‹ De la formation du blastoderme dans l'uf d'oiseauChapitre 14 sur 23 · DLVAIi · texte numérisé non relu

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de ces noyaux, et sur les diverses interprétations auxquelles ils ont donné lieu au stade de la formation du bourrelet entodermo-vitellin. Quoique Sarazin, sur l'œuf de Lézard, et Motta- Maia, sur l'œuf de Tourterelle (voy. ci-dessus p. 62), aient parlé de ces noyaux, c'est encore Gœtte, dont les travaux sont antérieurs, qui nous paraît avoir fourni à cet égard les observations les plus précises, « Avec de forts grossissements, dit-il {op. cit. , Arch. f. mikroskop. Anat., t. X, p. 148), j'ai constaté dans la couche de vitellus sous-jacente aux sphères de segmentation la présence de noyaux semblables à ceux qui se trouvent dans ces sphères elles-mêmes. Autour de quelques-uns de ces noyaux apparaissaient des sillons, qui n'arrivaient pas encore à circonscrire complètement la masse de vitellus correspondante, mais s'étendaient seulement plus ou moins loin . C'est là évidemment un processus de segmentation en voie de se poursuivre, mais les recherches ultérieures m'ont montré que cette formation de nouveaux produits de segmentation est très lente et tardive, constitue un mode particulier de segmentation secondaire, et que les éléments qui en dérivent sont destinés à un rôle spécial...» Et plus loin (p. 151) il explique que ces noyaux, situés dans le vitellus, au-dessous de la cavité de segmentation, proviennent de la division de noyaux primitifs dont l'autre moitié est restée dans les sphères de segmentation du germe; « cette interprétation, basée sur des observations directes, est bien plus rationnelle du reste que celle qui admet une formation nouvelle (spontanée) de noyaux dans le vitellus, surtout depuis que nous savons que, dans l'œuf de Batracien à segmentation totale, la segmentation, très active au pôle supérieur, ne se poursuit que très lentement vers le pôle inférieur, et j'ai essayé de montrer, dans mes études sur le développement du Crapaud, comment cette lenteur dans la marche des sillons est en rapport avec le volume considérable des segments qu'ils circonscrivent, de sorte que sur les gros œufs méroblastiques la segmentation doit devenir extrêmement lente et même s'arrêter tout h fait à mesure qu'elle atteint la gigantesque masse de vitellus nutritif. A ce moment

d'arrêt il n'est donc pas étonnant de trouver des noyaux libres dans les régions sous-jacentes aux parties segmentées. » Nous signalons spécialement ce dernier passage comme renfermant, à notre avis, une des vues les plus nettes qui aient encore été émises sur le parallèle de la segmentation dans les œufs holoblastiques et les œufs méroblastiques, et sur l'origine des noyaux libres dans le vitellus sous-jacent à la cavité de segmentation. Gœtte, du reste, consacre à ce parallèle une série de considérations pour lesquelles nous renvoyons au mémoire original (p. 152, 153, 154), et il termine en faisant remarquer (p. 155) qu'on trouve souvent plusieurs noyaux dans les gros segments des Batraciens, ce qui est en rapport avec ce fait bien connu que la division du noyau précède celle de la cellule; de sorte que le vitellus à noyau libre représente des parties oîi les noyaux se sont divisés, mais où le vitellus qui les entoure n'est pas encore segmenté, cr La distinction des œufs à segmentation totale et à segmentation partielle n'est donc pas absolue, ditil, et, pour l'œuf d'Oiseau en particulier, on ne peut plus admettre que la cavité de segmentation (cavité sous-germinale) marque la limite entre les parties qui sont capables de se segmenter et celles qui ne le sont pas. » Nous admettons complètement ces vues (à rapprocher de la conclusion n"l) (1). 7° Le blastoderme de l'œuf fraîchement pondu se compose de deux couches de cellules; les cellules de la couche supérieure, disposées sur une seule rangée, sont nettement différenciées de manière à constituer un feuillet externe, un ectoderme, ayant déjà ses caractères définitifs; les cellules de la couche inférieure sont à l'état de sphères de segmentation, de volumes très divers, et ne constituent pas encore un véritable feuillet blastodermique, mais une masse irrégulière, aux dépens de laquelle se constitueront d'une part /'entoderme, d'autre part le mésoderme. On peut donner à cette masse le nom. de masse entodermique pri-

(1) MoUa-Maia {op. cit., p. 89) indique aussi la présence de ces noyaux libres, dans l'œuf non fécondé, fraîchement pondu, de la Tourterelle ; mais il ne s'explique pas clairement sur l'origine qui doit être attribuée à ces noyaux.

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MITIVE, et, à mesure qiielle s étale et s'amincit, le nom ^/'ento- DERME pRniiTiF, en indiquant par ce nom rjuon a affaire à une couche qui doit se diviser ultérieurement en 3Iésoderme et en

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