‹ De la foudre (volume 2)Chapitre 49 sur 198 · mm · texte numérisé non relu

mm

ov. 1755.

oût 1769.

uin 1775.

liai 1782. ; illet 1783. i loût 1783, i liai 1785. mai 1790.

uin 1807.

-pt. 1808.

illet i826.

vrier 1829.

illet 1852.

obre 1856.

illet 1852,

ig

Milan.

Maliues.

Boude.

Ziirich.

Ziirich.

Marorame.

Brescia,

lie Saint-SecoiK

Sumatra .

Glogau.

(]arpentras.

M-ilaga.

Tanger.

Erfurt.

Luxembourg.

Venise.

Navarin.

Dum-Dum .

Mazagon.

Maubeuge .

hilippc de Carth

lie d'Araagria.

Bayonne.

Cherbourg.

Rhodes (ville)

Béthune.

Sll

crc.

' Il

il"

Italie.

Belgique.

Suisse.

Suisse.

France.

Italie, rès de Yenis

Gcéanie.

Silésie prus.

France.

Espagne.

Maroc.

Allemagne.

Italie.

Grèce .

nies orientale

Frajice.

France, poudrières. - [le de Rhodes

France.

1 en n

(73 CAj O-

li SJ «

-D >r}^^>ri^ % ^ %

V5 ^cn en en ,^ en j^. j^ j^ -^ {^ p, pg ^^j jj^ ^ î=] >? M -^ feé)^ KWl=l

tt!

MWt?3

fiai

S2.ÎS.S2.

•5 2Î.-5 V-ë >ë >5 ES. î£. ^£. ï. «. 2. 2. 2. 2;.H. ï. o ^. o ï. o 2. ^^. ^2:;. fi s Iff g § ■gg§§Si20gg«§?g:-ê§g

s' oÇooo i" S' ^.* S^" ' *

^ j. . = -. w .-" ai; 95 Cfî!

Cfj c/3 on

w'tjj'jimihwiTiwm ifiminm^m'iummin

ssajMîooîistogfts S*'££2S — Se

2' ^^^2'^'S'5!^SSSSSS^SSe/îSSr5 5;^S

5 » S 5 5 3 -T:? TS 'C! •« ■« TT! -15 T3 >« 3 'T5 "^ "ji "te >^ -^ "=3 -^ -S

^^ r<.i!i.rt-ïiïil35asa5ii5a5fi3»a3as?i-a5'^s'''^a'S^!"»

2^9 22g2SSS25S52Sg2SSS33S52

i iiiiifllffilsfgfflêlllgg

o tj o •-; ;^' ;:> o ^ ;^ c, p p o ^ çs ^ ç^ çt 4.

dans cette catastrophe. — Ambroise Paré (^^ liv. des Playes) donna des soins à plusieurs blessés. Suivant Rosero, l'explosion fut si terrible , che si pensarono essere arrivati alla fine del mondo (1).

Gonti (2) rapporte la chute de la foudre sur le magasin à poudre de Boude, en 1582.

L'échec de Boude attrista encore les esprits des Turcs comme pronostic de calamités prochaines; la foudre étant tombée sur les approvisionnements de poudre, les flammes s'élancèrent tout à coup en si grande quantité et causèrent des dégâts tels que non-seulement la forteresse sauta en l'air, mais qu'il en fut de même de plusieurs édifices et de plusieurs maisons particulières.

En 1652, le Gilsturm à Zurich fut atteint par la foudre; il contenait 423 quintaux de poudre ; l'explosion fut terrible et causa d'effroyables dégâts.

Le 18 août 1769, au matin, la foudre tomba sur la tour de Saint-Nazaire à Brescia. Cette tour reposait sur un magasin souterrain qui contenait 1,038,000 kilogrammes de poudre appartenant à la république de Venise. Cette immense masse de poudre prit feu en même temps. La tour de Saint-Nazaire, lancée tout entière dans les airs, retomba comme une pluie de pierres. On en trouva des débris à d'énormes distances. Un canon de 24 fut porté à un mille et demi du lieu oii il était placé. La sixième partie des édifices de la belle cité de Brescia fut renversée ou écrasée; le reste était fort ébranlé et menaçait ruine : 3,000 personnes pirirent. Le dégât matériel s'éleva à 16 millions de francs.

En mars 1782, la foudre fit sauter le magasin à poudre du fort Mariborough à Sumatra. Ce magasin contenait 400 barils de poudre qui prirent feu (3).

Le 1*^^ juillet 1783, vers 4 heuresdu soir, la foudre tomba à Carpentras sur l'ancien lazaret; elle mit le feu à du bois et à plusieurs quintaux de poudre ; l'explosion tua 5 personnes et en blessa 15 autres.

(i) Relazione univers, di Giov. Botero. Venise, t. I, p. 53 (1640).

(2) Historié de suoi tempi, part, ii, L 27.

(3) Hisior. of Sumatra.

Le 18 août 1783, la foudre mit le feu aux poudres qui se trouvaient alors dans le naagasin de Malaga ; l'édifice fut renversé. La ville tout entière aurait certainement eu le même sort si quelque temps auparavant elle n'avait obtenu que la plus grande partie des poudres fût tranportée dans des magasins éloignés.

Le 4 mai 1783, la foudre mit le feu au magasin à poudre lu Tanger. Le magasin et la plupart des maisons environnantes furent renversés.

Le 28 mai 1790, la foudre tomba vers 8 heures et 1/2 dn soir sur la grande tour du fort de Pétersberg à Erfurt. Quelques minutes après, on vit des étincelles en sortir sans interruption, puis bientôt, semblables à un volcan, les étincelles de cette tour sautèrent avec un bruit terrible en répandant une odeur insupportable; le fracas et le grondement ! lurèrent une demi-heure. Le magasin qui prit feu ne contelait pas, il est vrai, de provisions de poudre; mais 4,21 2 grelades chargées; 15,000 grenades vides disparurent. Le feu ; ivait pris également à une grande quantité de poix résine, ■ le salpêtre, de soufre et de torches (1).

Le 26 juin 1807 la foudre fit sauter à 11 heures et 1/2 I lu matin, un magasin à poudre de Luxembourg très-solidenent bâti jadis sur le roc par les Espagnols et qui contenait Drès de 13,000 kilogrammes de poudre. 11 périt une tren- ! :aine de personnes. Plus de 200 furent mutilées ou grièvement blessées. La ville basse (le Grûnd) était un monceau ' le ruines. On trouva à près d'un lieue de distance de trèsgrosses pierres du magasin que l'explosion y avait lancées.

Le 9 septembre 1808, la foudre tomba sur un magasin de munitions du fort Saint- Andréa- del-Lido à Venise et le fit sauter. L'explosion détruisit complètement une caserne, une chapelle adjacente, un mur de la demi-lune et endommagea beaucoup la caserne où logeaient les canonniers.

En novembre 1829 un magasin à poudre, à Navarin, atteint par le météore, fit explosion (Amiral Rosamel).

(1) Hamilton, Extrait d'un écrit du conseiller Litchenherg.

aSI EFFETS DE LA FOUDRE SUR LA FuUDUE

Dans ces dernières années, il y a eu dans les Indes orientales deux explosions de celle nature, savoir : celle d'un magasin à Dum-Dum, et celle d'un grenoir à Mazagon. Ces deux établissements étaient dépourvus de paratonnerres (S. Harris).

Le 6 octobre 1856, à 4 heures de l'après-midi, au milieu d'un orage terrible, la foudre pénétrait dans les caveaux de l'ancienne église Saint-Jean à Rhodes, et mettait le feu à une quantité de poudre qu'on évalue approximativement à 3500 quintaux turcs. 4 à 500 personnes perdirent la vie dans cette catastrophe. La relation de la Presse cV Orient du 14 novembre 1856 à laquelle nous empruntons ce court récit ne dit pas si l'ancienne cathédrale des chevaliers de Rhodes était armée d'un paratonnerre.

En étudiant les effets de la foudre sur les navires, nous citons 3 bàtimenis qui ont sauté parce que la foudre avait mis le feu aux poudres (i).

Le 5 juillet 1862, la foudre est tombée en gerbe de feu sur le paratonnerre d'un magasin à poudre, à Béthune^ sans causer le moindre dégât et sans que le paratonnerre portât trace du passage de la foudre. L'eau du puits avait une hauteur de 76 centimètres et la commission académique a fait ressortir toute l'importance de cette hauteur (2).

Chute de la foudre sur des magasins à poudre sans explosion^ — La foudre a plusieurs fois frappé des magasins à poudre f sans y mettre le feu ; dans quelques cas, elle n'en a pas moins causé des dégâts considérables.

En 1557, un violent orage éclata sur Zurich, frappa îe Gûsturm, et l'on vit s'élever une épaisse vapeur qui effraya les habitants ; pourtant la masse de poudre ne prit pas feu (Scheuchzer).

Le 5 novembre '1755, la foudre tomba à trois quarts de lieue de Rouen, sur le magasin à poudre de Maromme, fendit une des poutres du toit, réduisit en petites parcelles

(1) Voyez Navires. Explosion des magasins à poudre, p. 343.

(2) Comptes rendîis, t. LV, p. 131-268 (1862).

% tonneaux remplis de poudre, sans y mpttre le feu. liÇs magasins renfermaient 800 de ces tonnes.

La même chose arriva, le 11 juin 1775, dans l'île de Saint- Second, près Venise.

La foudre tomba en 1801 à bord du Gibraltar, y fracassa plusieurs boîtes de mitraille, sous lesquelles se trouvaient 400 barils de poudre.

Dans d'autres cas, la foudre a suivi le paratonnerre, c'est ce qui arriva à Glogau (Silésie). Le paratonnerre resta intact, mais une sentinelle placée près de là fut étourdie du coup et . perdit connaissance pendant quelque temps (1). i A Saint-Philippe de Carthagène, la foudre fondit 5 à 6 pouces de la tige du paratonnerre, brisa en plusieurs endroits la chaîne conductrice, et descendit dans le puits où aboutissait le conducteur : le magasin resta intact (Beyer).

En juillet 1788, la foudre frappa le paratonnerre du magasin à poudre de l'île d'Amagria et n'y causa aucun dommage (Bugge).

A Maubeuge, la foudre suivit le paratonnerre, mais renversa un factionnaire qui resta sans connaissance pendant 2 heures (2).

A Bayonne, la foudre suivit aussi le conducteur, mais elle endommagea un angle du bâtiment.

Pendant la nuit de 11 au 12 juillet 1852 la foudre frappa, à Cherbourg, le paratonnerre du nouveau fort des Flamands encore en construction. La pointe en platine fut arrachée, et [l'on a dit à M. Liais, que pendant le même orage le météore était tombé huit fois sur les paratonnerres de la poudrière du Nord, peu éloignée de plusieurs navires qui furent éga- : liment atteints (3),

Effets sur les petites quantités de poudre. -^

Si des effets de la foudre sur d'énormes masses de poudre,

nous passons à ceux du météore sur les petites quantités de

I cgtte matière inflammable, nous remarquons le même phéno-

(1) Journal de Rozier, XXII, p. 477.

(2) Mém. de l'Acad. de Bruxelles, IV, p. 537 (1826).

(3) Comptes rendus de VAcad. des se, XXXV, p. 3S2.

mène que nous avons déjà signalé. Tantôt, en effet, le courant électrique enflamme la poudre. Ainsi, un rayon fulminant mit le feu à 2 poires à poudre à bord de la Topaze et à 28 cornes de poudre à amorce à bord du Thunderer : cette dernière explosion blessa 7 hommes ei 1 mousse.

D'autres fois la poudre ne s'enflamme pas dans le voisinage ou peut-être sous le contact même du courant électrique comme nous allons en citer quelques exemples :

On voit dans l'arsenal de Dresde une poire à poudre dont l'étincelle a légèrement brûlé la chaîne sans que la poudre ait pris feu (Keyster, Guden).

Lorsque en juillet 1767 la foudre tomba sur deux maisons, situées rue Plumet, entre autres effets, elle pénétra dans une caisse pleine d'ustensiles de fer, les altéra pour la plupart et y laissa des marques de fusion, et cependant elle ne mit pas le feu à une demi-livre de poudre à canon qui était dans la même caisse, contenue dans une poire ouverte (Rigaud).

Le 29 décembre 1833, dans la nuit, îa foudre atteignit la maison du gardien d'un phare près de Holy-Kead et y produisit d'énormes dégâts ; deux personnes y furent blessées, et, chose remarquable, le seul objet qui ne fut pas touché fut un coffre contenant quelques douzaines de gargousses à signaux, dont la combustion eût infaiUiblement détruit la maison et fait périr les habitants (1).

GiJden rapporte que pendant l'été de 1753, le tonnerre tomba, à Hanovre, sur la maison d'un bijoutier. Le fluide électrique fondit les carreaux de vitre d'une fenêtre, passa sur une assiette dans laquelle il y avait 2 livres de poudre, et n'y mit pas le feu.

La foudre tomba sur la frégate anglaise la Dédale, à la Jamaïque, en 1809, renversa sans connaissance une partie de l'équipage, et mit le feu à la très-petite quantité de poudre qui se trouvait alors dans un magasin (2).

En résumé nous voyons :

l'' Que l'étincelle foudroyante enflamme directement la poudre.

(1) Nauik. Mag., t. III, p. 521.

(2) Arago, Notice, p. 487.

2° Qu'elle l'enflamme dans quelques cas par l'intermédiaire \ du bois ou d'autres corps combustibles auxquels elle met le feu;

3° Que souvent elle peut atteindre la poudre elle-même sans y mettre le feu ; ce dernier résultat se rapproche de celui que donnent nos machines qui enflamment ou n'enflamment pas la poudre suivant qu'on la place dans telle ou telle condition.

Quelques auteurs ont prétendu que si la foudre n'enflamme pas la poudre, c'est que dans certains cas le rayon foudroyant est froid (kalter strahl), ou bien qu'un rayon d'eau (w^asser strahl) suit le rayon chaud et éteint le feu qu'il occasionne f ; Ces idées n'ont aucune preuve qui les accrédite. D'après ; M. Sturgeon, il faut attribuer l'inflammation ou la non-inflammation de la poudre par le courant électrique à la différence : dans la durée de ce courant. C'est ainsi qu'un fer chauffé au rouge ne détermine pas l'inflammation d'un corps combustible qu'il ne fait que toucher un instant, et l'enflamme au contraire, si le contact est suffisamment prolongé. Qu'on ralentisse donc la vitesse de la décharge et qu'on prolonge ainsi son action sur la poudre, elle prend feu. M. Sturgeon a • vu en effet qu'en faisant passer la décharge à travers un corps médiocrement conducteur, comme la soie et le papier légèrement humectés l'inflammation avait toujours lieu, même avec de petites bouteilles de Leyde. Quand il employait un gros fil imbibé d'eau il n'y avait plus inflammation. Mais elle avait lieu s'il exprimait une partie de l'eau contenue dans le fil, et il s'assura que ce résultat ne tenait point à une modification de l'électricité qui traverse un corps peu conducteur.

Il faut aussi se rappeler que la poudre est un corps assez bon conducteur, et qu'il faut un certain temps pour qu'un contact brûlant l'enflamme. Le fulminate de mercure brûle si vite, que recouvert de poudre il en projette une grande quantité sans l'enflammer. M. du Moncel a fait quelques expériences sur ce sujet (1).

(1) Comptes rendus de V Académie des Sciences, 1853.

Sestieu. I , f 5

Page 1