‹ De la foudreChapitre 118 sur 174 · ART. 4. — MOYENS INTERNES · texte numérisé non relu

ART. 4. — MOYENS INTERNES

Aux moyens que nous venons d'examiner, il sera bon, dans certains cas, d'associer quelques remèdes internes dont le choix dépend d'ailleurs, comme on le comprend, d'une multitude de circonstances. Nous trouvons, sur ce sujet une multitude de prescriptions et de recommandations ; mais nulle part, ou à peu près, nous ne voyons d'observations concluantes. Les uns veulent qu'on s'en tienne aux substances excitantes et toniques, d'autres aux calmants et aux antispasmodiques ; d'autres conseillent les sudorifiques ou bien les acides, ou bien le quinquina, etc. Nous allons rapidement passer en revue les opinions des auteurs les plus recommandables.

Toniques et stimulants, — Vollmar, voulant opérer une dérivation vers l'extérieur, et « provoquer le mouvement des > humeurs vers la peau, » après avoir conseillé les frictions, les bains chauds des extrémités, les lavements de tabac, recommande fortement les cordiaux, les sels volatils, la thériaque, les diverses essences et teintures excitantes ou stimulantes. — Kirling prescrit les cordiaux, les céphaliques et les nervins. « Si l'asphyxié, dit Yan Mons, donne des sigribp

• de vie, on doil à l'instant lui couvrir le corps, en le laissant » toutefois à Tair libre et en continuant de lui administrer « des moyens doucement irritants. On lui fera avaler un peu 9 de vin mêlé avec de Teau froide, une potion tonique dans 1 laquelle on fera entrer de l'esprit de corne de cerf ou de la y> liqueur d'Hoffmann ; on lui chauffera les pieds et les mains; » enfin on lui administrera les divers secours de l'art que » son état peut réclamer. » — Camerarius veut qu'on introduise dans la bouche des cordiaux ou des excitants, tels que la thériaque, Talkermès, l'eau de mélisse avec du vin, l'eau de cannelle, etc. — Une jeune fille que tout le monde regardait comme morte fut ranimée sur-le-champ par deux cuillerées d'eau spiritueuse (Cummeni). — Reimarus, Rosbach, Struve, Richard s'accordent pour recommander les mêmes moyens.

Purgatifs. — Cette classe de médicaments a dû être fréquemment employée, car nous savons déjà que parmi les accidents consécutifs à la fulguration, on trouve assez souvent une constipation plus ou moins opiniâtre ou bien des troubles gastriques assez, marqués. Aussi, dans bon nombre de cas, les purgatifs, et surtout le sulfate de soude, ont-ils ét^ mis en usage et avec succès contre ces accidents. Dans unf observation rapportée par Godfrey, il a fallu recourir au? drastiques qui seuls peuvent triompher de l'inactivité du cana intestinal. — Fabrice de Hilden proscrit les purgatifs, mai non absolument': il excepte le cas de circonstances parti culières.

Calmants, antispasmodiques. — Ces deux sortes de remèdes conseillées par plusieurs auteurs, n'ont été que peu employées du moins nous n'en avons trouvé que de rares exemples: en core ne contiennent-ils pas le moindre détail. Il est cepen dant plus que probable que l'opium ou les antispasmodiqui habilement maniés pourraient être fort utiles dans certain cas spéciaux.

Sudori/iques. — Kirling, Camerarius, etc., rccororoandeii les sudorifiques dans le but de débarrasser le sang des priii cipes délétères que la fulguration peut y avoir laissés. Ra|»|H Ions à ce propos combien les sueurs ont été avantageuse

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