M EXAMEN EXTÉRIEUR DU CADAVRE
oeasivement froid.. G6 froid et celte raideur obaervéft dans quelques cas auraient simulé la congélation.
Cependant on a cité quelques cas où la chaleur se serait conservée assez longtemps.
Ainsi : chez un soldat tué par la foudre à bord du Gooi- Hope^ et qui ne présenta pas de rigidité cadavérique, la chaleur du corps se serait conservée pendant un temps considérable (Pétrie).
Le corps d'un iiomme tué à bord du Wasp, ie 40 janvier 1814, serait resté chaud pendant deupc jeun. Il est vrai que cela se passait dans le golfe de Floride, où la température est très^levée à cette époque de Tannée (1).
Le 29 septembre 1772, vers deux heures de la nuit, à Harrowgate, un homme fut tué par la foudre dans sa propre maison ; on ne le mit dans le cercueil que ie 1^ octobre au soir, c'est-à^ire 40 heures environ après sa mort, et cependant, même alors, le cadavre n'était pas encore froid (Kirbshaw). Mais on ne dit pas si le corps, placé sur un lit, n*y aurait pas éUS chargé de couvertures. Aussi Tobservation suivante nous offre, sous ce rapport, un haut intérêt.
Dans la nuit du 10 au 11 décembre 1840, la foudre tomba à bord de la Bellone^ naviguant dans le canal de Rhodes; un canonnier fut tué sur le coup. Or, malgré la rigueur d'une nuit d'hiver, et bien qu'enveloppé d'une simple toile, dans un local presque ouvert (chambre du gaillard d'avant), le cadavre conserva sa chaleur pendant un temps inaccoutumé, en sorte que, treize heures après Tévénement, il était encore chaud (2).(Minonzio.)