‹ De la foudreChapitre 17 sur 174 · SUR LES APPAREILS SENSORIAUX 4M · texte numérisé non relu

SUR LES APPAREILS SENSORIAUX 4M

Me, imme a elle, avait perdu la vue de Vœil gauche. Eo FeoÉBot devant un miroir, elle y vit très-distinctement nadie blanch&tre, obturant complètement la prunelle; énrfa pendant dix ans dans cet état. C'est alors que le totrRivaud-Landran la vit et ne put obtenir d'elle qu'elle f flssàt opérer.

Sfkû M. Bivaud, la cataracte par fulguration serait due ii&d)ranlement d'où résulterait la rupture des attaches du nstallin et des vaisseaux qui le nourrissent, et comme con*» #»flce son opacité. N'y aurait-il pas plutôt une action ptysido-chimique ? C'est le cas de rappeler qu'en 4844, le toenrKrussel d'Helsingfors annonça avoir produit sur des ^smm, à l'aide du pâle négatif, des cataractes qu'il pou- ^t dissoudre avec le pôle positif. H disait aussi avoir dissous 3) cinq minutes, au moyen du pôle positif d'une pile, une cata* '^ grise, qu'un oculiste de Sieiint-Pétersbourg avait déclarée Bitre pas opérable. Nous rappellerons que M. le docteur Edm. Morin a démontré que l'albumine était coagulée par ^ courant électrique sans subir de changement dans sa ^position ; une coagulation directe du cristallin est donc Mbie, bien qu'il n'y ait pas ici lieu d'aflBrmer que les ^i^oses se passent réellement de cette façon.

i VI. -— De la cécité par fulguration. *-* Une

^té plus ou moins prolongée est souvent le résultat des ^tirerses affections qu^ nous venons d'étudier. Il ne nous ^ plus maintenant pour arriver à un résultat statistique, ¥^ signaler plusieurs observations de foudroiement dans Quelles, faute de détails, nous ne pouvons saisir au juste ^ eaase de la perte de la vue.

Une vieille femme, atteinte par la foudre, resta trois jours privée de la vue ; alors elle commença à distinguer les objets t'aies directement devant ses yeux ; mais elle ne pouvait h remuer qu'avec douleur (Richard).

Une femme fut tout à coup aveuglée par la foudre et '^coQvra la vue quelques jours après (P. Clare). Bertholon ^te aa cas semblable.

La finidre qui, le 8 juin 4747, tomba dans l'église des

m EFFETS DE I4A FOUDRE

6ffan()&-»Augiistin8i à Paris, parcourut le chœur et brûla le lourdls d'un enfant de 8 ans, qui fut pendant 8 jours priv de la vue (1).

Uo individu qui s'était trouvé dans le voisinage d'u enfant tué par la foudre resta sourd et aveugle pendant se|] semaines (Bergman).

Le gardien d'un phare en Angleterre fut brûlé par I foudre et resta privé de la vue pendant quelque temps : i la recouvra à la longue» mais elle resta toiyours faible.

Si nous résumons maintenant l'état de nos connaissance: aur la cécité par fulguration et si nous laissons de côté ui grand nombre de foudroyés qui n'ont perdu la vue que pon dant quelques instants, ou pendant quelques minutes, nou trouvons 14 cas de cécité par fulguration. Ces cas étant le seuls de notre nombreuse collection, nous considérons h eé^ité comme un accident assez rare de la fulguration.

Sur huit cas, avec indication de la cause de la cécité, nou^ trouvons six fois la sensibilité excessive de la rétine ou U jpthotopbobie et deux fois seulement l'amaurose. Dans Ic^ six autres cas, où faute de détails, la cause de la cécité nou; est restée inconnue, nous pouvons cependant affirmer» i cause du peu de durée de l'affection, qu'il ne s'agissait pa< de cataracte.

Sur ces 14 aiyets aveuglés par la foudre, nous signalons 8 enfants» 3 jeune^ gens et 0 adultes ou vieillards ; nousi voyons en outre que cette cécité a duré :

Trds]otin t fols

Cinq à lix jMts 8 -*-*

Plwievrt jourt 5 -^

Vingt joan I —

Sept 8emaiiiefl.« 1 ••

Trois mois. *•••.. i —

Sepi mois 1 ^

La durée a donc été de 3 jours à 1 mois dix ibis, et de 7 semaines à 7 mois, trois (bis seulement. £t remarquons que l'homme qui resta sept mois aveugle ne reçut que vers la tin

(1) AbW Poncetet. la nature âam la formation au tonnerre, p. 105. Paru

SUR LES APPAREILS SENSORIAUX i91

An ? MIS des secours qui fhrent couronnés d'un plein

b eécité produite par fulguration est donc généralement

itsBrtJb durée ; nous ne connaissons pas d'exemple de cécité

Bat persisté pendant plusieurs années.

la second du navire américain le Visconsin fut aveuglé par

ifnàre pmdant un orage terrible, et ne recouvra pas la

'œ. Mais la relation ne dit pas depuis combien de temps

tore cette cécité (1).

f Vn. — Altération de la cornée tranaparenté. — iioqu'à présent, l'opacité de la cornée transparente n'a été conatat^ que chez les animaux et fanmédiatement après TiceideDt.

Elle est due sans doute à l'action locale du fluide électri* qoe sor la cornée; dans quelques cas» elle est eertainement h conséquence de la brûlure de la eomée ; mais m ne sau^ lait toujoars invoquer cette cause.

PriesUey, Galitzin ont cité des observations d'opacité de la coraée obtenue par des expériences directes sur des chiens^ des poulœ, des pigeons.

ART. 2. — ACTION DE LA FOUDHE SUR Jl'oUIE.

Les personnes près desquelles la foudre vient de tomber éprouvent souvent à l'instant même des bourdonnemefUSf des Wuissements, une sensation semblable à celle que produisent des peupliers agités par le vent y des tirUemenis ou des retentis* sements analogues à celui qui accompagne le choc d'un verre.

Ces sensations affectent le plus ordinairement les deux oreilles à la fois, plus rarement une seule; leur durée est de quelques minutes, et même de plusieurs jours.

Le même phénomène a été aussi plusieurs fois observé chez d'autres personnes au moment où elles reprenaient leur*^ sens, après avoir perdu connaissance pendant un temps plus ou moins long.

(I) Maml. unit,, 17 mai 1886.

I3f EFFETS DE LA FOUDRE

Chez les premières, les tintements et les bourdonnements peuvent être attribua en grande partie au fracas du ton-nerre ; mais la même explication ne peut s'appliquer aux secondes, qui le plus souvent sont tomJ[)ée8 sans avoir rien vu, rien entendu.

La sensation d'un choc violetU dans l'oreille a été accusée par quelques personnes; Tune d'elles, citée par Beard , éprouva depuis la même sensation à chaque coup de ton* nerre.

II n'est pas rare que l'homme soumis à l'influence directe ou indirecte de la foudre perde /'otite en partie. Cette dureté primitive de l'ouïe n'a guère duré que quelques jours au plus chez les individus dont nous analysons les observations.

Mais assez souvent les foudroyés sont atteints de swrdiié^ Le phénomène exige un examen détaillé.

Nous n'avons trouvé dans notre collection que ii cas de surdité complète occasionnée par la foudre; il est assez eu* rieux que ce nombre soit le même pour la cécité. Cette circonstance pourrait porter à croire que les individus aveuglés par la foudre ont été en même temps privés de l'ouïe ; il n'en est rien cependant, car tous les sujets dont il est question dans ces deux catégories sont différents, un seul excepté, qui resta sourd et aveugle pendant sept semaines. Il est même remarquable que parmi tous les sujets qui ont éprouvé seulement de la dureté de l'ouïe ; nous ne trouvons aucun de ceux qui ont été aveuglés par l'étincelle. Ces faits, dont le nombre est assez considérable pour avoir quelque valeur, démontrent l'indépendance dont la vue et l'ouïe jouissent l'une à l'égard de l'autre. '

Parmi les 14 sujets privés de l'ouïe, nous ne trouvons pas un seul enfant; nous connaissons, au contraire, deux enfants aveuglés par la foudre.

Sur onze cas, où la durée de la surdité complète a été plus ou moins exactement déterminée, nous trouvons qu'elle a été de :

^ . Quelqiiei moments f fois.

Qnelqmi henrai I —

QoelqttMjovn ••* S -*

Page 1