‹ De la foudreChapitre 40 sur 174 · SO · texte numérisé non relu

SO

5* — 4* — 18 minutes.

Maintenant, ajoute BrownSéquard, si nous tenon compte de ceci, que la durée de la rigidité cadavérique s trouve,chezle troisième animal électrisé» quatre-vingts foi ce qu'elle est chez le quatrième, tandis que le courant n* guère été que deux fois plus fo^t dans le dernier cas <|u dans le précédent, n'cst-il pas infiniment probable qiK

ROIDEUR CADATËRIQUE 327

iTaetiDo de la foudre, qui est considérablement supérieure à » noire plus forte action électro- magnétique, devra réduire la » rigidité cadavérique à une durée de quelques secondes au

* plus, ou même à une fraction de seconde? En outre, comme »réiectro-magnétisme, en augmentant de force, hftte d'au- •tant plus l'apparition de la rigidité, à ce point qu'entre les •lieux derniers cas cités, il y a la différence de 7 à 60 mi- 'SQtes, ne doit-on pas admettre que la rigidité chez les foudroyés subvient aussitôt après la mort? Les convulsions ou

' mieux la roideur tétaniforme, si prodigieusement fortes et ' ^ promptement terminées, que la foudre engendre, ne doi« 'veot-elles pas être suivies immédiatement par une rigidité 'très-Faible et terminée incontinent? >

S'il en est ainsi , on conçoit que la rigidité cadavérique dsseêtre absolument nulle chez l'homme et chez les animaux

«idroyés. Mais entre la possibilité et la constatation positive k fait, il existe une grande différence. Or, nous le demanbs, où sont les observations qui démontrent que la rigidité ^davérique ait tout à fait manqué chez les foudroyés? Pour aotre part, nous ne trouvons dans notre collection que les vivantes :

Le dimanche 47 septembre 4780, un violent orage éclata ^ East-Bourn et atteignit la maison de James Adair ; un coder et un valet de pied y furent tués ; or, dans la relation lœ James Adair et Brereton donnèrent de cet accident, nous trouvons le passage suivant : t II est à remarquer que quoique

* les corps des deux domestiques restèrent sans être ense-

* velis du dimanche au mardi,, tous leurs membres étaient •aussi flexibles que ceux des personnes vivantes. »

Bullmann, en décrivant l'état du cadavre d'un jeune tome foudroyé, dit que le tronc et les membres étaient bauds et souples, ce qui, ajoute-t-il, est ordinairement le ^ chez les personnes tuées par la foudre.

Ud soldat fut tué par la foudre à bord du Good-hope, au lïiois de juillet, vers 35« 40' de latitude sud, et 44® longitude est. Les muscles, dit Pétrie, ne se roidirent pas et la putréfaction se montra rapidement.

Crome rapporte qu'en 4772, à Eimbeck, un vieillard et sa

il8 EXAMEN EXTÉRIEUR DU CADAVRE

fille furent tués dans leur chambre ; leurs corps étaient extraordinairement mous et flasques, particulièrement la cuisse gauche du vieillard, et les membres droits de la jeune fillc.

Le 24 août 4842, à (Ile (Pyrénées-Orientales,) un enfant de neuf ans fut tué par la foudre ; les muscles conservèrent leur souplesse (abbé Chapsal).

Comme ces observations, les seules que nous puissions citer, n'indiquent pas à quel moment on constata la flaccidité des membres, il ne faut pas conclure rigoureusement que la roideur cadavérique a été absolument nulle. En résumé, sur les seize observations dans lesquelles nous avons vu mentionnée la roideur ou Fabsence de la roideur cadavérique. nous trouvons que la roideur a été observée dix fois, et a manqué ou n'a pas été constatée six fois.

Page 1