LE TESTAMENT A ROME TESTAMENT TRIPARTITE
En 439 Théodose 11 et Valentinien 111, fondant ensemble les formalités des différents testaments romains, créèrent le testament tripartite. Les Institutes (!) décrivent minutieusement ce nouveau mode de tester. Nous uv ferons que reproduire cette description : ‘‘Mais peu à peu la fusion du droit civil et du droit prétorien ayant été opérée par la coutume et les constitutions impériales, il fut établi que le testament se ferait en un seul et même temps, ce qui était exigé par le droit civil —avec la subscription de sept témoins, ce qui avait été exigé par les constiiutions impériales —et avec les cachets de sept témoins en vertu de l’édit du préteur. De sorte que le droit qui régit ce testament est tripartite ; la présence des témoins et la confection du testament en un seul contexte viennent du droit civil, les subscriptions du testa-
teur et des témoins dérivent des constitutions impériales, les cachets et le nombre des témoins viennent de l'édit du prêteur(2).” 11 n’est pas nécessaire que le testateur écrive lui même ses dernières volontés. Les Institutes () exigeaient que le nom de l'héritier fut écrit de la main du testateur ou des témoins, mais le chapitre 9 de la Nouvelle 119 de Justin al-ogea cette disposition.
Les testaments nuncupatif et tripartite, auxquels il faudrait joindre le testament olographe, reconnu par Valentinien III, mais écarté par Justinien, sont des formes de testament privé ; il y a encore des formes d’actes publics. (a) Testament apud acta conditum et (b) Testamentum principi oblatum.
QG) Liv. Il, tit. X. 8.
(2) Trad. Bonjean, Explication des Inst. I p. 653. (3) Liv. IL lit. X,4.
(a) 11 remonte à une constitution de Théodose et d'Honorius de 413, au Code, et consiste dans une déclaration de volonté faite, soit devant un magistrat judiciaire, soit devant les autorités municipales. On dresse acte de la déclaration et Je procès verbal vaut comme testament (1).
(b) Le testateur confiait ses dernières intentions à la garde du prince ; elles devaient par ce fait même, être dignes du respect de tous. (On trouve ce testament mentionné dans une constitution de Théodose et d'Honorius de 413 au Code.