‹ De la foudreChapitre 21 sur 174 · SCTB LES APPAREILS DE LA YIE ORGANIQUE · texte numérisé non relu

SCTB LES APPAREILS DE LA YIE ORGANIQUE

littsaivant est plus intéressant encore, parce qu'il s^est

pftàichez deux personnes en santé. •

I^j-fcmière fois que Winkler (1) reçut la décharge de la

kfi&ie de Leyde, il éprouva de grandes convulsions dans

^K corps; Il elle lui mit le sang dans une agitation si

''rieole qu'il craignit d'être attaqué d'une fièvre chaude...

j% sentit aussi la tête pesante, comme s'il y eût eu une

pierre dessus. . . Cette expérience lui causa deux fois, dit-il,

iàfaijnetnent au nez, auquel il n'était pas sujet ; sa femme,

sprèsune pareille commotion, saigna également au nez. »

^ examinerons plus tard si les plaies faites par la

^^ saignent ou ne saignent pas. Disons seulement qu'on

^>Ti lescaatères que portait un individu frappé de la foudre,

^eoir te siège d'une hémorrhagie d'alUeut^ peu abondante;

^ fluide électrique ne paraissait pas cependant les avoir

îîleiDts (de Quatrefages.)

Nous attirerons plus tard aussi l'iattention sur lin cas ^gulier d'hémorrhagie spontanée survenue régulièrement ''^ les huit jours, pendant plusieurs semaines de suite, à l^heure où la fulguration avait eu lieu et avait occasionné une Messnre, siège de cette hémorrhagie.

Mais revenons au^ phénomènes relatife A te circulation, qUi conviennent immédiatement ou pea de temps après la ftil^- ^^, et examinons en particulier le pouls, la ehaleulr et la mr.

An moment de l'accident, les foudroyés présentent en ^éral un état de collapsus et de Refroidissement qui peut '^f plusieurs heures ; alors, le pouls est tantôt petit, presse imperceptible ; tantôt mou et facilement dépressible; Nqurfbis, avec ces caractères, il est fréquent, mais le plus ^M d'une remarquable lenteur. Parfois aussi il est petit, ^^rmillent et comme convulsif ; chez deux sujets cités par 'Schimer et Parkinson, à peine sentait-on le pouls radial, ^cependant il était très-appréciable, lent, régulier et même '^al aux carotides.

^ inëme temps la température du corps est au-dessous de

^0 l'rMey» Hkt. iê l^élêOrkm, tradae., p. 104.

itô ACTION DE LA FOUDRE

la moyenne, froide, et même glacée, surtout aux extrémités, et la sueur, quand elle existe, est froide et visqueuse.

A cet état de dépression succède, au bout d'un temps variable, souvent de quelques heures, une réaction plus ou moins vive et prolongée, alors le pouls est fréquent, dur e t plein ; la chaleur s'élève graduellement et devient brûlante et une sueur copieuse inonde parfois le malade. Une circonstance fort curieuse à noter ici est Vodeur sulfureuse que cette sueur répand chez quelques sujets. (Voir Intoxication par lu ffiudre.)

Cependant la fièvre se calme bientôt cl fait place au sommeil, à moins qu'elle ne soit entretenue et aggravée ou reproduite par les brûlures et les blessures de la surface du corps ou par l'apparition de quelques phlegmasies intenses.

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