Celle qui traverse la poitrine obliquement
t. Celte qui ft*appe la (été en diverses directions, excepté
^crticslttnent
i88 PRONOSTIC ET STATISTIQUE
Quant à la déchaîne qui atteint la partie inférieure ( rabdomea ou les membres inférieurs , elle n'est pas mo telle.
Herbert et Steiglehner ont confirmé la plupart de ces e périences, mais en indiquant de plus la décharge dirigée < derrière de la tête au sacrum comme promptement mo telle.
Garmoy dit pourtant que ses expériences l'ont conduit regarder les décharges qui passent par le bas-ventre comn aussi dangereuses que celles qui atteignent la tête.
§ V. — Pronostic suivant la forme et la dir6< tlon de la foudre. — Nous ne savons rien de précis si le pronostic suivant la forme et la direction de la foudre voici sur ce sujet les idées des anciens.
€ Les Étrusques, dit Pline, assurent encore que les foudn 1» qui ont lieu au solstice d'hiver jaillissent du sein de » terre. Ils les nomment infernales et les regardent comme l » pliis funestes et les plus exécrables^ ainsi que le sont touli i les choses qui viennent de la terre et non des astres, et qu » par conséquent, tiennent à une nature plus voisine ( » nous et en proie à plus de désordres. Il y en a une preu^ » évidente, c'est que toutes les foudres qui tombent des n i gions supérieures suivent une ligne oblique, tandis qi 1 celles qu'on nomme terrestres suivent une direction pe » pendiculaire (1).
L'histoire de la foudre ascendante que nous avons trnc< dans la première partie semblerait faire regarder ses effe sur l'homme comme plus funestes que ceux de la foudre de cendante ; mais les cas bien étudiés ne sont pas suflisan ment nombreux pour ne laisser aucun doute sur ce point.
c L'Étrusque Arruns lisait l'avenir dans la direction à » foudres (2). »
(1) Pline, HUî, nat,, liy. 11^ ch. lui. Voir 1. 1, Foudre (uemdanU.
(%) Lucain» PhanaU, Ut. 1, ▼. 583.
Pour connaître les divers noms donnés par les Romains à la fondre si Tant une foule de circonstances, de lieux, de directions, de couleurs... ^t<^> ^' sultet l'Encyclopédie de Diderot et de d'Alemberl. Article Fwdrt (Mytboiofi'
DIVERSES OUfiSTIONS DE PRONOSTIC
Séoèque nous a laissé les diverses interprétatioQS auxquelles donnaient lieu les formes variées de la foudre (1). Mais les raisons qu'il en donne n'ont aucune valeur scientifique, nous ne pouvons donc en tenir un compte sérieux.
Cicéron lui-même réfute les superstitions de ses contemporains à l'égard de la foudre. < Jupiter ayant tonné, lancé la
> foudre, il n'a pas été permis de tenir les comices du peuple < romain. C'est {jleut-être une affaire de gouvernement. On
* a voulu que les comices pussent être entravés par certaines
> causes. Aussi l'éclair n'est-il un mauvais signe que pour » les comices, et quand il parait à gauche, on le regarde
• comme un auspice excellent pour toutes les autres af- ' faires ^). »
§ VI. — Pronostic suivant Texamen des lésions extérieures en général. — Abstraction faite de leur siège sur telle ou telle région du corps, la gravité, d'ailleurs très-variable des lésions extérieures produites par la foudre, n'exerce pas en général une grande influence sur l'issue heureuse ou funeste de la fulguration. Que ces blessures soient en elles-mêmes légères, graves ou très-graves, la mortalité ne s'éloigne pas beaucoup du tiers des individus foudroyés.
Voici les faits sur lesquels se fonde cette assertion : Sur 327 personnes frappées par la foudre et atteintes de lésions extérieures assez complètement décrites pour que nous ayons pu en apprécier la gravité, 227 ont survécu et 100 sont mortes, c'est-à-dire que la mortalité a été de 30,5 p. 100. Si nous recherchons plus particulièrement la mortalité dans ses rapports avec la gravité apparente des lésions extérieures, gravité que nous distinguons à trois degrés et dont nous avons indiqué les caractères, nous trouvons les résultats suivants :
(1) Séoèque. Queslions naturelles, liv. II, ) XXXII et XXXIII et XUU k L. (S) Cicéron. De ladivinaiion, liv. I, ch. lui.
Andiat hœc Genitor qui fœdera fnlmine saneit.
Endide, tiT. XII, V. 901.
SmiBa 11—19
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