SUB LES APPAREILS SENSORIAUX
* Sept i huit jours I fois.
Sept semaines^ i —
Six mois 2 —
Quelques mois 9 —
ijoatoDS qu'un matelot paratt être resté sourd depuis son indent; il Tétait du moins au moment où a'été dose TobienratioD qui le concerne.
Aucune de nos observations ne constate une surdité qui aurait persisté pendant toute la vie du sujet.
Le retour de VovHe se fait, en général, d'une manière gradoelie; il aurait été subit dans le cas suivant. Borelli (1) dit avoir vu un homme et une femme qui, rendus sourds par le bmit du tonnerre, ont, au bout de six mois et contre tout espoir, recouvré subitement la faculté d'entendre, après avoir éprouvé une sorte de craquement dans l'oreille. Il attribue ce phéoooiène au départ subit des humeurs qui obstruaient l'organe.
La surdité par foudroiement est due à Faction variée de la décharge électrique sur les centres nerveux et sur les nerfs muiitifs eux-mêmes, ou peut-être aussi aux filets nerveux de la caisse du tympan.
L'oblitération subite du pavillon de la trompe d'Eustache en serait-elle quelquefois la cause? L'observation précédente de Borelli semblerait devoir le faire soupçonner. Le feu électrique, qui parfois atteint les fosses nasales, la bouche, le pharynx et le larynx, agirait-il alors plus particulièrement sur te trompe d'Eustache? Mais, sur ce point comme sur d'autres, nous attendons de nouvelles observations.
Quant à la rupture de la membrane du tympan, on sait qu'elle n'atteint presque jamais qu'une seule oreille, et que à eOe occasionne parfois de la surdité de ce côté, le malade peut entendre de l'autre. D'ailleurs, elle n'a été que très-rarement constatée chez les foudroyés. Nous en citerons plus tard deux ou trois exemples signalés sur le cadavre; pour ce qui concerne l'homme vivant, nous n'en connaissons encore qu'un seul cas bien constaté.
)a4 GFySTS DE hH FOUDRE
Un charretier, blessé par la foudre lors du terrible orage qui s'abattit sur Paris le 30 juin 1834, fut transporté à l'Hôtel-Dieu, où il ne tarda pas à se rétablir de sa paralysie et de ses blessures.
Le 4 juillet, en se mouchant, il s'aperçut pour la première fois que l'air sortait par son oreille gauche, et le 5, à la visite, après l'avoir engagé à fermer le nez et la bouche el à gonfler les joues, on entendit Tair sortir en sifflant à travers la membrane du tympan ; la main sentait le courant d'air qui se produisait ainsi ; le malade affirma qu'il n'en était pas aiûsi avant l'accident, que toutefois il avait ressenti depuis deux jours un léger tintement dans cette oreille, tintement qui se produisait encore lorsqu'il chassait l'air par l'oreille. L'ouïe de ce côté était plus faible que du côté droit; d'ailleurs, point d'écoulement de pus ou de sérosité, pas de douleur; on appliqua un bourdonnet de charpie dans l'oreille, afin de tenter le recollement de la membrane du tympan, en évitant le passage de l'air* Mais le malade ne voulut pas s'astreindre à l'emploi de ce moyen. Bientôt il sortit de THôtel-Dieu.
ET SUR l'odorat.
Trois personnes citées par Mouutaine, Gastillier et Gaul tier de Glaubry, atteintes directement par la foudre, ont accusé, une fois revenues à elles, une saveur de soufre et d'hydrogène sulfuré dans la bouche el dans la gorge. Deux autres personnes qui se trouvaient dans la sphère d'activité de b foudre, mais qui ne furent pas directement atteintes, ont éprouvé la même sensation. Une jeune fille garda cette saveur sulfureuse pendant 48 heures. (Ludwig.) Une autre jeune fille, à genoux sur le marchepied de l'autel d'une église, ne fut point frappée, mais pendant plusieurs jours il lui sembla qu^elle avalait de la fumée de soufre et de bitume.
La femme citée par Gaultier de Claubry, et qui se plaignait du goût d'hydrogène sulfuré, rendit, le lendemain de raciM-
SUR IilB AP^ARBILS &EN60I11AUX III
èHi^èi Mites et dei urinet qui iféptndaient te mtm àia»*
^éktoidcaiion par la foudre.) An Doterons ici l'odeur sulfarsuBe qu'un grand nombrs
èpBfsonnes ont perçue lorsque la foudre est tombée dans
bv laîsinage, ou lorsque» directement frappéeSi elles ont
im leurs sens et remnrquô l'odeur de leurs vêtements.
km signalerons plus loin la brûlure de la muqueuse des «ses nasales constatée chez les animaux « et jamais cbei !)OBune. On conçoit combien une pareille lésion modifierait idl&ction.
Rîtter affirme qu'outre l'envie d'élemuer et le ebatouill»iûeDt, il se développe au pôle positif une odeur acide, au pMe ségatif une odeur ammoniacale, oomme s'il y avait décomposition d'un sel ammoniacal.
Yslentin dit que celte sensation manque souvent; Wagner n'a pas pu la produire. M. Longet a fait plusieurs fois passer •ies courants électriques dans ses fosses nasales ; il a éprouvé un picotement vif dans la pituitaire, aveo sécrétion abondante de larmes, mais sans perception d'odeur.
Pfatf et de Humboldt (1) avaient échoué dans des tenta* Ihres analogues.
Nous ne ferons que citer. l'odeur phosphorée et même d'aotres sensations olfactives qu'ont notées quelques obser* îateurs.
tBT. 4« — ACTION DE LA FOUDRE SUR LA PHONATION
£T l'articulation DES SONS.
La voix etia parole reçoivent souvent de graves atteintes de l'explosion électrique directe ou à distance.
Si certains foudroyés en rovenant à eux, ont seulement la voix sourde et gémissante, si d'autros ne parlent d'abord qu'en balbutiant, on n'articulent qu'imparfaitement et avec une ^nde difDculté, il en est aussi dont les organes de la pbo^ nation et de la j[>arole sont beaucoup plus gravement affsctéa.
ii) Expér. iur U gciwaime, p. 3i0. . . . .
êm EFrSTS DE LA FOUDRE
IjM uv» par exemple, perdent la voix, tout en conservant 1 faculté d'articuler les très-faibles sons qu'ils émettent encore d'autres, au contraire, perdent la faculté d'articuler tout e conservant la voix ; d'autres enfin, perdent à la fois ces deu facultés, ou bien, dans une phase de leur guérison, retrou vent la voix, mais non point encore la parole.
Il est à remarquer que souvent alors les oignes de h déglutition, si intimement liés à ceux de la voix et de h parole, sont en môme temps plus ou moins affectés.
Les phénomènes dont nous parlons ont une durée trèsvariable, de quelques heures à quelques jours ; ils se prolongent parfois pendant des mois et des années.
La guérison peut être subite : nous citerons en particuliei un cas où l'excessive frayeur causée par un orage redonni subitement la parole à une personne qui l'avait perdue pIu' sieurs mois auparavant, au moment de la fulguration.
Quant à la cause intime de ces phénomènes, nous invoquerons, suivant les circonstances, la nature des symptômes concomitants etrétat physique des parties; tantôt /npara/ysi^, tantôt le spatme et la contraction tétanique des muscles qui président à la production et à l'articulation des sons.
Parmi les observations que nous avons examinées et qui nous paraissent dignes d'une mention particulière, il en est qui, tout en spécifiant le mutisme et la perte de la parole, ne nous font pas connaître cependant si ces phénomènes dépendaient d'une aphonie ou de la perte de la faculté d'articuler ; ainsi, une jeune personne observée par le docteur Tournier, de Besançon, fut atteinte d'un mutisme complet à la suite d'un coup de tonnerre, sans présenter d'ailleurs aucune lésion extérieure ni aucune altération des facultés intellectuelles : ce mutisme durait déjà depuis plusieurs jours lorsque le fait fut publié.
Un officier du génie, cité par Âckermann, se tenait à Rendsburg, l'épaule droite appuyée contre un pilier, lorsqu'il fiit légèrement blessé par la foudre et renversé à quelques pas de là. Après un quart d'heure, il revint à lui, mais il ne pouvait niparler ni avaler : cependant, trois semaines après, il était parfaitement guéri.
SUR LIS APPAREILS SENSORIAUX i37
Asi^port de Lami, un jeune homme fut tellement saisi
park^Bsage d'une trombe fulminante^ qu'il en perdit la
ptRi; il en mourut quelques jours après. mmie presque complète, avec conservation de la faculté
isaaitr^ a pu être observée.
ItlQ septembre 1845, vers deux heures de l'après-midi,
^^fire tomba sur une maison du village de Salagnac (Creuse).