RÉSUMÉ DU TRAITEMENT
de tout son pouvoir ce retour à la vie, en continuant pendant quelque temps encore, mais avec plus de ménagement, les moyens qui ont obtenu ce résultat. On se hâtera, aussitôt que ce sera possible, de faire avaler quelques gouttes d'un cordial quelconque, du vin vieux, de l'alcoolat de mélisse, etc. On fera également de douces frictions sur le creux de Tes- (omac.
Stimuler l'énergie vitele et la soutenir, voilà l'indication >]ull faut remplir; c'est vers ce but que tendent les mameuvres que nous venons d'énumérer. Là doit se borner la médication active, quand il n'y a pas de symptômes de réaction trop vive. Mais s*il y a menace de congestion cérébrale, (ce qu'il ne faudrait pas confondre avec la réaction salutaire et inévitable, mais modérée, qui suit l'asphyxie et la syncope), on devrait pratiquer une saignée de 400 à 500 grammes pour un adulte ; si elle ne suffisait pas, on appliquerait des sangsues derrière les oreilles et, au besoin, on répéterait la saignée. D'ailleurs, on devrait ici se conduire d'après les principes qui dirigent le traitement ordinaire de cette maladie.
Nous en dirons autant pour les accidents de congestion pulmonaire, s'ils ne cèdent pas à une première saignée. Quant aux affections si variées qui peuvent survenir à la suite de la fulguration, elles seront également combattues par les moyens ordinaires. Mais nous signalerons l'utilité des chlorures et des hypochlorites lorsqu'il s'agit de cette espèce d empoisonnement sulfureux dont nous avons parlé.
Nous rappellerons aussi, à propos des paralysies, les avantages qu'ont procurés, dans certains cas, les vésicatoires, i électricité et la strychnine. Enfin, quant aux lésions extérieures, nous recommanderons fortement de tonifier le malade par des moyens généraux et par des moyens locaux, afin d'éviter les gangrènes si promptes à se produire.
B. Des moyens de se gamntir des effets de la frayeur pendant les orages. — Nous empruntons à Van Mons les excellents préceptes qui suivent.
Il n'y a d'autre moyen de prévenir les effets de la frayeur que quelques personnes éprouvent à l'approche et pendant
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Texplosion d'un orage que de distraire ces personnes à reffel de les détourner de l'objet de leur inquiétude.
Pour y parvenir et les rassurer sur le danger, on les fera se réfugier, lorsque ce sera possible, sous l'abri préservateur d'un paratonnerre.
A défaut de cet abri, on tâchera, par des conversations amenées à propos, de diminuer à leurs yeux le danger de l'orage présent et des orages en général. On insinuera que ceux qui ont été frappés de la foudre l'ont été par leur faute et par défaut de précautions, et que la presque totalité de ceux-là même n'ont été que peu ou point lésés.
Enfin on parlera, lorsque le cas a lieu, de Téloignement de l'orage et on le prouvera par l'intervalle entre l'apparition de l'éclair et le bruit de la foudre.
La défense de sonner les cloches a beaucoup diminué les alarmes auxquelles les personnes craintives se livraient pendant les orages.
La musique peut aussi opérer une diversion d'autant plus favorable que, en même temps qu'elle éveille un sentimenl de courage qui fait surmonter la peur, elle étouffe le bruit du tonnerre qui effraye singulièrement les personnes d'une conh plexion nerveuse.
Il serait encore fort utile d'empêcher, surtout pendant la nuit, que la lueur de l'éclair ne pénétrât dans l'appartement des personnes intimidées par l'orage; à cet effet, on éclairera suffisamment l'appartement par des bougies ou par tout autre moyen, et la personne peureuse se placera de manière à ne pas voir les croisées.