirme que si elle n’a pas été constatée plus souvent, t'est parce qu'elle n’a pas été cherchée.
Dans la plupart des cas il s’agit de pseudo-paralysie générale se terminant par la guérison. Cependant la seconde observalion de M. Rey semble indiquer que la paralysie générale vraie peut être la conséquence de l'infection palustre.
l examen des différentes opinions et nos observations per
x ? Q u sonnelles ne permettent pas de conclure à l'existence d’une
nor
forme de folie spéciale au paludisme qui puisse prendre place ans le cadre nosologique. On ne peut nier cependant qu'il n'existe des symptômes analogues et une physionomie commune parmi les malades observés.
En tout cas il y a lieu de distinguer et il est possible d’établir une différence entre les troubles psychiques tenant aux manifestations aiguës de l'impaludisme, c’est-à-dire pendant l'accès, et les troubles psychiques survenant dans la période apyrétique.