L. -Fractures observées chez les aniznaux
"te docteur Holroyd rapporte qu'en 1833, un cheval eut
"fde brisée par la foudre ; devenu inutile, on le tua peu
^ On trouva les muscles qui couvraient l'omoplate tout
iùl désorganises, très-mous et d'une couleur foncée,
»ant l'assertion de Ck)ssali, un chien foudroyé eut les os
Ls faits suivants seraient analogues à ceux qui, dit-on, 'sient été plusieurs fois observés chez l'homme; lisseraient '^ant plus remarquables que des fractures comminutives
■sgrand nombre d'os auraient simultanément existé chez .^eurs animaux frappés par le môme coup de foudre.
^ 1838, un violent orage ayant éclaté sur les environs de ^S«c, plusieurs bœufs, au rapport de Diemerbroeck, fu- ^i tués dans les prairies et eurent les os brisés, < boves ^^^ assibus confractis, occisi mnt, •
En mai 1718, dans la Marche de Priegnitz, dit Hano- ^•8s, huit brebis furent tuées par la foudre ; on ne put s'en ^if comme aliment, parce que tous les os avaient été bri- ^«immedans un mortier et que les fragments s'en étaient ■^«iusdans les chairs. « Omnia earum ossa, veluti mortario ^^wim confwa et per omnem camem ita dispersa ut edi non
l^oaécanisme de ces diverses fractures est sans doute va- ^'^; il nous parait que parfois, la décharge électrique, •'^'^^ut sur une région circonscrite du corps, en fracturei ^"Fise les os, comme le ferait un coup de bâton ou un '^He massue.
(îuantaux fractures comminutives, qui au dire de quelques ^^t^Ts auraient atteint presque tous les os d'un liomme ou ^^Mniiual, les parties molles étant restées intactes ou du
es EFPÉfS DÉ LA t^OUDRE StJR L^HÔllME
moirts sans lésions apparentes autres que celles qui seraient résultées de la présence nième des esquilles, oïl a cherché à les expliquer en admettant que le système osseux relativement mauvais conducteur, doit éprouver deS désordres bien plus graves que les parties molles correspondantes ; car celles-ci livrent tin passage plus facile au courant électrique.
Quoi qu'il en soit, dans la recherche des causes des fracturés chci les foudroyés, on devra toujours s*àttacher à distinguer avec soin les fractures qui dépendent bien certainement du choc ou du passage de Tétincelle fulgurante, de celles qui peuvent résulter de la chute violente du corps, ou de Tacliort dé quelque corps solide, tel que pierre, bisis ou métal, brusquement détaché ou lancé par l'explosion électrique.
I V. ^i^ Perfbt^àtion des 00. -^ Lorsque nous étudierons les lésions cadavériquesi nous signalerons un cas do perforation du crâne et de la voûte palatine» avec graves désordres de la substance cérébrale interinédiaire. Nous âyoutenms que chez un homme atteint au front par la foudre, on voyait dans cette région» dit Kiessingi un tr&u par lequel sortait la suhtnnce cérébrale.
§ VI. — Ramollissement des os. ~ La foudre at-elle le pouvoir de ramollir les os ?
C'est là une croyance populaire ; mais aucun des faits parvenus à notre connaissance ne prouve qu'elle soit réellement fondée. Il est vrai que le procureur Simiani de Troyes ayant été foudroyé, on vit, dit Richard (1), que tous ses os avaient été comme fondus sans que les chairs eussent été endommagées.
Le docteur Mitié, dans ses Mémoires sur la nature et les propriétés de l'électricité, cite l'observation d'une femme qui fut frappée par la foudre en 1773; lorsqu'on voulut enlever son cadavre, on trouva que ses membres n offraient plus qu'mt masse molle.
Mais ne s*agirait-ii pas» dans ces deux cas, de fractures
(l) Uisl, de Voir, X. VÏM, p. «ÎO.
ET dUR LES ANIMAUX. LÉSIONS 03
miÂ^f OU bien encore n'aurait-on pas été frappé de ia mal» et de la flaccidité du cadavre, phénomène qui n'est (âsacaprès ia fulguration, et que l'on aurait, bien à tort, stirie«ii ramoilissement osseux?
/iïï. ~ Nécrose du crAne. — L'observation que
m iBaos rapportt^, dans les détails seulement qui cou-
«KBt notre 8^|et, est extraite d'une lettre de W. Pétrie (1).
is 13 juillet i 798, vers minuit, la foudre tomba sous la
iffliegiobulîBire sur l'avant du navire Good-Hùpe^ alors dans
« m des Indes, et. atteignit le matelot Steeîman, âgé de
dtBs,6B ce aioflienl occupé à la manoeuvre d'une voile sur
t^aàl d'avant. Lorsqu'on le recueillit, il était plongé dans
sieioseosibiiité complète et paraissait sans vie. Vers la fin
^bouit, il reprit connaissance et se plaignit alors de vives
iobisà la face interne des cuisses et a quelques doigts de
>;ue main, régions qui étaient le siège de brûlures super-
^ies. Le 16, il accusa de l'insensibilité dans une région
^sKirconscrite du pariétal droit, et Ton reconnut que le
•ir chevelu y était déprimé et tout à fait insensible dans
iHeodue d'un dollar (application de compresses imbibées
^^ tâ&lure de myrrhe). Le 17, cette partie prit une teinte
i^oe; le 18, elle était noire, molle et gangrenée; le 19, la
^^grèoe paraissant s'étendre, on pratiqua quelques scarifi-
^H)Qs a son pourtour. Deux jours après, les tissus mortifiés
^Allèrent et laissèrent a découvert une partie du crâne dé-
^lé de péricrâne, de la largeur d'un dollar et comprenant
^ petite partie du pariétal et du frontal, avec la suture
%B)édiaire. La plaie suppura abondamment et ses bords
* couvrirent de bourgeons de bonne nature.
Los nécrosé acquit peu à peu une teinte plus foncée; il
"^ entièrement noir le 7 août; le li» le séquestre de la
Pondeur d'un dollar était tout à fait détaché : on s'assura
f>d ne comprenait que la table externe. Ici s'arrête Tobser-
^^ de W. Pétrie, mais le docteur Searman nous apprend
î<^^e l\ le séquestre fut enlevé et que le blessé se rétablit
•^plétement (voir GtUf^grine).
i' Silbetfsiliiiialeii, t. Vit p. 11K); et Hoopér d'après Scarmaa tn UmâKm •«^iliww,!. li, p. SI.
6i EFFETS DE LA FOUDRE SUR L'HOMME