‹ De la foudreChapitre 120 sur 174 · ART. 5 — TRAITEMENT DES LÉSIONS EXTERNES · texte numérisé non relu

ART. 5 — TRAITEMENT DES LÉSIONS EXTERNES

Nous avons vu que les lésions extérieures produites par la foudre n'avaient aucun caractère spécial» si ce n'est peut-être leur étendue ou leur multiplicité. Elles n'ont même pas cette malignité, cette tendance à la gangrène que leur attribuaient divers auteurs. Van Mons, entre autres. Le traitement sera donc exactement le même que si les lésions avaient été produites par toute autre cause. Nous le résumerons en quelques mots.

k . Brûlures. — S'il n'y a que de la rougeur, on calmera la douleur par des applications froides souvent renouvelées; les liqueurs très-volatiles, par le froid qu'elles produisent en se vaporisant, les liquides astringents, l'encre^ entre autres, par leur action propre et par leur température, rendent également de grands services. — S'il y a. des phlyctènes, on les percera, en évitant autant que possible que l'épiderme ne se détache, et on emploiera les mêmes moyens que précédemment, auxquels on peut joindre le cérat saturné. Mais on retirera de grands avantages de l'emploi du coton cardé appliqué immédiatement sur la brûlure et maintenu en place jusqu à ce qu'il tombe de lui-même. — S'il y a des eschares, on aura surtout à combattre la réaction générale et l'abondance de la suppuration, c Une saignée, dit M. Nélaton, est quelque- » fois avantageuse au début, lorsque cette réaction menace » de dépasser les limites ordinaires de son intensité. Le ré- » gime sera sévère dans les premiers jours; il deviendra en- » suite modérément tonique. Le traitement local consiste » dans l'application d'une couche de charpie molle enduite » de cérat et soutenue par un bandage doux, renouvelé ma- » tin et soir. Les granulations souvent exubérantes doivent » être réprimées par la cautérisation avec l'azotate d'argent > fondu; ici, une brûlure artificielle est opposée à une brûlure

BËSUMÉ DU TRAtTElIflNT 417

» acddeotelle. La première réprime et régularise le travail » réparateur de la seconde. »

Enfin, on surveillera de près la cicatrisation, afin qu'elle o'eDtralne pas de difformités consécutives.

B. Plaie$. — Le traitement local des plaies est très-simple : régulariser, s'il y a lieu, les surfaces, panser avec la charpie enduite de cérat, réprimer avec l'azotate d'argent fondu leiubérance des bourgeons charnus, voilà à peu près en {Doi il consiste, sauf le cas d'accidents particuliers. Quant aa traitement général, il sera proportionné à l'intensité de la réaction. — Cependant, nous ne pouvons passer sous sileDce la méthode du docteur J. Guyot. Ce médecin a proposé, pour le traitement des plaies en général, de les maintenir dans une température constante de 36^ centigrades. Cette méthode a déjà donné de très-beaux résultats.

On comprend que nous ne nous étendions pas davantage sur le traitement des lésions extérieures; nous ne parlerons dooc ni des fractures, ni des luxations, etc. On trouvera, dans les ouvrages spéciaux, beaucoup plus de notions que nous Q'en pourrions donner ici.

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