ART. 3. — PARALYSIES CONSÉCUTIVES
Nous ne terminerons pas cette étude des principales affections engendrées par la foudre» sans mentionner refficacité que les vésicatoires et rélectricité paraissent avoir eue dans quelques cas de paralysie. Voici d'abord un fait que nous empruntons à Thiden :
Une petite fille, Agée de dix ans, fut frappée par la foudre et tout d'abord la vie parut éteinte en elle. Bientôt cependant l'enfant se ranima ; mais elle était privée de la parole et paralysée du mouvement à gauche. C'est dans cet état que Mayer la vit. Elle avait l'air égaré ; sa langue était mobile. mais plus volumineuse qu'a l'état nprraai. Les bras et les jambes étaient agités de mouvements continuels, les doigts de la main gauche fortement contractés. Le bras gauche était si faible que l'enfant ne put soulever un poids de quatre livres. En marchant, ou plutôt en se traînant, elle imprimait continuellement à son corps un mouvement de rotation d*un quart de cercle vers le côté gauche, qui était le plus faible. — On la soumit à un traitement qui consistait à tirer des étincelles de son corps pendant la durée du bain électrique et à lui donner aussi de légères commotions. Au bout de quarante jours environ de traitement, la guérison était complète. La parole elle-même put être rendue à la malade, mais en dernier lieu.
Dans l'observation suivante, le vésicatoire parait avoir eu une efficacité réelle :
Un individu Agé de 38 ans, accablé d'anciens rhumatismes, portait une chaîne galvanique autour du cou, lorsqu'un jour se trouvant dans sa chambre à lire la gazette, près d'une fenêtre entr'ouverte, il est tout à coup pris de vertiges au moment où le tonnerre éclate : il chancelle, se retient aux meubles qui l'environnent et perd complètement ta vue. Le docteur Henrotay lui trouva, peu de moments après Tarcident, l'air égaré, les yeux ouverts et immobiles, les pupille^ un peu plus dilatées qu'à l'état ordinaire et très-peu mobiles.
AIOTENS INTERNES 03
— Le malade éprouvait de la céphalalgie, des vertiges ; le pouls était lent^ faible et dépressible... Yingt-quatre sangsues furent appliquées en deux fois derrière les oreilles et des sinapismes placés sur les membres inférieurs. — Au bout du second jour, ces moyens n'ayant pas amené d'amélioration sensible, on appliqua un grand vésicatoire à la nuque, etjdès ce moment, un mieux sensible se prononça, à lel point ^ le 6' jour la vue était complètement revenue.
Enfin, Poilroux cite un cas où la paralysie des membres ioférieurs fut heureusement combattue par des vésicatoires sur les mollets et par des frictions sur toute la longueur de la colonne vertébrale avec l'alcali volatil fluor.
De la Prade recommande fortement les vésicatoires.