OU EST LE REMÈDE
cruels, logiciens impitoyables pour la gloire des
libres penseurs, et cependant logiciens moins cruels et moins impitoyables pour la société que ces libres penseurs qui ont promis de la régénérer en proclamant la licence et l’anarchie de la raison, et qui n’ont été que les timides précurseurs de tous, ceux qui voudront faire du désordre avec leurs principes.
Qu’il soit permis de le redire encore, il ne s’agit pas de désavouer la liberté de l’esprit humain, mais sa licence ; il ne s’agit pas de nier la raison universelle, mais la raison égarée de notre siècle : elle seule a fait le mal , elle seule peut le réparer. Qu’elle pose des limites à sa périlleuse souveraineté. Là est le remède ; là est le salut de la société. Il s’agit donc de solliciter cet ange déchu, cette victime enivrée de l’adulation des libres penseurs, d’ouvrir les yeux aux vérités sociales que la révélation divine nous a enseignées , et aux vérités politiques que la main généreuse de la Providence avait écrites dans l’histoire des révolutions accomplies sous les yeux de nos pères, et qu’elle semble avoir
10 OU EST LE MAL
voulu écrire de nouveau dans les bouleversements immenses dont nous avons tous été acteurs ou témoins.