‹ De la foudreChapitre 19 sur 174 · L. âgé de 30 ans, grand, bien constitué, doué d'une · texte numérisé non relu

L. âgé de 30 ans, grand, bien constitué, doué d'une

i!te Toix de bassé-^taille, fut renversé par la foudre. Il se y^ quelques instants après comme un homme ivre et iippé d'aphonie. Le docteur Masiieurat-Lagémard arriva /ai <fe temps après ; il observa au-dessus de l'œil droit une petite tache de la dimension d'une lentille, semblable à ^ qu'aurait produite l'application d'un fer rouge ; sur le -ios du oez il y avait deux rainures privées d'épiderme. U : y avait aucune autre lésion, et de douleur nulle part, et >)artant B... pouvait à peine se faire entendre. Le lendemain a Toix prit un peu plus d'intensité, en restant aiguë et che- ^rnUnte ; peu à peu elle s'améliora ; et au bout de huit jours :iie était redevenue normale. Il n'y avait ni rougeur ni douair dans le pharynx, dans le larynx, même à la pression ; il ^anblait au malade qu'il avait besoin de faire un grand effort P@ar émettre les quelques sons imparfaits qu'il pouvait sodnier.

L'auteur de cette observation avoue lui-même qu'il ne ^rait fournir aucune explication valable des faits qu'elle n^oferme.

Desjardins a cité un fait d'aphonie par foudroiement qui iorait encore treize jours après l'accident ; mais le matelot, 9jet de cette observation, ne pouvait émettre aucun son. I^ le cas suivant, Taphonie qui, du reste, n'a été qu'appa- 'titte, a reconnu une tout autre cause.

Un homme, cité par Maccaulay, éprouva, bientôt après le ibodroiement, une douleur aiguë dans le côté droit ; lorsqu'il voulait parler, cette douleur devenait si vive, que le blessé, pour ne pas la développer, évitait avec le i^lus grand soin k parier, aussi paraissait-il avoir perdu la voix; bientôt la iixôear ayant disparu, le malade put parler librement.

La perte de la faculté d'articuler les sons, en d*autres termes, la perte de la parole, a peut-être existé seule chez le sujet suivant :

Une petite fille de dix ans, citée par Mayer, ayant été frappée de la foudre, resta pendant assez longtemps hémiplégique et privée de la parole ; phénomène que l'auteur attribue à la paralysie de la langue ; l'emploi de l'électricité lui fit retrouver les mouvements et la parole .

La perte simultanée de la voix et de la faculté d'articuler des sons très-faibles et très*voilés nous parait avoir eu lieu dans le cas suivant :

Un jeune homme de quatorze ans, terrifié par un violent coup de tonnerre, resta muet. 4 Sa langue, dit Troostwyk, était lâche et détendue, les muscles qui dirigent la partie supérieure de la trachée étaient paralysés, la déglutition était fort difficile, et le malade ne pouvait ni rire, ni pleurer, ni donner aucun son. 9 II fut guéri par rapplication de l'électricité.

L'observation qui suit est du plus haut intérêt : nous y voyons le foudroyé perdre la voix et la parole, et plus tard hi voix revenir, mais sans la faculté de l'articuler.

Le matelot Brown, foudroyé à bord du Comftrtafi, après être resté pendant quelque temps froid, sans pouls, et dan s un état tétanique, reprit bientôt sa chaleur et s'endormit profondément. A son réveil, on constata qu'il avait perdu lu vue, par suite de la paralysie des nerfe optiques et des muscles élévateurs des paupières. (Voyez Vision.) Mais lai ne se bornaient pas les tristes suites de son accident; on reconnut en effet que ce malheureux avait perdu compléter ment tusage de la parole, et que la déglutition était très-^ difficile; il accusait des douleurs dans la tête, dans les orbite h et dans le larynx. Ces dernières augmentèrent au point quel toute déglutition devint impossible et que le malade ne pou h vait prendre aucune nourriture, quoique son appétit fût bon , L'épine dorsale était douloureuse au moindre mouvement, e I la mâchoire inférieure ne se mouvait qu'avec peine. La langu <; qui paraissait beaucoup plus petite qu'à l'état normal, étaî I rétractée dans l'arrière^-bouche et ses mouvements élaien I

Page 1