ART. 1. — ATTITUDE DU CADAVRE
I I. — De la mort debout. — Nous avons déjà bien des fois fait remarquer que le cadavre des foudroyés est trouvé plus ou moins loin de l'endroit oii l'accident a eu lieu. Mais plus ordinairement l'homme ou l'animal foudroyé s^affaisse à l'endroit où la foudre le frappe, et alors, en général, rien ne témoigne dans sa situation, ni sur le sol, qu'il y ait eu lutte ou agonie même de peu d'instants, ce qui n'est pas sans importance au point de vue médico-légal.
Une jeune fille fut trouvée le visage et le ventre contre terre, et les bras n'étaient pas portés en avant comme on l'observe dans les chutes qui ont donné à l'instinct le temps d'agir (Régnier).
Dans l'accident d'Everdon, on trouve au contraire qu'un des quatre individus tués s'est débattu, car il fut trouvé sur le dos hors du fossé où il avait été frappé (Waliis).
On a vu aussi un cheval frappé dans son écurie se débattre avant de mourir.
Mais un des effets remarquables de la foudre est de laisser rjiomme ou l'animal dans Vattitude quil avait au moment de l'accident.'
De nombreuses observations sur des hommes tués ou qui ont survécu, et des expériences directes, ont démontré la réalité de ce phénomène. Ainsi, assez souvent on a trouvé le cadavre des foudroyés assis.
Un jeune homme fut foudroyé sur un bateau qui portait l'abbé de Lorraine et sa suite ; on ne s'aperçut de ia mort