‹ De la foudreChapitre 119 sur 174 · MOYENS INTERNES · texte numérisé non relu

MOYENS INTERNES

dans les cas que nous avons cités en étudiant Tempoisonnement par la foudre.

Alcalis. — C'est dans ces mêmes cas que le docteur Gaultier de Claubry avait employé l'ammoniaque et le sous-carbonate de potasse. Nous avons dit alors que le chlore et les chlorures alcalins sont infmiment préférables.

Quinquina. — L'écorce du Pérou a été conseillée par Hoffmann, pour combattre la gangrène, fortifier les nerfs, corriger les mouvements désordonnés. Chez un individu, cité par Montferrat, des accidents qui survinrent plusieurs jours de suite furent combattus avec succès par le sulfate de quinine.

Vomitifs. — Les vomitifs ont été quelquefois utiles contre des phénomènes bilieux qui avaient résisté aux purgatifs; nous avons cité un fait de ce genre à propos de la saignée. Nous croyons que c'est à peu près le seul cas où l'on doive en faire usage. Il ne faut pas oublier, en effet, que ces agents ébranlent fortement l'organisme et pourraient être dangereux chez des malheureux dont la vie ne tient qu'à un âl.

Enfin les acides, les antiseptiques, etc., ont été aussi recommandes; mais ils sont d'une utilité tellement secondaire que nous ne nous y arrêterons pas. — Nfais nous mentionnerons la strychnine qui, dans un cas de mouvements convulsifs accompagnés de paralysies partielles, a produit d'excellents résultats. M. Girault, auteur de cette observation, l'avait fait absorber par la conjonctive.

Quant à nous, nous pensons que les indications peuvent être très-variées et que, par suite, les médications peuvent varier de même. Il n'est donc pas possible de recommander l'une d'elles à l'exclusion des autres. Cependant nous ferons remarquer que les toniques et les excitants, par leur action propre, conviennent parfaitement pour achever de ranimer les individus au sortir de l'état de mort apparente et pour accélérer chez eux le retour des forces, à moins cependant qu'il n'y ait menace de congestion cérébrale.

Du reste, les états morbides consécutifs à la fulguration et n'offrant pas de danger immédiat comme l'état de mort appâtante, n'ont rien qui leur soit spécial et le médecin saura tou-

jours appliquer à chaque cas le remède qui lui convient. Nous ne nous étendrons donc pas davantage sur ce siijel.

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