‹ De la forme des testaments [microforme]Chapitre 24 sur 149 · DIPLOMATIQUE · texte numérisé non relu

DIPLOMATIQUE

Les testaments sous seing privé et mystiques débutent tonjours par une invocation Pieuse. Quant aux testaments par acte public ils commencent toujours par la for-

mule que nous avons reproduite plus haut.—Puis, dans tous les actes, viennent des considérations sur l'incertitude des choses humaines, la mort inévitable mais dont il est impossible de prévoir l'heure.

Quelques testateurs décrivent longuement la tombe qu'ils veulent avoir ou l'endroit qu'ils ont choisi pour leur sépulture: Test. de Guillaume de Chamborand, 22 février 1400 No. 5, P- 295; test. de Renaud de Trie, No. 18 p. 417 : de Jeanne la Héronne, poissonnière d'eau douce, 20 aout 1109, No. 39 P- 1484; d'Adam de Beaudribosc, No. 43 p. 589 : de Denys de Mauroi, 16 Oct. 1411 No. 34 D. 528.—D'autres indiquent l'inscription qu'ils veulent avoir sur leur pierre tumulaire : test. de Jean de Neuilly- Saint-Front, chanoine de Notre Dame de Paris et Archidiacre de Soissons (No. T p. 304).—Une autre particularité de ce testament c'est de nous montrer, grâce aux nombreux legs de volumes qu'il contient, ce qu'était la bibliothèque d'un érudit de ce temps-là.—

Nous ne rencontrons que très rarement la clause codicillaire. No. 5. p. 295 ; test. de Jean de Coiffy, notaire et secrétaire du roi, chanoine de Reims, No. 3 p. 362; test. de Jean Blondel, avocat au Parlement de Paris, 3 juillet 1404, No. 15 p. 3K1.

La plupart des testaments du Moyen Age font preuve chez leurs auteurs d'une grande humilité. Ainsi en 996 Richard Sans Peur, duc de Normandie, voulait ‘‘ ètre enseveli devant l'huys de l'Eglise afin d'être conculqué de tous les entrants dans l'Eglise." (!) Pierre d'Aligny, seigneur de Grésigny ‘‘recommande son âme à Dieu, laisse la charoigne et la charenasse de son corps aux vers et à la terre. (*) ‘* En revanche un seigneur de la maison du Châtelet, mort vers 12N0, faisait creuser son tombeau dans un des pilliers de l'Eglise de Neufchateau et ordonnait d'y placer son corps debout, ‘‘afin que les vilains ne lui marchassent pas sur le ventre " (*).

Les testament des recueils de Robert, Tuetey, Molard, etc. témoignent tous en faveur de cette humilité des testateurs d'alors.

XVIe. XVIle. ET PREMIERE PARTIE DU XVIIIe. SIECLE.—

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