Oreille pathologiquement déformée
2. Oreille congénitalement déformée . 3 Oreille congénitalement déformée^
Les causes de la dégénérescence de la jeune Félicie (21 ans) ne sont pas moins significatives. « Seulement, à la misère excessive des parents, il faut joindre des causes d’immoralité qui n’existaient pas chez les parents de Victoire. La mère est, du reste, peu intelligente et ses autres enfants sont des espèces d’imbécilles. » (Renseignements fournis par le curé de la paroisse). — Félicie est complètement stérile.
Cette variété de dégénérés a généralement des instincts moins dépravés que les individus appartenant à la descendance des alcoolisés. L’état intellectuel est considérablement diminué, il est vrai, mais ces êtres malheureux sont encore capables de quelques perfectionnements. Victoire et Félicie ont appris à lire assez passablement, et elles ont montré assez de discernement pour pouvoir faire leur première communion. — Un caractère, qui est commun aux dégénérés de cette catégorie, est un état d’affaiblissement général de l’intelligence, sans que l’on puisse remarquer chez eux aucun de ces faits de dispositions natives exceptionnelles et d’aptitudes singulières que l’on a remarqués chez quelques enfants dépourvus d’intelligence et de discernement. M. Voisin a désigné ces enfants sous le nom de génies 'partiels. Ces sortes de dispositions congénitales, ces aptitudes innées, qui n’ont pas été mises’en relief par l’éducation, se retrouvent parfois chez les descendants de parents aliénés, qui eux-mêmes se sont signalés par quelques facultés exceptionnelles et surtout par une grande prédominance de la mémoire. J’ai appelé l’attention sur ce fait dans mon travail sur les caractères de l'hérédité des maladies nerveuses : « C’est instinctivement que quelques-uns calculent, retiennent un air de musique , dessinent, font preuve d’une mémoire prodigieuse Mais ces mêmes individus qui sont l’expression la plus
saisissante de la dégénérescence, par suite de transmissions héréditaires complexes, n’inventent rien, ne perfectionnent rien ; ils sont purement instinctifs (p. 14 ). »